DescriptionLe saut est une discipline qui requiert puissance, rapidité, sensibilité, précision, équilibre et concentration.
Les phases essentielles de cette spécialité sont l'élan, l'impulsion, le vol et la réception.
Dans les épreuves individuelles - tremplin normal (90 mètres) et grand tremplin (120 mètres) - chaque sauteur effectue deux envolées. Les résultats représentent le total des points pour la longueur et le style du saut.
Dans l'épreuve par équipes, qui se déroule sur le grand tremplin, les résultats représentent le total des points obtenus après les deux sauts de chacun des quatre concurrents d'une équipe.
L'athlète descend toute la longueur de la piste d'élan et se lance dans le vide pour un vol impressionnant.
L'influence des courants thermiques, la parabole plus ou moins tendue du vol et le sens du vide sont combinés au courage de l'athlète pour déterminer le résultat final du saut. Cinq juges analysent l'élan, l'appel, le vol et la réception pour noter la performance. La note la plus haute et la note la plus basse ne sont pas comptabilisées.
Depuis les Jeux de Salt Lake City, le saut à ski et le combiné nordique sont les seules disciplines à ne pas avoir de volet féminin dans la programmation sportive.
À Turin:
L'ordre de départ est déterminé par les résultats de la dernière Coupe du monde.
Chaque juge base son appréciation sur 20 points, auxquels il retranche les pénalités suivantes: un maximum de 5 points pour chacune des phases de vol et de réception et un maximum de 7 points pour la phase de décélération. HistoriqueLes Norvégiens vouent un respect sans bornes à Sondre Nordheim, l'homme qu'ils appellent le «père du ski moderne». Il a eu une influence majeure sur le ski de fond lorsqu'il a créé la technique du télémark.
Pendant la première moitié du 19e siècle, le saut à ski était une attraction courue dans les nombreux festivals de ski qui se déroulaient en Norvège. Nordheim a poussé cet art vers de nouveaux sommets en inventant une fixation efficace. Il est également l'auteur du premier saut officiellement mesuré en 1860.
Le monopole exercé par les sauteurs norvégiens de 1924 à 1952 est complet. Au cours des six premières éditions des Jeux olympiques d'hiver, ils ont remporté la médaille d'or six fois, celle d'argent cinq fois et celle de bronze trois fois. Par la suite, les sauteurs finlandais, autrichiens et allemands ont comblé leur retard face aux Norvégiens et ont assuré une répartition plus équilibrée des honneurs olympiques.
Jusqu'aux Jeux de 1964, le seul tremplin utilisé était celui de 70 mètres ou le K70. La lettre K désigne le point critique, soit l’endroit où la pente d'atterrissage s'adoucit. À Innsbruck, on a ajouté le K90, dit « grand tremplin ». Le K70 a alors pris le nom de tremplin « normal ». Depuis les Jeux d'Albertville en 1992, le K70 a disparu, le K90 est devenu le tremplin « normal » et le K120 l'a remplacé à titre de « grand tremplin ». InstallationsPragelato
Pragelato accueillera toutes les disciplines du ski nordique: le ski de fond, le saut à ski et le combiné nordique. Le site, divisé en deux sections, se trouve à Val Chisone à 1518 mètres d’altitude au pied du mont Albergian.
Éléments techniques:
Le site de Pragelato (saut à ski) contient pas moins de cinq tremplins: le grand tremplin (120 m), le tremplin normal (90 m), et trois tremplins d'entraînement. Pendant les JO, les installations auront une superficie de 14 000 mètres carrés et pourront accueillir jusqu’à 7500 spectateurs.
Le second, nommé Pragelato Plan, hébergera le ski de fond. Son tracé olympique, situé à une altitude comprise entre 1530 m et 1620 m, pourra accueillir 8000 personnes. Le circuit est constitué de deux anneaux de compétition: le « rouge », d’une longueur de 6,2 km, et le « jaune », d’environ 3,8 km.
Description des installations:
À Pragelato, des structures sont prévues pour les athlètes, la famille olympique, les commanditaires et le public. Un immeuble permanent sera utilisé pour les bureaux et les salles de réunion, les salles pour le personnel, les aires de restauration et la salle de conférence de presse. Le Centre des médias se trouvera dans un bâtiment temporaire.
À Pragelato Plan, les deux tracés sont raccordés en quelques endroits afin de réorganiser les parcours selon des longueurs intermédiaires pour permettre la tenue de toutes les compétitions.
Après les JO, les installations sportives seront utilisées pour des entraînements et des compétitions. Une école de saut à ski pourrait même voir le jour au site de Pragelato, le plus grand d’Italie.
Compétitions:
Du 12 au 26 février (ski de fond)
Du 11 au 20 février (saut à ski)
Du 11 au 21 février (combiné nordique) ChampionsChampions en titre:
Épreuve individuelle K120 (90 m) H: Simon Ammann, Suisse
Épreuve par équipe K120 (90 m) H: Allemagne (Michael Uhrmann, Stephan Hocke, Sven Hannawald, Martin Schmitt)
Épreuve individuelle K90 (70 m) H: Simon Amman, Suisse
Ils ont marqué leur sport:
Aux Jeux olympiques, le Norvégien Birger Ruud a été le premier héros du saut à ski. Aux JO de 1932, 1936 et 1948, il a remporté trois médailles, dont deux d’or. Puis, le Finlandais Matti Nykanen est devenu, à Calgary en 1988, le premier à gagner l’or dans les trois épreuves de saut à ski. Il avait auparavant récolté une médaille d’or et une d’argent à Sarajevo en 1984.
Plus récemment, le Suisse Simon Ammann a causé la surprise des Jeux de Salt Lake City en gagnant l’or aux petit et grand tremplins. Il n’avait jamais remporté une seule épreuve de Coupe du monde au cours de sa carrière avant le début des Jeux.
De nos jours, le saut à ski a un seul nom: Janne Ahonen. Avant lui, le plus grand nombre de victoires en une seule saison de Coupe du monde était de sept. Mais ce Finlandais en a remporté 12 en 2004-2005, en route vers le titre de la Coupe du monde. Toutefois, son palmarès olympique n’a rien d’extraordinaire. À Nagano et à Salt Lake City, il a pris le 4e rang à deux reprises, le 9e rang et… la 37e place. Il a toutefois aidé la Finlande à décrocher l’argent en équipe à Salt Lake City.
Ahonen sera donc l’athlète à suivre à Turin. Mais il devra surveiller dans son rétroviseur le Tchèque Jakub Janda. À sa deuxième année sur le circuit, il a déjà remporté quatre des sept épreuves cette saison…
Du côté canadien, les quatre jeunes sauteurs, âgés entre 16 et 21 ans, vont à Turin pour l'expérience, en prévision des Jeux de Vancouver.
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