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Njacko Backo

Njacko


Épisode 1 – Kwey bonjour


Première réaction : wow! je suis épaté par les prises de vues faites avec le drone! Cette introduction est magnifique.

J’ai dit dans le documentaire qu’il n’y avait rien de plus précieux que ce que nous étions en train de vivre. C’est toujours vrai aujourd’hui. Beaucoup vont être jaloux de cette occasion que nous avons eue d’être là, de vivre ensemble avec les Wahgoshigs. Rien de plus sublime, de plus beau que ces deux semaines dans ce mini-paradis.

Cette série est arrivée à un très très bon moment, car présentement, au Canada, c’est ce qu’on est en train de vivre, l’ouverture. Le documentaire arrive en plein milieu des pourparlers entre les non-Autochtones et les Autochtones. Ces documentaires vont ouvrir les yeux à des gens comme nous, leur montrer, chez les Premières Nations, des êtres humains qui sont là, les bras ouverts, pour accueillir ceux qui veulent les connaître.

On était là, nous, et on ne savait pas ce que ça allait donner. C’est éducationnel à un niveau supérieur. Il faudrait présenter ces documentaires dans le système scolaire parce que nos enfants aujourd’hui ont besoin de connaître ces réalités. Nos enfants, c’est l’avenir. Pour mieux le bâtir, il faut que nos enfants apprennent ces histoires. C’est un projet très éducationnel, pour les enfants et les adultes. Et pour moi, maintenant, de voir le montage, comment tout ça a été configuré, c’est vraiment de la magie.

La cérémonie du nouveau chef et son conseil de bande : pour ces gens, tout a une signification et tout est relié à la vie spirituelle. Rien n’appartient à personne. La cérémonie, c’est très important, car beaucoup d’entre eux ne connaissent pas leurs propres traditions. À travers cette cérémonie, ils peuvent se rapprocher de leur source. Ils sont en train de se rattraper de la bonne façon.

J’adore les commentaires de notre groupe de visiteurs durant le montage : on nous entend parler et essayer de comprendre ce qui se passe. Je viens d’entendre Vincent parler du côté spirituel qu’il vient de comprendre. J’aimerais ajouter à mon commentaire fait au lac Wahgoshig : une personne qui oublie la valeur de la femme est un être humain perdu.
C’est une bénédiction d’avoir fait partie de ce programme. Ces documentaires, c’est plus que bien, c’est un test pour toute l’humanité, pour que les gens apprennent à vivre ensemble parce qu’on ne peut rien bâtir tout seul.

Mais il ne faut pas qu’on s’attarde à regarder le passé. Le présent et l’avenir sont plus importants, parce qu’on ne retourne pas en arrière. Un enfant, quand il est né, ce n’est pas pour rentrer encore dans le ventre de sa mère. De la façon que beaucoup de chefs autochtones parlent, c’est comme si le monde devait retourner en arrière. Ce documentaire parle de ça : les Autochtones mettent l’accent sur le passé. Les gens sont au courant de ce passé. Si on se met toujours dans le passé, on ne peut pas avancer, et retourner au passé n’est pas possible, car la vie a changé. Dans toutes les civilisations et toutes les cultures, dans tous les peuples, il y a des bonnes et des méchantes personnes, il y a eu des hauts et des bas. Ces aspects négatifs, il faut faire en sorte qu’ils ne se reproduisent plus, qu’on ne refasse pas les mêmes erreurs. Dans le temps présent, l’important c’est de corriger et qu’on ne revive plus les mêmes situations.

La planète est à nous, peu importe où on est, il faut être un bon citoyen. Parce que la Terre nous appartient à nous tous.