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Njacko Backo

Njacko


Épisode 4 – Ce n’est qu’un au revoir


Je pense que lorsque chacun de nous, les visiteurs, aura tout visionné cela, la réaction sera qu’au Canada nous sommes vraiment chanceux. C’est vraiment gagner la 6/49, de faire partie d’un documentaire aussi grandiose que celui-ci. Parce qu’un documentaire comme celui-ci, je suis sûr que Radio-Canada va le passer et le repasser et le repasser, parce qu’il y a beaucoup de nuances et de simplicité, juste des notions de la vie qu’il faut apprendre. Que ce soit des enfants, que ce soit des adultes, beaucoup apprendront que ce n’est pas nécessaire de se distancier les uns des autres. En travaillant ensemble, par ce biais-là, on peut se respecter et s’aimer.

Lorsqu’on regarde le documentaire, on voit la simplicité de la vie. Et on regarde comment nous vivons dans les grandes villes comme Toronto. Là, c’est la nature, ici, c’est le bruit partout. Oh, man! C’est juste merveilleux de voir le contraste.

Quand Maurice discute des territoires : sur ce sujet, j’aimerais dire que, bien sûr, chacun a le droit de défendre sa terre. La réalité est que nous sommes tous nés sur cette terre, qui était là déjà avant nous. Ce que nous devons comprendre, c’est que cette terre n’appartient à personne, peu importe les frontières qu’on y met. Nous ne sommes que des voyageurs. C’est ce que nous devons apprendre à nos enfants aujourd’hui. Nos enfants, c’est la génération de l’unification, c’est apprendre à se respecter, à s’aimer. Il y aura un temps ici sur Terre où personne n’ira plus se battre pour un terrain, où on va vivre dans la paix.

La fête autour du feu de camp : cette soirée, c’était une soirée magique, même des gens qu’on n’avait pas vus durant le tournage, ils sont venus nous dire au revoir.

À propos des traités : le Canada va de l’avant, on ne peut pas revenir à ce temps ancestral. Après tout ce qui s’est passé, il n’y a plus personne de ces générations qui soit encore vivant. Bien sûr que c’est normal de regarder tout ça. Imagine que tu es un étranger qui arrive quelque part où tu ne connais personne et on ne te connaît pas. Tu dois tout faire pour te défendre. Les colons qui sont arrivés à cette époque, ils devaient faire tout ce qu’ils ont fait pour survivre. C’est eux qui avaient la force. On ne peut plus blâmer personne pour ce qui s’est passé. On peut prier pour que ça ne se reproduise pas. Parce que, quand même, la vie d’aujourd’hui, ce n’est plus celle d’hier. Les écoles résidentielles, les dernières sont fermées, maintenant les gens sont réveillés. Il faut partir de là pour créer un avenir meilleur. La réparation est de connaître les erreurs du passé pour ne pas que ça se reproduise.

Pour guérir dans la vie, il faut accepter les problèmes. La vie sans les problèmes, c’est monotone. Quand tu acceptes les problèmes, la vie t’ouvre les bras.

À la fin de la fête, les gens s’embrassent. Ça, c’est l’amour. C’est vraiment l’amour. L’amour, ça ne s’écrit pas, ça ne se chante pas, ça se vit. L’amour a un parfum qui est unique. Le parfum, ça nous englobe.

Ce que dit June sur la réconciliation, ça, c’est vrai. Très vrai.

Bravo à toute l’équipe! C’est vraiment excellent!