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1 USA 17 15 7 39
2 AUS 13 8 4 25
3 CHN 5 5 7 17
5 CAN 3 4 3 10
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Canada
Boileau n'a pas dit son dernier mot

 

Myriam Boileau
Myriam Boileau

20 juillet 2005 - Septième à la tour de 10 m aux Jeux olympiques d'Athènes (le meilleur résultat de sa carrière), Myriam Boileau souhaitait connaître un meilleur sort qu'une élimination en demi-finales, mercredi.

Surtout que, pour une fois, toute sa famille, dont son frère Patrick, ex-joueur de la LNH (Pittsburgh et Detroit), avait l'occasion de l'encourager.

Mais un tout petit plongeon en préliminaires a fait basculer les chances de la Québécoise. Un pied posé sur la tour lors de son plongeon en équilibre sur les mains, son quatrième, lui a fait perdre automatiquement deux points de tous les juges. Imaginez, une note de 28 seulement pour un triple périlleux qui l'a fait glisser de la 9e à la 17e place. Les dés étaient déjà joués!

« C'était mission impossible parce que j'ai vraiment fait une belle demi-finale. Mais mon erreur en préliminaires m'a sortie de la finale. D'ailleurs, j'ai eu vraiment de la difficulté avec ce plongeon-là au courant de la semaine. Ça arrive ici (île Sainte-Hélène) que je fais cette erreur-là et, normalement, je ne la fais pas à l'entraînement. Ce matin, je me sentais super bien, c'était super bien parti, mais peut-être que psychologiquement, c'est resté quelque part dans ma tête », a expliqué Boileau après la compétition.

Déception, certes, mais pas vraiment non plus. Parce que la plongeuse ne s'attendait pas à répéter sa performance d'Athènes. Elle l'avoue elle-même: ses études (pour terminer son baccalauréat en service social) ont pris le dessus sur l'entraînement au cours des derniers mois.

« L'école a été ma priorité. Je me suis peut-être entraînée le tiers de ce que j'avais fait l'an dernier pour les Jeux olympiques et je n'ai participé qu'à une compétition internationale (Grand Prix de Chine en mai). Ça a été un choix personnel, je dois l'assumer », a avoué la Montréalaise.

Une battante

Malgré un diplôme en poche et ses 27 ans, pas question pour Boileau d'abandonner la compétition, surtout après avoir réalisé son rêve olympique à sa troisième tentative. Habituée à se battre, elle avait surmonté deux hernies discales en 2002 pour revenir au plus haut niveau. Boileau est encore prête à mettre les bouchées doubles pour rivaliser de nouveau avec les meilleures au monde. Au programme: l'apprentissage de nouveaux sauts.

« C'est sûr que je ne veux pas finir avec une performance comme ça. En septembre, pour redonner un gros "boost" de plongeon, j'ai décidé de ne pas commencer à travailler. Je vais essayer d'apprendre les trois et demi périlleux pour avoir la chance de revenir parmi l'élite mondiale. Si ça va bien, je vais poursuivre jusqu'aux Jeux olympiques de 2008, sinon je vais arrêter après les Jeux du Commonwealth (en mars en Australie).

À compter de septembre, Boileau part donc en mission pour relever un nouveau défi.

« Je vais tout donner pour y arriver », lance-t-elle les yeux brillants, malgré son élimination.

On lui souhaite!