1 GER 11 12 6 29
2 USA 9 9 7 25
3 AUT 9 7 7 23
5 CAN 7 10 7 24

Jean-Luc Brassard

Une soirée grandiose

Manon Gilbert

Des Jeux boudés...

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Turin 13:50 • 26 °C

SportsSki alpin

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Description

Depuis les Jeux de Calgary en 1988, le ski alpin, tant masculin que féminin, est divisé en cinq épreuves. Les mêmes règles s'appliquent, sauf pour les parcours féminins qui ont un moins grand nombre de portes et une dénivellation moindre.

L'accent est mis sur la vitesse dans les épreuves de descente et de super géant (super-G), tandis que la technique est de rigueur en slalom et en slalom géant. Comme son nom l'indique, l'épreuve de combiné alpin (descente et slalom) requiert à la fois vitesse et technique.

En descente, le but est d'arriver au bas de la pente le plus rapidement possible tout en maîtrisant les difficultés naturelles du parcours: bosses, faux plats et courbes. C'est la seule épreuve pour laquelle les skieurs ont droit à deux entraînements chronométrés sur le même parcours que celui de la course. Le super-G est le dernier-né des épreuves olympiques. Ses débuts ont eu lieu à Calgary en 1988. Un parcours de super-G comprend un minimum de 35 portes pour les hommes, soit cinq de plus que pour les femmes.

Les épreuves de slalom et de slalom géant comprennent deux manches chronométrées qui sont disputées au cours d'une même journée, mais sur des tracés différents. Le total de temps des deux manches détermine le classement final. La maîtrise technique est particulièrement requise en slalom. Un parcours masculin comporte entre 55 et 75 portes contre 45 à 65 pour un parcours féminin. Un parcours de slalom géant est plus long et l'espacement des portes plus grand qu'en slalom. Leur nombre varie aussi en fonction de la dénivellation totale de la pente. De plus, les virages sont moins abrupts.

Le combiné est l'épreuve originale du ski alpin, la seule à figurer au programme des Jeux olympiques de 1936. Absent du menu olympique de 1952 à 1984 inclusivement, le combiné alpin a été réintroduit à Calgary en 1988. Cette épreuve combine une manche de descente et deux manches de slalom. À Salt Lake City, pour la première fois de l'histoire olympique, les trois manches du combiné étaient disputées le même jour.

À Turin:

Pour chaque épreuve, le vainqueur est le concurrent qui signe le meilleur temps en passant toutes les portes du parcours. Les temps sont exprimés en minutes, secondes et centièmes de seconde.

Pour participer à la descente, les athlètes doivent absolument prendre part aux descentes d’entraînement. Les temps enregistrés lors du dernier entraînement déterminent l’ordre de départ. Le premier s’élance du 30e rang et le 30e part du premier. Les autres suivent selon leur classement.

Pour les autres épreuves, le classement de la Coupe du monde établit l’ordre de départ.

En slalom et en slalom géant, les 15 premiers à l’issue de la première manche voient leur ordre de départ inversé pour la seconde, les autres suivent selon leur classement. Contrairement aux coupes du monde, où seuls les 30 premiers participent à la deuxième manche, tous les participants aux Jeux olympiques complètent les deux étapes. Le skieur avec le temps le plus bas au total des deux manches gagne l'or. Au combiné, le chrono cumulatif de la descente et des deux manches de slalom détermine le champion.


Historique

En moins d'un demi-siècle, le ski alpin est passé d'illustre inconnu et de mouton noir à la plus médiatisée de toutes les disciplines olympiques d'hiver.

Trente ans séparent le triplé d'or du Français Jean-Claude Killy, à Grenoble, et le spectaculaire vol plané de l'Autrichien Hermann Maier, à Nagano. Au cours de cette période, aucune autre discipline n'a su créer autant de héros venant d'autant de pays. On n'a qu'à penser à la Canadienne Nancy Greene, au Suédois Ingemar Stenmark, à l'Allemand Markus Wasmeier, aux Norvégiens Lasse Kjus et Kjetil Andre Aamodt ou à l'Italien Alberto «La Bomba» Tomba.

Dès sa première présence aux Jeux olympiques de Garmisch-Partenkirchen en 1936, le ski alpin a été au centre de nombreuses controverses. L'ambiguïté quant au statut de professionnel ou d'amateur des instructeurs de ski dérangeait les dirigeants du mouvement olympique. Ils tenaient au principe d'amateurisme des jeux.

La tolérance du très rigide président du CIO qu'a été l'Américain Avery Brundage a atteint ses limites en 1972 lorsqu'il a exclu le skieur d'élite autrichien Franz Klammer des Jeux de Sapporo. Son péché: avoir permis que son image soit utilisée dans des messages publicitaires. Le mépris de Brundage pour le «professionnalisme» du ski alpin était tel qu'il aurait totalement exclu cette discipline du programme olympique s'il avait pu.

Le règne de Brundage s'est terminé peu après. Ses successeurs ont mis en branle l'incontournable ouverture du mouvement olympique vers le sport professionnel.

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