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Rediffusion RC dimanche 14h et RDI dimanche 20h
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Vidéastes autochtones

Pères du Nord / Plan Nord de Réal Junior Leblanc

Je m'appelle Réal Junior Leblanc. Je suis de la nation innue, jeune père de trois enfants. Poète et cinéaste à mes heures, je suis un artiste dans le coeur. Je me considère comme un guerrier qui est né à la mauvaise époque! Vers l'âge de 17 ans, je suis parti du nid familial pour découvrir le monde. J'ai vécu pendant 10 ans à Québec, où j'ai découvert le grand fossé qui nous séparait, nous et les non-Autochtones. J'étais en colère et j'ai su à l'instant même ce que je voulais faire plus tard. Je voulais défendre mon peuple et mes futurs enfants.

Je savais au fond de mon coeur que ça allait être un grand défi d'être accepté parmi les miens à cause de mon nom de famille (Leblanc). J'ai appris ma langue de peine et de misère, mais ça prouvait à tous à quel point j'aimais ma nation. Déjà, très jeune, je lisais beaucoup, je voulais tout apprendre. J'ai commencé à écrire ma rage, mes peines, mes amours, et ensuite j'ai gagné un concours de poèmes et puis ce fut un feu de forêt incontrôlable.

En 2006, j'ai reçu une bourse du Conseil des arts du Canada et je suis parti à Banff, en Alberta, dans un programme de Résidences d'écrivains autochtones en début de carrière. En 2010, le Wapikoni Mobile est entré dans ma vie; j'ai travaillé comme coordonnateur-terrain pour l'escale du Wapikoni Mobile dans ma communauté d'Uashat mak Mani-Utenam. J'ai réalisé depuis 3 courts métrages qui ont remporté des prix!!!

À ce jour, je ne rêve que d'une chose, faire parler mon peuple à travers l'image et les mots. J'aimerais un jour faire un long métrage ou un documentaire sur la réalité autochtone, fait par des jeunes Autochtones, sans censure.

Liens :
Prix reçu au 21e Festival Présence Autochtone
Films de Réal Junior Leblanc avec Wapikoni

Cérémonie Nisga’a de Angela Sterritt

Je m’appelle Angela Sterritt. Mon père est Gitxsan et Irlandais, et ma mère est née à Terre-Neuve. Les deux ont quitté leur communauté très jeunes et se sont installés là où je suis née, à Campbell River, sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Je fais partie de la bande Gitanmaax, et mon grand-père paternel vient du clan Lax Gibuu (clan du loup), du Wilp Wii Gaak.

« Gitxsan » signifie « peuple de la brume de rivière ». Le village Gitanmaax est adossé à la rivière Ksan, dans la communauté du nord-ouest du Vieux Hazelton. « Gitanmaax » signifie « peuple qui pêche à la lumière des torches » et provient d'une histoire racontant la naissance de notre village.

Ayant grandi en ville avec mes parents, qui étaient également deux citadins, ma vie n’était pas empreinte d’un sentiment profond de culture. J'avais à peine 11 ans quand mon père m’a initiée à la politique autochtone.

Mes oncles Gitxsan et mes cousins me parlaient des droits des Autochtones et de notre Adaox, qui est l’histoire des Gitxsan transmise oralement, et aussi de ce qui a été appelé plus tard Delgamuukw, le fameux jugement de la Cour suprême du Canada qui a mené à définir la nature du titre ancestral autochtone au Canada.

Cela a vivement piqué ma curiosité de connaître l’équilibre du pouvoir  entre les peuples autochtones et non autochtones au Canada, et suscité un besoin de raconter des histoires et de dire la vérité sur notre peuple.

Mes parents disent que je suis une conteuse née.

À 20 ans, je produisais et animais déjà une émission radiophonique dans une station de radio locale.

En 2003, alors encore étudiante, j’ai travaillé comme  recherchiste pour CBC Radio à Prince George. Ensuite, j’ai travaillé aux émissions The Early Edition et BC Almanac à CBC Vancouver, et à un documentaire radio, Red Edge.

J’étais dans la mi-vingtaine quand j’ai été sélectionnée pour aller aux Nations unies, à Genève, pour parler de mes écrits sur les femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada. J’ai remporté le Prix du solliciteur général pour ce travail en 2006.

Après avoir obtenu mon diplôme de l’Université de la Colombie-Britannique  en 2010, j’ai produit un épisode de Revision Quest  à CBC, une émission primée sur les questions autochtones.

Depuis, j’ai eu la joie d’avoir un fils, Namawan Laxha, et de nombreuses occasions d’écriture et de travail sur des productions radio et télévision.

Actuellement, j’ai travaillé sur un documentaire radio, Tailbreakers, la version radio de 8e feu pour CBC Manitoba, ainsi que sur la série télévision, où j’ai travaillé comme recherchiste/journaliste sur le dernier épisode. J’ai hâte de voir le lancement de cette série. J’ai également fait un reportage sur le web pour le projet.

Travailler avec l’équipe de 8e feu a été une aventure incroyable. J’ai fait des tournages à Edmonton, à Regina, à Vancouver, à Nadleh, à Vanderhoof, à Enoch First Nation et à Gitlaxt'aamiks (New Aiyansh).

J’ai eu la chance l’occasion de rencontrer certains des chefs autochtones les plus puissants et les plus fascinants, mais aussi des experts et des jeunes, et de raconter leur vécu.

Voir le reportage (en anglais seulement)

La compositrice de la musique de 8e feu de Angela Sterritt

Je m’appelle Angela Sterritt. Mon père est Gitxsan et Irlandais, et ma mère est née à Terre-Neuve. Les deux ont quitté leur communauté très jeunes et se sont installés là où je suis née, à Campbell River, sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Je fais partie de la bande Gitanmaax, et mon grand-père paternel vient du clan Lax Gibuu (clan du loup), du Wilp Wii Gaak.

« Gitxsan » signifie « peuple de la brume de rivière ». Le village Gitanmaax est adossé à la rivière Ksan, dans la communauté du nord-ouest du Vieux Hazelton. « Gitanmaax » signifie « peuple qui pêche à la lumière des torches » et provient d'une histoire racontant la naissance de notre village.

Ayant grandi en ville avec mes parents, qui étaient également deux citadins, ma vie n’était pas empreinte d’un sentiment profond de culture. J'avais à peine 11 ans quand mon père m’a initiée à la politique autochtone.

Mes oncles Gitxsan et mes cousins me parlaient des droits des Autochtones et de notre Adaox, qui est l’histoire des Gitxsan transmise oralement, et aussi de ce qui a été appelé plus tard Delgamuukw, le fameux jugement de la Cour suprême du Canada qui a mené à définir la nature du titre ancestral autochtone au Canada.

Cela a vivement piqué ma curiosité de connaître l’équilibre du pouvoir  entre les peuples autochtones et non autochtones au Canada, et suscité un besoin de raconter des histoires et de dire la vérité sur notre peuple.

Mes parents disent que je suis une conteuse née.

À 20 ans, je produisais et animais déjà une émission radiophonique dans une station de radio locale.

En 2003, alors encore étudiante, j’ai travaillé comme  recherchiste pour CBC Radio à Prince George. Ensuite, j’ai travaillé aux émissions The Early Edition et BC Almanac à CBC Vancouver, et à un documentaire radio, Red Edge.

J’étais dans la mi-vingtaine quand j’ai été sélectionnée pour aller aux Nations unies, à Genève, pour parler de mes écrits sur les femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada. J’ai remporté le Prix du solliciteur général pour ce travail en 2006.

Après avoir obtenu mon diplôme de l’Université de la Colombie-Britannique  en 2010, j’ai produit un épisode de Revision Quest  à CBC, une émission primée sur les questions autochtones.

Depuis, j’ai eu la joie d’avoir un fils, Namawan Laxha, et de nombreuses occasions d’écriture et de travail sur des productions radio et télévision.

Actuellement, j’ai travaillé sur un documentaire radio, Tailbreakers, la version radio de 8e feu pour CBC Manitoba, ainsi que sur la série télévision, où j’ai travaillé comme recherchiste/journaliste sur le dernier épisode. J’ai hâte de voir le lancement de cette série. J’ai également fait un reportage sur le web pour le projet.

Travailler avec l’équipe de 8e feu a été une aventure incroyable. J’ai fait des tournages à Edmonton, à Regina, à Vancouver, à Nadleh, à Vanderhoof, à Enoch First Nation et à Gitlaxt'aamiks (New Aiyansh).

J’ai eu la chance l’occasion de rencontrer certains des chefs autochtones les plus puissants et les plus fascinants, mais aussi des experts et des jeunes, et de raconter leur vécu.

Kiuna, un collège à nous de Angie-Pepper O’Bomsawin

Je m’appelle Angie-Pepper O’Bomsawin et je suis une cinéaste abénaquise de la réserve Odanak, au Québec, près de la rivière Saint-François. Je vis maintenant à Kahnawake avec mon fiancé et mon fils.   

J’ai été prise de passion pour le cinéma quand j’ai joué dans le film Le sang du chasseur, réalisé par Gilles Carle in 1995.

Comme je voulais être réalisatrice, je suis allée à l’université pour apprendre la production cinématographique et, plus tard, la scénarisation. 

J’ai récemment coréalisé (avec Tracy Deer) Working it Out Together une série documentaire en six épisodes produite par ReZolution Pictures et diffusée sur le réseau APTN.  

La série suit l’olympienne Waneek Horn-Miller qui, accompagnée de six membres de la communauté mohawk, tente de retrouver sa vitalité par la santé, le bien-être et la forme physique.

Je produis actuellement, avec l’Office national du film, un documentaire court-métrage intitulé Morgan’s Letter, qui raconte la relation complexe d’une jeune fille avec son père emprisonné.

Je crois fermement dans le rôle que peuvent jouer les contes et récits dans la transformation et le changement social. Je suis fière d’être un exemple positif et une source d’inspiration pour les jeunes Autochtones en particulier.  

Conversation avec Alanis Obomsawin de Angie-Pepper O’Bomsawin

Je m’appelle Angie-Pepper O’Bomsawin et je suis une cinéaste abénaquise de la réserve Odanak, au Québec, près de la rivière Saint-François. Je vis maintenant à Kahnawake avec mon fiancé et mon fils.   

J’ai été prise de passion pour le cinéma quand j’ai joué dans le film Le sang du chasseur, réalisé par Gilles Carle in 1995.

Comme je voulais être réalisatrice, je suis allée à l’université pour apprendre la production cinématographique et, plus tard, la scénarisation. 

J’ai récemment coréalisé (avec Tracy Deer) Working it Out Together une série documentaire en six épisodes produite par ReZolution Pictures et diffusée sur le réseau APTN.  

La série suit l’olympienne Waneek Horn-Miller qui, accompagnée de six membres de la communauté mohawk, tente de retrouver sa vitalité par la santé, le bien-être et la forme physique.

Je produis actuellement, avec l’Office national du film, un documentaire court-métrage intitulé Morgan’s Letter, qui raconte la relation complexe d’une jeune fille avec son père emprisonné.

Je crois fermement dans le rôle que peuvent jouer les contes et récits dans la transformation et le changement social. Je suis fière d’être un exemple positif et une source d’inspiration pour les jeunes Autochtones en particulier.  

L’envol des aigles de Caroline Nepton Hotte

Je serai à la barre de l’émission L’Avenir est indien, qui sera diffusée à la Première Chaîne du réseau national de Radio-Canada en janvier  2012. Cette série de trois émissions d’une heure s’inscrit dans le grand ensemble qu’est le projet « 8e fEU / 8th FIRE », de Radio-Canada et CBC.

J’ai d’ailleurs travaillé sur chacun des volets de ce projet : d’abord comme journaliste à la recherche sur la série documentaire télévisée, puis j’ai fait mes premières armes à la caméra en préparant des reportages pour le site Internet.

Je suis membre de la communauté de Mashteuiatsh, au lac Saint-Jean, au Québec, née  d’une mère innue et d’un père québécois. J’ai travaillé 15 ans auprès d’organismes gérés par les premiers peuples, à Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, à Wendake et à Kahnawake.

J’ai fait ma thèse de maîtrise en communication publique, à l’Université Laval, sur le discours public des femmes autochtones et sa couverture médiatique par les quotidiens francophones du Québec.

De 2007 à 2010, j’ai animé l’émission francophone Boréal hebdo sur les réalités autochtones du Nord, diffuséesur les ondes de CBC North. On a pu également entendre plusieurs de mes reportages aux émissions Dimanche Magazine et Désautels et dans les bulletins de nouvelles de la Première Chaîne (radio) de Radio-Canada.

En 2010, j’ai reçu le premier prix radio de journalisme en loisir du Conseil québécois du loisir pour un reportage sur les Inuits du Nunavik aux Jeux olympiques de Vancouver.

Les racines de l’art de Caroline Nepton Hotte

Je serai à la barre de l’émission L’Avenir est indien, qui sera diffusée à la Première Chaîne du réseau national de Radio-Canada en janvier  2012. Cette série de trois émissions d’une heure s’inscrit dans le grand ensemble qu’est le projet « 8e fEU / 8th FIRE », de Radio-Canada et CBC.

J’ai d’ailleurs travaillé sur chacun des volets de ce projet : d’abord comme journaliste à la recherche sur la série documentaire télévisée, puis j’ai fait mes premières armes à la caméra en préparant des reportages pour le site Internet.

Je suis membre de la communauté de Mashteuiatsh, au lac Saint-Jean, au Québec, née  d’une mère innue et d’un père québécois. J’ai travaillé 15 ans auprès d’organismes gérés par les premiers peuples, à Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, à Wendake et à Kahnawake.

J’ai fait ma thèse de maîtrise en communication publique, à l’Université Laval, sur le discours public des femmes autochtones et sa couverture médiatique par les quotidiens francophones du Québec.

De 2007 à 2010, j’ai animé l’émission francophone Boréal hebdo sur les réalités autochtones du Nord, diffuséesur les ondes de CBC North. On a pu également entendre plusieurs de mes reportages aux émissions Dimanche Magazine et Désautels et dans les bulletins de nouvelles de la Première Chaîne (radio) de Radio-Canada.

En 2010, j’ai reçu le premier prix radio de journalisme en loisir du Conseil québécois du loisir pour un reportage sur les Inuits du Nunavik aux Jeux olympiques de Vancouver.

La sérénité, entre tradition et modernité de Caroline Nepton Hotte

Je serai à la barre de l’émission L’Avenir est indien, qui sera diffusée à la Première Chaîne du réseau national de Radio-Canada en janvier  2012. Cette série de trois émissions d’une heure s’inscrit dans le grand ensemble qu’est le projet « 8e fEU / 8th FIRE », de Radio-Canada et CBC.

J’ai d’ailleurs travaillé sur chacun des volets de ce projet : d’abord comme journaliste à la recherche sur la série documentaire télévisée, puis j’ai fait mes premières armes à la caméra en préparant des reportages pour le site Internet.

Je suis membre de la communauté de Mashteuiatsh, au lac Saint-Jean, au Québec, née  d’une mère innue et d’un père québécois. J’ai travaillé 15 ans auprès d’organismes gérés par les premiers peuples, à Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, à Wendake et à Kahnawake.

J’ai fait ma thèse de maîtrise en communication publique, à l’Université Laval, sur le discours public des femmes autochtones et sa couverture médiatique par les quotidiens francophones du Québec.

De 2007 à 2010, j’ai animé l’émission francophone Boréal hebdo sur les réalités autochtones du Nord, diffuséesur les ondes de CBC North. On a pu également entendre plusieurs de mes reportages aux émissions Dimanche Magazine et Désautels et dans les bulletins de nouvelles de la Première Chaîne (radio) de Radio-Canada.

En 2010, j’ai reçu le premier prix radio de journalisme en loisir du Conseil québécois du loisir pour un reportage sur les Inuits du Nunavik aux Jeux olympiques de Vancouver.

Rencontre avec Roméo Saganash de Caroline Nepton Hotte

Je serai à la barre de l’émission L’Avenir est indien, qui sera diffusée à la Première Chaîne du réseau national de Radio-Canada en janvier  2012. Cette série de trois émissions d’une heure s’inscrit dans le grand ensemble qu’est le projet « 8e fEU / 8th FIRE », de Radio-Canada et CBC.

J’ai d’ailleurs travaillé sur chacun des volets de ce projet : d’abord comme journaliste à la recherche sur la série documentaire télévisée, puis j’ai fait mes premières armes à la caméra en préparant des reportages pour le site Internet.

Je suis membre de la communauté de Mashteuiatsh, au lac Saint-Jean, au Québec, née  d’une mère innue et d’un père québécois. J’ai travaillé 15 ans auprès d’organismes gérés par les premiers peuples, à Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, à Wendake et à Kahnawake.

J’ai fait ma thèse de maîtrise en communication publique, à l’Université Laval, sur le discours public des femmes autochtones et sa couverture médiatique par les quotidiens francophones du Québec.

De 2007 à 2010, j’ai animé l’émission francophone Boréal hebdo sur les réalités autochtones du Nord, diffuséesur les ondes de CBC North. On a pu également entendre plusieurs de mes reportages aux émissions Dimanche Magazine et Désautels et dans les bulletins de nouvelles de la Première Chaîne (radio) de Radio-Canada.

En 2010, j’ai reçu le premier prix radio de journalisme en loisir du Conseil québécois du loisir pour un reportage sur les Inuits du Nunavik aux Jeux olympiques de Vancouver.

Voir le reportage (en anglais seulement)

Caroline Nepton Hotte

Je serai à la barre de l’émission L’Avenir est indien, qui sera diffusée à la Première Chaîne du réseau national de Radio-Canada en janvier  2012. Cette série de trois émissions d’une heure s’inscrit dans le grand ensemble qu’est le projet « 8e fEU / 8th FIRE », de Radio-Canada et CBC.

J’ai d’ailleurs travaillé sur chacun des volets de ce projet : d’abord comme journaliste à la recherche sur la série documentaire télévisée, puis j’ai fait mes premières armes à la caméra en préparant des reportages pour le site Internet.

Je suis membre de la communauté de Mashteuiatsh, au lac Saint-Jean, au Québec, née  d’une mère innue et d’un père québécois. J’ai travaillé 15 ans auprès d’organismes gérés par les premiers peuples, à Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, à Wendake et à Kahnawake.

J’ai fait ma thèse de maîtrise en communication publique, à l’Université Laval, sur le discours public des femmes autochtones et sa couverture médiatique par les quotidiens francophones du Québec.

De 2007 à 2010, j’ai animé l’émission francophone Boréal hebdo sur les réalités autochtones du Nord, diffuséesur les ondes de CBC North. On a pu également entendre plusieurs de mes reportages aux émissions Dimanche Magazine et Désautels et dans les bulletins de nouvelles de la Première Chaîne (radio) de Radio-Canada.

En 2010, j’ai reçu le premier prix radio de journalisme en loisir du Conseil québécois du loisir pour un reportage sur les Inuits du Nunavik aux Jeux olympiques de Vancouver.

Condamnée à vie de Caroline Nepton Hotte

Je serai à la barre de l’émission L’Avenir est indien, qui sera diffusée à la Première Chaîne du réseau national de Radio-Canada en janvier  2012. Cette série de trois émissions d’une heure s’inscrit dans le grand ensemble qu’est le projet « 8e fEU / 8th FIRE », de Radio-Canada et CBC.

J’ai d’ailleurs travaillé sur chacun des volets de ce projet : d’abord comme journaliste à la recherche sur la série documentaire télévisée, puis j’ai fait mes premières armes à la caméra en préparant des reportages pour le site Internet.

Je suis membre de la communauté de Mashteuiatsh, au lac Saint-Jean, au Québec, née  d’une mère innue et d’un père québécois. J’ai travaillé 15 ans auprès d’organismes gérés par les premiers peuples, à Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, à Wendake et à Kahnawake.

J’ai fait ma thèse de maîtrise en communication publique, à l’Université Laval, sur le discours public des femmes autochtones et sa couverture médiatique par les quotidiens francophones du Québec.

De 2007 à 2010, j’ai animé l’émission francophone Boréal hebdo sur les réalités autochtones du Nord, diffuséesur les ondes de CBC North. On a pu également entendre plusieurs de mes reportages aux émissions Dimanche Magazine et Désautels et dans les bulletins de nouvelles de la Première Chaîne (radio) de Radio-Canada.

En 2010, j’ai reçu le premier prix radio de journalisme en loisir du Conseil québécois du loisir pour un reportage sur les Inuits du Nunavik aux Jeux olympiques de Vancouver.

Voir le reportage (en anglais seulement)

Adam Beach : Voir grand de Coleen Rajotte

Je me suis donné une mission dans la vie : partager des histoires qui permettent de mieux comprendre les peuples autochtones, ici et ailleurs dans le monde. 

Mon histoire a commencé quand, enfant crie, j’ai été adoptée par la famille Rajotte à Winnipeg, dans les années 1960. À partir de cette décennie, et jusqu’au début des années 1980, des milliers d’enfants autochtones ont été adoptés par des familles non autochtones de la classe moyenne. Cette époque est désormais connue sous le nom de « rafle des années 1960 ». 

Enfant, je rêvais de devenir journaliste à la télévision. Après le secondaire, j’ai étudié à l’Université du Manitoba, où j’étais souvent la seule Autochtone de ma classe.

Dans les années 1990, j’étais reporter télé pour The National à CBC. Je couvrais tous les événements : des feux de forêts à une grande émeute de la prison de Winnipeg. J’ai aussi fait un documentaire sur les gangs de rue autochtones.

En 1998, CBC m’a demandé de travailler sur une émission d’actualité intitulée All My Relations, la première du genre au Canada consacrée aux enjeux autochtones.

J’ai retrouvé ma famille biologique en 2001. L’histoire de ma quête pour découvrir mes racines et ma famille biologique fait l’objet d’un documentaire sur lequel je travaille depuis des années.

En 1999, j’ai quitté CBC et j’ai commencé à réaliser des documentaires indépendants. Mon premier a été Jaynelle: It's Never Easy to Escape the Past, l’histoire d’une jeune mère autochtone qui a vécu pendant deux ans sur l’aide sociale. Pour en savoir davantage sur mon travail de documentariste indépendante, rendez-vous sur www.rajottedocs.com.

En 2001, j’ai cofondé le Winnipeg Aboriginal Film Festival (festival des films autochtones de Winnipeg) avec Jim Silver, de l’Université de Winnipeg. Nous célébrons notre 10e anniversaire cette année! www.aboriginalfilmfest.org 

En 2006, j’ai créé Vitality Television Inc., une chaîne mettant en valeur les habitudes de vie saine. Nous avons ensuite élargi le concept pour créer la série télévisée Vitality Gardening. www.watchvitality.com.

J’ai aussi écrit un scénario basé sur mes recherches sur la « rafle des années 1960 ». Concrete Indian raconte l’histoire de deux frères et de leur tentative de retrouvailles après avoir été séparés et adoptés aux États-Unis.

Je suis heureuse de travailler sur la série 8e feu de CBC. C’est la première fois que la Société produit une série documentaire entièrement consacrée à nos enjeux au Canada. J’ai produit l’épisode intitulé Indigenous in the City, en plus de réaliser des reportages partout au Canada pour le volet Internet du projet.

En réfléchissant à ma vie dernièrement, je me suis rendu compte que j’étais faite pour raconter des histoires. Maintenant que je suis plus âgée et plus sage, je prends conscience de l’ampleur de l’impact de la colonisation, et je crois vraiment qu’il faut en faire davantage pour que le public comprenne mieux les conséquences intergénérationnelles des pensionnats et de la « rafle des années 1960 ».

La tragédie de Pikangikum de Coleen Rajotte

Je me suis donné une mission dans la vie : partager des histoires qui permettent de mieux comprendre les peuples autochtones, ici et ailleurs dans le monde. 

Mon histoire a commencé quand, enfant crie, j’ai été adoptée par la famille Rajotte à Winnipeg, dans les années 1960. À partir de cette décennie, et jusqu’au début des années 1980, des milliers d’enfants autochtones ont été adoptés par des familles non autochtones de la classe moyenne. Cette époque est désormais connue sous le nom de « rafle des années 1960 ». 

Enfant, je rêvais de devenir journaliste à la télévision. Après le secondaire, j’ai étudié à l’Université du Manitoba, où j’étais souvent la seule Autochtone de ma classe.

Dans les années 1990, j’étais reporter télé pour The National à CBC. Je couvrais tous les événements : des feux de forêts à une grande émeute de la prison de Winnipeg. J’ai aussi fait un documentaire sur les gangs de rue autochtones.

En 1998, CBC m’a demandé de travailler sur une émission d’actualité intitulée All My Relations, la première du genre au Canada consacrée aux enjeux autochtones.

J’ai retrouvé ma famille biologique en 2001. L’histoire de ma quête pour découvrir mes racines et ma famille biologique fait l’objet d’un documentaire sur lequel je travaille depuis des années.

En 1999, j’ai quitté CBC et j’ai commencé à réaliser des documentaires indépendants. Mon premier a été Jaynelle: It's Never Easy to Escape the Past, l’histoire d’une jeune mère autochtone qui a vécu pendant deux ans sur l’aide sociale. Pour en savoir davantage sur mon travail de documentariste indépendante, rendez-vous sur www.rajottedocs.com.

En 2001, j’ai cofondé le Winnipeg Aboriginal Film Festival (festival des films autochtones de Winnipeg) avec Jim Silver, de l’Université de Winnipeg. Nous célébrons notre 10e anniversaire cette année! www.aboriginalfilmfest.org 

En 2006, j’ai créé Vitality Television Inc., une chaîne mettant en valeur les habitudes de vie saine. Nous avons ensuite élargi le concept pour créer la série télévisée Vitality Gardening. www.watchvitality.com.

J’ai aussi écrit un scénario basé sur mes recherches sur la « rafle des années 1960 ». Concrete Indian raconte l’histoire de deux frères et de leur tentative de retrouvailles après avoir été séparés et adoptés aux États-Unis.

Je suis heureuse de travailler sur la série 8e feu de CBC. C’est la première fois que la Société produit une série documentaire entièrement consacrée à nos enjeux au Canada. J’ai produit l’épisode intitulé Indigenous in the City, en plus de réaliser des reportages partout au Canada pour le volet Internet du projet.

En réfléchissant à ma vie dernièrement, je me suis rendu compte que j’étais faite pour raconter des histoires. Maintenant que je suis plus âgée et plus sage, je prends conscience de l’ampleur de l’impact de la colonisation, et je crois vraiment qu’il faut en faire davantage pour que le public comprenne mieux les conséquences intergénérationnelles des pensionnats et de la « rafle des années 1960 ».

Voir le reportage (en anglais seulement)

L'héritage colonial caché : la rafle des années 60 de Coleen Rajotte

Je me suis donné une mission dans la vie : partager des histoires qui permettent de mieux comprendre les peuples autochtones, ici et ailleurs dans le monde. 

Mon histoire a commencé quand, enfant crie, j’ai été adoptée par la famille Rajotte à Winnipeg, dans les années 1960. À partir de cette décennie, et jusqu’au début des années 1980, des milliers d’enfants autochtones ont été adoptés par des familles non autochtones de la classe moyenne. Cette époque est désormais connue sous le nom de « rafle des années 1960 ». 

Enfant, je rêvais de devenir journaliste à la télévision. Après le secondaire, j’ai étudié à l’Université du Manitoba, où j’étais souvent la seule Autochtone de ma classe.

Dans les années 1990, j’étais reporter télé pour The National à CBC. Je couvrais tous les événements : des feux de forêts à une grande émeute de la prison de Winnipeg. J’ai aussi fait un documentaire sur les gangs de rue autochtones.

En 1998, CBC m’a demandé de travailler sur une émission d’actualité intitulée All My Relations, la première du genre au Canada consacrée aux enjeux autochtones.

J’ai retrouvé ma famille biologique en 2001. L’histoire de ma quête pour découvrir mes racines et ma famille biologique fait l’objet d’un documentaire sur lequel je travaille depuis des années.

En 1999, j’ai quitté CBC et j’ai commencé à réaliser des documentaires indépendants. Mon premier a été Jaynelle: It's Never Easy to Escape the Past, l’histoire d’une jeune mère autochtone qui a vécu pendant deux ans sur l’aide sociale. Pour en savoir davantage sur mon travail de documentariste indépendante, rendez-vous sur www.rajottedocs.com.

En 2001, j’ai cofondé le Winnipeg Aboriginal Film Festival (festival des films autochtones de Winnipeg) avec Jim Silver, de l’Université de Winnipeg. Nous célébrons notre 10e anniversaire cette année! www.aboriginalfilmfest.org 

En 2006, j’ai créé Vitality Television Inc., une chaîne mettant en valeur les habitudes de vie saine. Nous avons ensuite élargi le concept pour créer la série télévisée Vitality Gardening. www.watchvitality.com.

J’ai aussi écrit un scénario basé sur mes recherches sur la « rafle des années 1960 ». Concrete Indian raconte l’histoire de deux frères et de leur tentative de retrouvailles après avoir été séparés et adoptés aux États-Unis.

Je suis heureuse de travailler sur la série 8e feu de CBC. C’est la première fois que la Société produit une série documentaire entièrement consacrée à nos enjeux au Canada. J’ai produit l’épisode intitulé Indigenous in the City, en plus de réaliser des reportages partout au Canada pour le volet Internet du projet.

En réfléchissant à ma vie dernièrement, je me suis rendu compte que j’étais faite pour raconter des histoires. Maintenant que je suis plus âgée et plus sage, je prends conscience de l’ampleur de l’impact de la colonisation, et je crois vraiment qu’il faut en faire davantage pour que le public comprenne mieux les conséquences intergénérationnelles des pensionnats et de la « rafle des années 1960 ».

Dëneze Nakehk'o

Je m’appelle Dëneze Nakehk'o. Je suis originaire du Denendeh – la terre des eaux sacrées. Mon père s’appelle Jim Antoine et ma mère, Celine Antoine.

Mon prénom est en [langue] denesuline, et vient du côté de ma mère. Il signifie « petit homme ». Mon nom de famille vient du dehcho, du côté de mon père. Il signifie « deux feux ».    

Les prêtres et les sœurs du pensionnat ont changé le nom de famille de mon père, qui était Nakehk’o, pour celui d’Antoine. Mais je l’ai repris pour moi, ma femme, mon fils et ma fille.

Je travaille actuellement pour CBC à Yellowknife. J’ai fait mes débuts à la télévision au réseau APTN, puis à la radio à la station CKLB de la Native Communications Society.

À travers mon travail, j’essaie de retrouver ce que les Dénés ont perdu ou se sont fait enlever au fil des ans.

C’est une lutte que j’ai décidé de mener, comme l’ont fait avant moi mes parents et mes grands-parents, et j’espère que ce ne sera pas trop lourd à porter pour mon fils K’a et ma fille Lucia.  

Ma jeune famille me rappelle constamment ce qui est important, mais aussi comment s’amuser. 

J’adore le cinéma et j’espère un jour réaliser des documentaires et des films à grand spectacle dont les histoires se déroulent au Denendeh.

Identité métisse de Janelle Wookey

Je m’appelle Janelle Wookey. Je suis une Métisse francophone, cinéaste et animatrice à la télévision à Winnipeg. 

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de nos vies, mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 10 ans que ma famille a découvert que nous avions du sang métis.  

C’était un secret que ma grand-mère nous avait toujours caché. Mais comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que, quelque part au fond de nous, c’était là. Et en fouillant un peu, nous avons pu confirmer ce que l’on soupçonnait.

Quelques années plus tard, j’ai animé une émission sur le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN).

Avec ma présence sur les ondes d’APTN, le secret de ma grand-mère s’est vu complètement dévoilé, et à la télévision nationale en plus.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé de documenter les efforts que j’ai fournis pour la faire changer d’idée et l’amener à être fière de ce qu’elle était vraiment.

En cours de route, je me suis surprise moi-même; non seulement parce que j’avais convaincu Mémère d’être une fière Métisse, mais parce que j’avais appris à connaître et à aimer encore plus profondément mes racines autochtones que j’avais découvertes depuis peu.

En 2008, mon documentaire Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival de films ImagineNative, à Toronto. 

Ma quête s’est poursuivie lors de la tournée des festivals autochtones, où j’ai présenté mon film, de Vancouver à New York, en passant par Montréal.  

Les histoires que j’y ai entendues et les gens que j’y ai rencontrés étaient pour moi une récompense extraordinaire.

La majeure partie de mon travail continue de porter sur la communauté autochtone, et j’en apprends toujours davantage sur mon héritage culturel.

J’ai eu le privilège de travailler aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010, dans le cadre de la toute première diffusion officielle des Jeux sur un réseau de télévision autochtone (APTN).

J’ai aussi réalisé trois épisodes de One With Nature pour le réseau APTN. Il s’agit d’une série sur la nature qui explore l’énorme potentiel du savoir traditionnel autochtone dans le monde d’aujourd’hui.

Et maintenant, l’aventure se poursuit avec le projet numérique 8e feu, qui m’amène à explorer encore plus profondément la communauté métisse du Manitoba.

Jérémie Wookey

Je m’appelle Jérémie Wookey. Je suis un cinéaste métis francophone établi à Winnipeg.

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de notre vie. Mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 8 ans que ma famille a découvert notre sang métis. C’était un secret que ma grand-mère nous avait caché, mais quelque part, au fond de nous, comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que c’était là, et en creusant un peu, ce que l’on soupçonnait s’est confirmé.

Quelques années plus tard, j’ai filmé le documentaire de ma soeur, Mémère métisse, qui relate la démarche qu’elle a suivie pour aider notre grand-mère à ne plus ressentir de honte à l’égard de ses racines autochtones et à devenir une fière Métisse. C’était une expérience enrichissante, car tous les trois,  et pas seulement ma Mémère, au fond de nous-mêmes, apprenions à mieux comprendre et à mieux apprécier l’histoire de notre famille et notre identité en tant qu’Autochtones.

En 2008, Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival ImagineNative de Toronto. Après cela,  Janelle et moi avons voyagé ensemble pour présenter le film dans les festivals autochtones de Vancouver à New York, en passant par Montréal. C’était une année extraordinaire sur les deux plans personnel et professionnel.

En 2010, j’ai passé un moment merveilleux à travailler avec l’équipe de production pour la diffusion historique d’APTN des Jeux olympiques. Titulaire d’une majeure en radiodiffusion du programme en communications créatives (Creative Communications) du Red River College, j’ai remporté deux prix aux Broadcaster’s Association of Manitoba Awards (Prix de l’Association des radiodiffuseurs du Manitoba) : le prix de la réalisation exceptionnelle en radio et celui de la réalisation exceptionnelle en télévision. J’ai également remporté le prix du meilleur documentaire pour mon court-métrage documentaire Sisters, aux Creative Communications Media Awards.

Aujourd’hui, je travaille surtout dans l’information. J’ai beaucoup de plaisir à faire ces reportages rapides de deux minutes basés sur des faits réels, mais ma véritable passion, c’est de creuser un peu plus les grandes questions à travers l’objectif de ma caméra. Mon expérience dans 8e feu, c’était tout à fait cela. Il y a tellement d’histoires à raconter (ou à montrer), et j’ai hâte d’aller plus loin dans ma carrière pour les découvrir et les montrer au Canada et au reste du monde.

Voir le reportage (en anglais seulement)

Projet REDdress de Janelle Wookey

Je m’appelle Janelle Wookey. Je suis une Métisse francophone, cinéaste et animatrice à la télévision à Winnipeg. 

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de nos vies, mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 10 ans que ma famille a découvert que nous avions du sang métis.  

C’était un secret que ma grand-mère nous avait toujours caché. Mais comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que, quelque part au fond de nous, c’était là. Et en fouillant un peu, nous avons pu confirmer ce que l’on soupçonnait.

Quelques années plus tard, j’ai animé une émission sur le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN).

Avec ma présence sur les ondes d’APTN, le secret de ma grand-mère s’est vu complètement dévoilé, et à la télévision nationale en plus.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé de documenter les efforts que j’ai fournis pour la faire changer d’idée et l’amener à être fière de ce qu’elle était vraiment.

En cours de route, je me suis surprise moi-même; non seulement parce que j’avais convaincu Mémère d’être une fière Métisse, mais parce que j’avais appris à connaître et à aimer encore plus profondément mes racines autochtones que j’avais découvertes depuis peu.

En 2008, mon documentaire Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival de films ImagineNative, à Toronto. 

Ma quête s’est poursuivie lors de la tournée des festivals autochtones, où j’ai présenté mon film, de Vancouver à New York, en passant par Montréal.  

Les histoires que j’y ai entendues et les gens que j’y ai rencontrés étaient pour moi une récompense extraordinaire.

La majeure partie de mon travail continue de porter sur la communauté autochtone, et j’en apprends toujours davantage sur mon héritage culturel.

J’ai eu le privilège de travailler aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010, dans le cadre de la toute première diffusion officielle des Jeux sur un réseau de télévision autochtone (APTN).

J’ai aussi réalisé trois épisodes de One With Nature pour le réseau APTN. Il s’agit d’une série sur la nature qui explore l’énorme potentiel du savoir traditionnel autochtone dans le monde d’aujourd’hui.

Et maintenant, l’aventure se poursuit avec le projet numérique 8e feu, qui m’amène à explorer encore plus profondément la communauté métisse du Manitoba.

Jérémie Wookey

Je m’appelle Jérémie Wookey. Je suis un cinéaste métis francophone établi à Winnipeg.

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de notre vie. Mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 8 ans que ma famille a découvert notre sang métis. C’était un secret que ma grand-mère nous avait caché, mais quelque part, au fond de nous, comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que c’était là, et en creusant un peu, ce que l’on soupçonnait s’est confirmé.

Quelques années plus tard, j’ai filmé le documentaire de ma soeur, Mémère métisse, qui relate la démarche qu’elle a suivie pour aider notre grand-mère à ne plus ressentir de honte à l’égard de ses racines autochtones et à devenir une fière Métisse. C’était une expérience enrichissante, car tous les trois,  et pas seulement ma Mémère, au fond de nous-mêmes, apprenions à mieux comprendre et à mieux apprécier l’histoire de notre famille et notre identité en tant qu’Autochtones.

En 2008, Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival ImagineNative de Toronto. Après cela,  Janelle et moi avons voyagé ensemble pour présenter le film dans les festivals autochtones de Vancouver à New York, en passant par Montréal. C’était une année extraordinaire sur les deux plans personnel et professionnel.

En 2010, j’ai passé un moment merveilleux à travailler avec l’équipe de production pour la diffusion historique d’APTN des Jeux olympiques. Titulaire d’une majeure en radiodiffusion du programme en communications créatives (Creative Communications) du Red River College, j’ai remporté deux prix aux Broadcaster’s Association of Manitoba Awards (Prix de l’Association des radiodiffuseurs du Manitoba) : le prix de la réalisation exceptionnelle en radio et celui de la réalisation exceptionnelle en télévision. J’ai également remporté le prix du meilleur documentaire pour mon court-métrage documentaire Sisters, aux Creative Communications Media Awards.

Aujourd’hui, je travaille surtout dans l’information. J’ai beaucoup de plaisir à faire ces reportages rapides de deux minutes basés sur des faits réels, mais ma véritable passion, c’est de creuser un peu plus les grandes questions à travers l’objectif de ma caméra. Mon expérience dans 8e feu, c’était tout à fait cela. Il y a tellement d’histoires à raconter (ou à montrer), et j’ai hâte d’aller plus loin dans ma carrière pour les découvrir et les montrer au Canada et au reste du monde.

Petite Métisse de Janelle Wookey

Je m’appelle Janelle Wookey. Je suis une Métisse francophone, cinéaste et animatrice à la télévision à Winnipeg. 

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de nos vies, mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 10 ans que ma famille a découvert que nous avions du sang métis.  

C’était un secret que ma grand-mère nous avait toujours caché. Mais comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que, quelque part au fond de nous, c’était là. Et en fouillant un peu, nous avons pu confirmer ce que l’on soupçonnait.

Quelques années plus tard, j’ai animé une émission sur le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN).

Avec ma présence sur les ondes d’APTN, le secret de ma grand-mère s’est vu complètement dévoilé, et à la télévision nationale en plus.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé de documenter les efforts que j’ai fournis pour la faire changer d’idée et l’amener à être fière de ce qu’elle était vraiment.

En cours de route, je me suis surprise moi-même; non seulement parce que j’avais convaincu Mémère d’être une fière Métisse, mais parce que j’avais appris à connaître et à aimer encore plus profondément mes racines autochtones que j’avais découvertes depuis peu.

En 2008, mon documentaire Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival de films ImagineNative, à Toronto. 

Ma quête s’est poursuivie lors de la tournée des festivals autochtones, où j’ai présenté mon film, de Vancouver à New York, en passant par Montréal.  

Les histoires que j’y ai entendues et les gens que j’y ai rencontrés étaient pour moi une récompense extraordinaire.

La majeure partie de mon travail continue de porter sur la communauté autochtone, et j’en apprends toujours davantage sur mon héritage culturel.

J’ai eu le privilège de travailler aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010, dans le cadre de la toute première diffusion officielle des Jeux sur un réseau de télévision autochtone (APTN).

J’ai aussi réalisé trois épisodes de One With Nature pour le réseau APTN. Il s’agit d’une série sur la nature qui explore l’énorme potentiel du savoir traditionnel autochtone dans le monde d’aujourd’hui.

Et maintenant, l’aventure se poursuit avec le projet numérique 8e feu, qui m’amène à explorer encore plus profondément la communauté métisse du Manitoba.

Jérémie Wookey

Je m’appelle Jérémie Wookey. Je suis un cinéaste métis francophone établi à Winnipeg.

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de notre vie. Mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 8 ans que ma famille a découvert notre sang métis. C’était un secret que ma grand-mère nous avait caché, mais quelque part, au fond de nous, comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que c’était là, et en creusant un peu, ce que l’on soupçonnait s’est confirmé.

Quelques années plus tard, j’ai filmé le documentaire de ma soeur, Mémère métisse, qui relate la démarche qu’elle a suivie pour aider notre grand-mère à ne plus ressentir de honte à l’égard de ses racines autochtones et à devenir une fière Métisse. C’était une expérience enrichissante, car tous les trois,  et pas seulement ma Mémère, au fond de nous-mêmes, apprenions à mieux comprendre et à mieux apprécier l’histoire de notre famille et notre identité en tant qu’Autochtones.

En 2008, Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival ImagineNative de Toronto. Après cela,  Janelle et moi avons voyagé ensemble pour présenter le film dans les festivals autochtones de Vancouver à New York, en passant par Montréal. C’était une année extraordinaire sur les deux plans personnel et professionnel.

En 2010, j’ai passé un moment merveilleux à travailler avec l’équipe de production pour la diffusion historique d’APTN des Jeux olympiques. Titulaire d’une majeure en radiodiffusion du programme en communications créatives (Creative Communications) du Red River College, j’ai remporté deux prix aux Broadcaster’s Association of Manitoba Awards (Prix de l’Association des radiodiffuseurs du Manitoba) : le prix de la réalisation exceptionnelle en radio et celui de la réalisation exceptionnelle en télévision. J’ai également remporté le prix du meilleur documentaire pour mon court-métrage documentaire Sisters, aux Creative Communications Media Awards.

Aujourd’hui, je travaille surtout dans l’information. J’ai beaucoup de plaisir à faire ces reportages rapides de deux minutes basés sur des faits réels, mais ma véritable passion, c’est de creuser un peu plus les grandes questions à travers l’objectif de ma caméra. Mon expérience dans 8e feu, c’était tout à fait cela. Il y a tellement d’histoires à raconter (ou à montrer), et j’ai hâte d’aller plus loin dans ma carrière pour les découvrir et les montrer au Canada et au reste du monde.

La carte à Andrina de Janelle Wookey

Je m’appelle Janelle Wookey. Je suis une Métisse francophone, cinéaste et animatrice à la télévision à Winnipeg. 

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de nos vies, mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 10 ans que ma famille a découvert que nous avions du sang métis.  

C’était un secret que ma grand-mère nous avait toujours caché. Mais comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que, quelque part au fond de nous, c’était là. Et en fouillant un peu, nous avons pu confirmer ce que l’on soupçonnait.

Quelques années plus tard, j’ai animé une émission sur le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN).

Avec ma présence sur les ondes d’APTN, le secret de ma grand-mère s’est vu complètement dévoilé, et à la télévision nationale en plus.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé de documenter les efforts que j’ai fournis pour la faire changer d’idée et l’amener à être fière de ce qu’elle était vraiment.

En cours de route, je me suis surprise moi-même; non seulement parce que j’avais convaincu Mémère d’être une fière Métisse, mais parce que j’avais appris à connaître et à aimer encore plus profondément mes racines autochtones que j’avais découvertes depuis peu.

En 2008, mon documentaire Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival de films ImagineNative, à Toronto. 

Ma quête s’est poursuivie lors de la tournée des festivals autochtones, où j’ai présenté mon film, de Vancouver à New York, en passant par Montréal.  

Les histoires que j’y ai entendues et les gens que j’y ai rencontrés étaient pour moi une récompense extraordinaire.

La majeure partie de mon travail continue de porter sur la communauté autochtone, et j’en apprends toujours davantage sur mon héritage culturel.

J’ai eu le privilège de travailler aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010, dans le cadre de la toute première diffusion officielle des Jeux sur un réseau de télévision autochtone (APTN).

J’ai aussi réalisé trois épisodes de One With Nature pour le réseau APTN. Il s’agit d’une série sur la nature qui explore l’énorme potentiel du savoir traditionnel autochtone dans le monde d’aujourd’hui.

Et maintenant, l’aventure se poursuit avec le projet numérique 8e feu, qui m’amène à explorer encore plus profondément la communauté métisse du Manitoba.

Jérémie Wookey

Je m’appelle Jérémie Wookey. Je suis un cinéaste métis francophone établi à Winnipeg.

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de notre vie. Mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 8 ans que ma famille a découvert notre sang métis. C’était un secret que ma grand-mère nous avait caché, mais quelque part, au fond de nous, comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que c’était là, et en creusant un peu, ce que l’on soupçonnait s’est confirmé.

Quelques années plus tard, j’ai filmé le documentaire de ma soeur, Mémère métisse, qui relate la démarche qu’elle a suivie pour aider notre grand-mère à ne plus ressentir de honte à l’égard de ses racines autochtones et à devenir une fière Métisse. C’était une expérience enrichissante, car tous les trois,  et pas seulement ma Mémère, au fond de nous-mêmes, apprenions à mieux comprendre et à mieux apprécier l’histoire de notre famille et notre identité en tant qu’Autochtones.

En 2008, Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival ImagineNative de Toronto. Après cela,  Janelle et moi avons voyagé ensemble pour présenter le film dans les festivals autochtones de Vancouver à New York, en passant par Montréal. C’était une année extraordinaire sur les deux plans personnel et professionnel.

En 2010, j’ai passé un moment merveilleux à travailler avec l’équipe de production pour la diffusion historique d’APTN des Jeux olympiques. Titulaire d’une majeure en radiodiffusion du programme en communications créatives (Creative Communications) du Red River College, j’ai remporté deux prix aux Broadcaster’s Association of Manitoba Awards (Prix de l’Association des radiodiffuseurs du Manitoba) : le prix de la réalisation exceptionnelle en radio et celui de la réalisation exceptionnelle en télévision. J’ai également remporté le prix du meilleur documentaire pour mon court-métrage documentaire Sisters, aux Creative Communications Media Awards.

Aujourd’hui, je travaille surtout dans l’information. J’ai beaucoup de plaisir à faire ces reportages rapides de deux minutes basés sur des faits réels, mais ma véritable passion, c’est de creuser un peu plus les grandes questions à travers l’objectif de ma caméra. Mon expérience dans 8e feu, c’était tout à fait cela. Il y a tellement d’histoires à raconter (ou à montrer), et j’ai hâte d’aller plus loin dans ma carrière pour les découvrir et les montrer au Canada et au reste du monde.

Métis Fiddler Quartet de Janelle Wookey

Je m’appelle Janelle Wookey. Je suis une Métisse francophone, cinéaste et animatrice à la télévision à Winnipeg. 

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de nos vies, mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 10 ans que ma famille a découvert que nous avions du sang métis.  

C’était un secret que ma grand-mère nous avait toujours caché. Mais comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que, quelque part au fond de nous, c’était là. Et en fouillant un peu, nous avons pu confirmer ce que l’on soupçonnait.

Quelques années plus tard, j’ai animé une émission sur le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN).

Avec ma présence sur les ondes d’APTN, le secret de ma grand-mère s’est vu complètement dévoilé, et à la télévision nationale en plus.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé de documenter les efforts que j’ai fournis pour la faire changer d’idée et l’amener à être fière de ce qu’elle était vraiment.

En cours de route, je me suis surprise moi-même; non seulement parce que j’avais convaincu Mémère d’être une fière Métisse, mais parce que j’avais appris à connaître et à aimer encore plus profondément mes racines autochtones que j’avais découvertes depuis peu.

En 2008, mon documentaire Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival de films ImagineNative, à Toronto. 

Ma quête s’est poursuivie lors de la tournée des festivals autochtones, où j’ai présenté mon film, de Vancouver à New York, en passant par Montréal.  

Les histoires que j’y ai entendues et les gens que j’y ai rencontrés étaient pour moi une récompense extraordinaire.

La majeure partie de mon travail continue de porter sur la communauté autochtone, et j’en apprends toujours davantage sur mon héritage culturel.

J’ai eu le privilège de travailler aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010, dans le cadre de la toute première diffusion officielle des Jeux sur un réseau de télévision autochtone (APTN).

J’ai aussi réalisé trois épisodes de One With Nature pour le réseau APTN. Il s’agit d’une série sur la nature qui explore l’énorme potentiel du savoir traditionnel autochtone dans le monde d’aujourd’hui.

Et maintenant, l’aventure se poursuit avec le projet numérique 8e feu, qui m’amène à explorer encore plus profondément la communauté métisse du Manitoba.

Voir le reportage (en anglais seulement)

La couleur de la peau de Janelle Wookey

Je m’appelle Janelle Wookey. Je suis une Métisse francophone, cinéaste et animatrice à la télévision à Winnipeg. 

J’ai grandi dans une grande famille franco-manitobaine. Notre culture et notre langue ont joué un rôle déterminant dans toutes les facettes de nos vies, mais ce n’est que quand j’ai atteint l’âge de 10 ans que ma famille a découvert que nous avions du sang métis.  

C’était un secret que ma grand-mère nous avait toujours caché. Mais comme bien d’autres Manitobains de notre âge, nous sentions que, quelque part au fond de nous, c’était là. Et en fouillant un peu, nous avons pu confirmer ce que l’on soupçonnait.

Quelques années plus tard, j’ai animé une émission sur le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN).

Avec ma présence sur les ondes d’APTN, le secret de ma grand-mère s’est vu complètement dévoilé, et à la télévision nationale en plus.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé de documenter les efforts que j’ai fournis pour la faire changer d’idée et l’amener à être fière de ce qu’elle était vraiment.

En cours de route, je me suis surprise moi-même; non seulement parce que j’avais convaincu Mémère d’être une fière Métisse, mais parce que j’avais appris à connaître et à aimer encore plus profondément mes racines autochtones que j’avais découvertes depuis peu.

En 2008, mon documentaire Mémère métisse a été présenté pour la première fois à l’ouverture du Festival de films ImagineNative, à Toronto. 

Ma quête s’est poursuivie lors de la tournée des festivals autochtones, où j’ai présenté mon film, de Vancouver à New York, en passant par Montréal.  

Les histoires que j’y ai entendues et les gens que j’y ai rencontrés étaient pour moi une récompense extraordinaire.

La majeure partie de mon travail continue de porter sur la communauté autochtone, et j’en apprends toujours davantage sur mon héritage culturel.

J’ai eu le privilège de travailler aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010, dans le cadre de la toute première diffusion officielle des Jeux sur un réseau de télévision autochtone (APTN).

J’ai aussi réalisé trois épisodes de One With Nature pour le réseau APTN. Il s’agit d’une série sur la nature qui explore l’énorme potentiel du savoir traditionnel autochtone dans le monde d’aujourd’hui.

Et maintenant, l’aventure se poursuit avec le projet numérique 8e feu, qui m’amène à explorer encore plus profondément la communauté métisse du Manitoba.

Voir le reportage (en anglais seulement)

Pensionnat de Sacré-Coeur de Paul Andrew

Je suis né dans les monts Mackenzie près de la communauté Tulita (anciennement Fort Norman). J’ai grandi dans les bois, où  j’ai appris la langue et les traditions dénées, avant d’aller à l’école à Inuvik.   

J’ai passé sept ans au pensionnat de Grollier Hall. J’y ai terminé mon secondaire avant d’aller à l’université en Nouvelle-Écosse. Mais c’est pendant mes voyages en Europe, au Mexique, aux États-Unis et partout au Canada, notamment dans plusieurs régions du Nord, que j’ai le plus appris.

J’ai servi mon peuple en tant que chef à Tulita, en plus de faire du bénévolat dans pratiquement tous les services communautaires.

Dans la région de Sahtu, j’ai occupé divers postes pour la nation dénée, dont celui de vice-président.

J’ai commencé ma carrière dans la les médias audiovisuels à CBC North où j’ai fait de la radio à Inuvik. J’ai ensuite déménagé à Yellowknife  pour travailler dans le cadre du programme Slavey. Ensuite, je suis passé à la télévision  pour animer l’émission Focus North.

J’ai animé l’émission CBC Northbeat pendant 11 ans. Je suis maintenant correspondant autochtone pour CBC North.

Je suis aussi chanteur et musicien, et j’interprète mes propres compositions en langue Slavey.

En 2008, j’ai gagné un Prix national d’excellence décerné aux Autochtones dans la catégorie  médias et communications.

J’ai été nommé bénévole de l’année du programme d’alphabétisation des Territoires du Nord-Ouest et j’ai remporté le prix de CBC North pour la qualité de mon service et de mon esprit d’équipe. 

J’ai animé diverses émissions spéciales pour CBC Television, notamment les élections des Territoires du Nord-Ouest et la visite de la famille royale dans le Nord. Enfin, j’ai reçu un prix au nom de CBC au Festival international de films sportifs, à Palerme, en Sicile, pour la couverture des Jeux d’hiver de l’Arctique de 2000.

Voir le reportage (en anglais seulement)

Récupérer les noms dénés de Dëneze Nakehk'o

Dëneze Nakehk'o

Je m’appelle Dëneze Nakehk'o. Je suis originaire du Denendeh – la terre des eaux sacrées. Mon père s’appelle Jim Antoine et ma mère, Celine Antoine. Mon prénom est en [langue] denesuline, et vient du côté de ma mère. Il signifie « petit homme ». Mon nom de famille vient du dehcho, du côté de mon père. Il signifie « deux feux ».

Les prêtres et les sœurs du pensionnat ont changé le nom de famille de mon père, qui était Nakehk’o, pour celui d’Antoine. Mais je l’ai repris pour moi, ma femme, mon fils et ma fille.

Je travaille actuellement pour CBC à Yellowknife. J’ai fait mes débuts à la télévision au réseau APTN, puis à la radio à la station CKLB de la Native Communications Society.

À travers mon travail, j’essaie de retrouver ce que les Dénés ont perdu ou se sont fait enlever au fil des ans.

C’est une lutte que j’ai décidé de mener, comme l’ont fait avant moi mes parents et mes grands-parents, et j’espère que ce ne sera pas trop lourd à porter pour mon fils K’a et ma fille Lucia.

Ma jeune famille me rappelle constamment ce qui est important, mais aussi comment s’amuser.

J’adore le cinéma et j’espère un jour réaliser des documentaires et des films à grand spectacle dont les histoires se déroulent au Denendeh.

Wapikoni toujours mobile de Sonia Bonspille-Boileau

Je suis née et j’ai grandi à Okanesatake. Non, ce n’est pas une coquille… J’ai bien écrit OKanesatake. Je viens d’Oka et de Kanesatake. Dans ma tête et dans mon cœur, ils ne font qu’un. C’est là où j’ai grandi et ce sera toujours l’endroit que je nommerai « chez moi » (même si mon hypothèque est à plus de 250 km de là!).

J’ai grandi à la frontière entre deux mondes. Mon père est un Québécois d’Oka et ma mère est une Mohawk.

Je ne me suis jamais sentie vraiment partagée entre deux mondes, jusqu’à ce que les médias me le soulignent à répétition lors de la crise d’Oka en 1990. C’est comme si on m’avait demandé de choisir un camp et de détester l’autre. J’ai choisi de les ignorer tous. Quand on a douze ans et qu’on ferme les yeux, le problème disparaît. J’ai détourné mon attention sur un sujet plus léger et plus divertissant : les arts!  

Après avoir obtenu mon diplôme en cinéma à  Concordia, j’ai réalisé quelques courts documentaires pour La course autour de la grande tortue. Pour cette série, j’ai visité plusieurs communautés autochtones au Québec, et je me suis aperçue à quel point elles étaient différentes les unes des autres.

En 2007, je suis allée vivre à Gatineau pour travailler avec Nish Media, une maison de production autochtone qui préparait une vidéo pour la prévention du suicide chez les jeunes.

Nous avons parcouru le pays pour promouvoir  les programmes de prévention du suicide et raconter l’histoire de personnes touchées par le suicide chez les jeunes Autochtones.

C’était bouleversant, mais tout de même gratifiant. Après ce documentaire, j’ai décidé que mes projets à venir seraient porteurs d’espoir et qu’ils remonteraient le moral, même dans les situations sombres et tristes.  

C’est là que nous avons créé La Piqûre!, une série qui donnait aux adolescents l’occasion de vivre pendant quelques jours leur carrière rêvée. Nous voulions les encourager à poursuivre leurs études et, d’une certaine manière, tenter de prévenir le suicide des adolescents. Je suis vraiment fière de cette série. Encore aujourd’hui, je reçois des courriels des participants.     

La confiance en soi se développe avant l’adolescence. C’est pourquoi j’ai accepté immédiatement de réaliser Mouki, une série pour les tout-petits qui les incite à découvrir le monde autour d’eux, tout en apprenant et en respectant les traditions et la culture autochtones.

En 2007, mon grand-père mohawk est décédé. Il était mon lien avec le monde autochtone. Après sa mort, je me suis sentie vraiment perdue.

Je savais que j’étais Mohawk, mais, sans lui, je ne savais plus ce que cela voulait dire. Je ne m’étais jamais posé la question de son vivant, puisque je n’en ressentais pas le besoin.  

Même sur le plan professionnel, je me sentais comme un imposteur. Qui étais-je pour prétendre être une cinéaste autochtone si je ne savais même pas ce qu’être Mohawk voulait dire? 

Les gens autour de moi m’encourageaient à explorer ces sentiments dans mon prochain film. Selon eux, je n’étais pas la seule à m’interroger sur mon identité culturelle. Je suis reconnaissante envers mon grand-père parce qu’il m’a obligée à faire ce cheminement, chose que je fuyais depuis la crise d’Oka.

Cette quête a donné Last Call Indien, un film dans lequel je parle de mes racines et de mon identité. En plus d’avoir été diffusé par CBC, il a été présenté dans de nombreux festivals et a été mis en nomination aux prix Gemini dans la catégorie meilleure cinématographie. La version française a reçu le prix Gémeaux 2011 de la diversité.

Dans le projet Internet 8e feu, je continue de rechercher l’espoir qui existe dans chaque histoire, même dans les plus tristes.

Je voudrais mettre en valeur la beauté et le bon côté de ma communauté, en y portant enfin le regard positif qu’elle mérite.

Je le dois à mon grand-père et à mon fils. Même si ce dernier vit à plus de 200 km de ses grands-parents et de ma ville natale, je vais m’assurer qu’il grandira en étant fier de son héritage culturel. 

Je veux aussi qu’il sache qu’il n’a pas à choisir entre deux cultures, qu’elles sont en lui. Je veux qu’il sache que sa mère vient d’Okanesatake. 

Le printemps de Kanehsatake de Sonia Bonspille-Boileau

Je suis née et j’ai grandi à Okanesatake. Non, ce n’est pas une coquille… J’ai bien écrit OKanesatake. Je viens d’Oka et de Kanesatake. Dans ma tête et dans mon cœur, ils ne font qu’un. C’est là où j’ai grandi et ce sera toujours l’endroit que je nommerai « chez moi » (même si mon hypothèque est à plus de 250 km de là!).

J’ai grandi à la frontière entre deux mondes. Mon père est un Québécois d’Oka et ma mère est une Mohawk.

Je ne me suis jamais sentie vraiment partagée entre deux mondes, jusqu’à ce que les médias me le soulignent à répétition lors de la crise d’Oka en 1990. C’est comme si on m’avait demandé de choisir un camp et de détester l’autre. J’ai choisi de les ignorer tous. Quand on a douze ans et qu’on ferme les yeux, le problème disparaît. J’ai détourné mon attention sur un sujet plus léger et plus divertissant : les arts!  

Après avoir obtenu mon diplôme en cinéma à  Concordia, j’ai réalisé quelques courts documentaires pour La course autour de la grande tortue. Pour cette série, j’ai visité plusieurs communautés autochtones au Québec, et je me suis aperçue à quel point elles étaient différentes les unes des autres.

En 2007, je suis allée vivre à Gatineau pour travailler avec Nish Media, une maison de production autochtone qui préparait une vidéo pour la prévention du suicide chez les jeunes.

Nous avons parcouru le pays pour promouvoir  les programmes de prévention du suicide et raconter l’histoire de personnes touchées par le suicide chez les jeunes Autochtones.

C’était bouleversant, mais tout de même gratifiant. Après ce documentaire, j’ai décidé que mes projets à venir seraient porteurs d’espoir et qu’ils remonteraient le moral, même dans les situations sombres et tristes.  

C’est là que nous avons créé La Piqûre!, une série qui donnait aux adolescents l’occasion de vivre pendant quelques jours leur carrière rêvée. Nous voulions les encourager à poursuivre leurs études et, d’une certaine manière, tenter de prévenir le suicide des adolescents. Je suis vraiment fière de cette série. Encore aujourd’hui, je reçois des courriels des participants.     

La confiance en soi se développe avant l’adolescence. C’est pourquoi j’ai accepté immédiatement de réaliser Mouki, une série pour les tout-petits qui les incite à découvrir le monde autour d’eux, tout en apprenant et en respectant les traditions et la culture autochtones.

En 2007, mon grand-père mohawk est décédé. Il était mon lien avec le monde autochtone. Après sa mort, je me suis sentie vraiment perdue.

Je savais que j’étais Mohawk, mais, sans lui, je ne savais plus ce que cela voulait dire. Je ne m’étais jamais posé la question de son vivant, puisque je n’en ressentais pas le besoin.  

Même sur le plan professionnel, je me sentais comme un imposteur. Qui étais-je pour prétendre être une cinéaste autochtone si je ne savais même pas ce qu’être Mohawk voulait dire? 

Les gens autour de moi m’encourageaient à explorer ces sentiments dans mon prochain film. Selon eux, je n’étais pas la seule à m’interroger sur mon identité culturelle. Je suis reconnaissante envers mon grand-père parce qu’il m’a obligée à faire ce cheminement, chose que je fuyais depuis la crise d’Oka.

Cette quête a donné Last Call Indien, un film dans lequel je parle de mes racines et de mon identité. En plus d’avoir été diffusé par CBC, il a été présenté dans de nombreux festivals et a été mis en nomination aux prix Gemini dans la catégorie meilleure cinématographie. La version française a reçu le prix Gémeaux 2011 de la diversité.

Dans le projet Internet 8e feu, je continue de rechercher l’espoir qui existe dans chaque histoire, même dans les plus tristes.

Je voudrais mettre en valeur la beauté et le bon côté de ma communauté, en y portant enfin le regard positif qu’elle mérite.

Je le dois à mon grand-père et à mon fils. Même si ce dernier vit à plus de 200 km de ses grands-parents et de ma ville natale, je vais m’assurer qu’il grandira en étant fier de son héritage culturel. 

Je veux aussi qu’il sache qu’il n’a pas à choisir entre deux cultures, qu’elles sont en lui. Je veux qu’il sache que sa mère vient d’Okanesatake. 

Carey, mon héros de Sonia Bonspille-Boileau

Je suis née et j’ai grandi à Okanesatake. Non, ce n’est pas une coquille… J’ai bien écrit OKanesatake. Je viens d’Oka et de Kanesatake. Dans ma tête et dans mon cœur, ils ne font qu’un. C’est là où j’ai grandi et ce sera toujours l’endroit que je nommerai « chez moi » (même si mon hypothèque est à plus de 250 km de là!).

J’ai grandi à la frontière entre deux mondes. Mon père est un Québécois d’Oka et ma mère est une Mohawk.

Je ne me suis jamais sentie vraiment partagée entre deux mondes, jusqu’à ce que les médias me le soulignent à répétition lors de la crise d’Oka en 1990. C’est comme si on m’avait demandé de choisir un camp et de détester l’autre. J’ai choisi de les ignorer tous. Quand on a douze ans et qu’on ferme les yeux, le problème disparaît. J’ai détourné mon attention sur un sujet plus léger et plus divertissant : les arts!  

Après avoir obtenu mon diplôme en cinéma à  Concordia, j’ai réalisé quelques courts documentaires pour La course autour de la grande tortue. Pour cette série, j’ai visité plusieurs communautés autochtones au Québec, et je me suis aperçue à quel point elles étaient différentes les unes des autres.

En 2007, je suis allée vivre à Gatineau pour travailler avec Nish Media, une maison de production autochtone qui préparait une vidéo pour la prévention du suicide chez les jeunes.

Nous avons parcouru le pays pour promouvoir  les programmes de prévention du suicide et raconter l’histoire de personnes touchées par le suicide chez les jeunes Autochtones.

C’était bouleversant, mais tout de même gratifiant. Après ce documentaire, j’ai décidé que mes projets à venir seraient porteurs d’espoir et qu’ils remonteraient le moral, même dans les situations sombres et tristes.  

C’est là que nous avons créé La Piqûre!, une série qui donnait aux adolescents l’occasion de vivre pendant quelques jours leur carrière rêvée. Nous voulions les encourager à poursuivre leurs études et, d’une certaine manière, tenter de prévenir le suicide des adolescents. Je suis vraiment fière de cette série. Encore aujourd’hui, je reçois des courriels des participants.     

La confiance en soi se développe avant l’adolescence. C’est pourquoi j’ai accepté immédiatement de réaliser Mouki, une série pour les tout-petits qui les incite à découvrir le monde autour d’eux, tout en apprenant et en respectant les traditions et la culture autochtones.

En 2007, mon grand-père mohawk est décédé. Il était mon lien avec le monde autochtone. Après sa mort, je me suis sentie vraiment perdue.

Je savais que j’étais Mohawk, mais, sans lui, je ne savais plus ce que cela voulait dire. Je ne m’étais jamais posé la question de son vivant, puisque je n’en ressentais pas le besoin.  

Même sur le plan professionnel, je me sentais comme un imposteur. Qui étais-je pour prétendre être une cinéaste autochtone si je ne savais même pas ce qu’être Mohawk voulait dire? 

Les gens autour de moi m’encourageaient à explorer ces sentiments dans mon prochain film. Selon eux, je n’étais pas la seule à m’interroger sur mon identité culturelle. Je suis reconnaissante envers mon grand-père parce qu’il m’a obligée à faire ce cheminement, chose que je fuyais depuis la crise d’Oka.

Cette quête a donné Last Call Indien, un film dans lequel je parle de mes racines et de mon identité. En plus d’avoir été diffusé par CBC, il a été présenté dans de nombreux festivals et a été mis en nomination aux prix Gemini dans la catégorie meilleure cinématographie. La version française a reçu le prix Gémeaux 2011 de la diversité.

Dans le projet Internet 8e feu, je continue de rechercher l’espoir qui existe dans chaque histoire, même dans les plus tristes.

Je voudrais mettre en valeur la beauté et le bon côté de ma communauté, en y portant enfin le regard positif qu’elle mérite.

Je le dois à mon grand-père et à mon fils. Même si ce dernier vit à plus de 200 km de ses grands-parents et de ma ville natale, je vais m’assurer qu’il grandira en étant fier de son héritage culturel. 

Je veux aussi qu’il sache qu’il n’a pas à choisir entre deux cultures, qu’elles sont en lui. Je veux qu’il sache que sa mère vient d’Okanesatake. 

Klu’skap de Sonia Bonspille-Boileau

Je suis née et j’ai grandi à Okanesatake. Non, ce n’est pas une coquille… J’ai bien écrit OKanesatake. Je viens d’Oka et de Kanesatake. Dans ma tête et dans mon cœur, ils ne font qu’un. C’est là où j’ai grandi et ce sera toujours l’endroit que je nommerai « chez moi » (même si mon hypothèque est à plus de 250 km de là!).

J’ai grandi à la frontière entre deux mondes. Mon père est un Québécois d’Oka et ma mère est une Mohawk.

Je ne me suis jamais sentie vraiment partagée entre deux mondes, jusqu’à ce que les médias me le soulignent à répétition lors de la crise d’Oka en 1990. C’est comme si on m’avait demandé de choisir un camp et de détester l’autre. J’ai choisi de les ignorer tous. Quand on a douze ans et qu’on ferme les yeux, le problème disparaît. J’ai détourné mon attention sur un sujet plus léger et plus divertissant : les arts!  

Après avoir obtenu mon diplôme en cinéma à  Concordia, j’ai réalisé quelques courts documentaires pour La course autour de la grande tortue. Pour cette série, j’ai visité plusieurs communautés autochtones au Québec, et je me suis aperçue à quel point elles étaient différentes les unes des autres.

En 2007, je suis allée vivre à Gatineau pour travailler avec Nish Media, une maison de production autochtone qui préparait une vidéo pour la prévention du suicide chez les jeunes.

Nous avons parcouru le pays pour promouvoir  les programmes de prévention du suicide et raconter l’histoire de personnes touchées par le suicide chez les jeunes Autochtones.

C’était bouleversant, mais tout de même gratifiant. Après ce documentaire, j’ai décidé que mes projets à venir seraient porteurs d’espoir et qu’ils remonteraient le moral, même dans les situations sombres et tristes.  

C’est là que nous avons créé La Piqûre!, une série qui donnait aux adolescents l’occasion de vivre pendant quelques jours leur carrière rêvée. Nous voulions les encourager à poursuivre leurs études et, d’une certaine manière, tenter de prévenir le suicide des adolescents. Je suis vraiment fière de cette série. Encore aujourd’hui, je reçois des courriels des participants.     

La confiance en soi se développe avant l’adolescence. C’est pourquoi j’ai accepté immédiatement de réaliser Mouki, une série pour les tout-petits qui les incite à découvrir le monde autour d’eux, tout en apprenant et en respectant les traditions et la culture autochtones.

En 2007, mon grand-père mohawk est décédé. Il était mon lien avec le monde autochtone. Après sa mort, je me suis sentie vraiment perdue.

Je savais que j’étais Mohawk, mais, sans lui, je ne savais plus ce que cela voulait dire. Je ne m’étais jamais posé la question de son vivant, puisque je n’en ressentais pas le besoin.  

Même sur le plan professionnel, je me sentais comme un imposteur. Qui étais-je pour prétendre être une cinéaste autochtone si je ne savais même pas ce qu’être Mohawk voulait dire? 

Les gens autour de moi m’encourageaient à explorer ces sentiments dans mon prochain film. Selon eux, je n’étais pas la seule à m’interroger sur mon identité culturelle. Je suis reconnaissante envers mon grand-père parce qu’il m’a obligée à faire ce cheminement, chose que je fuyais depuis la crise d’Oka.

Cette quête a donné Last Call Indien, un film dans lequel je parle de mes racines et de mon identité. En plus d’avoir été diffusé par CBC, il a été présenté dans de nombreux festivals et a été mis en nomination aux prix Gemini dans la catégorie meilleure cinématographie. La version française a reçu le prix Gémeaux 2011 de la diversité.

Dans le projet Internet 8e feu, je continue de rechercher l’espoir qui existe dans chaque histoire, même dans les plus tristes.

Je voudrais mettre en valeur la beauté et le bon côté de ma communauté, en y portant enfin le regard positif qu’elle mérite.

Je le dois à mon grand-père et à mon fils. Même si ce dernier vit à plus de 200 km de ses grands-parents et de ma ville natale, je vais m’assurer qu’il grandira en étant fier de son héritage culturel. 

Je veux aussi qu’il sache qu’il n’a pas à choisir entre deux cultures, qu’elles sont en lui. Je veux qu’il sache que sa mère vient d’Okanesatake. 

Acamérindien de Sonia Bonspille-Boileau

Je suis née et j’ai grandi à Okanesatake. Non, ce n’est pas une coquille… J’ai bien écrit OKanesatake. Je viens d’Oka et de Kanesatake. Dans ma tête et dans mon cœur, ils ne font qu’un. C’est là où j’ai grandi et ce sera toujours l’endroit que je nommerai « chez moi » (même si mon hypothèque est à plus de 250 km de là!).

J’ai grandi à la frontière entre deux mondes. Mon père est un Québécois d’Oka et ma mère est une Mohawk.

Je ne me suis jamais sentie vraiment partagée entre deux mondes, jusqu’à ce que les médias me le soulignent à répétition lors de la crise d’Oka en 1990. C’est comme si on m’avait demandé de choisir un camp et de détester l’autre. J’ai choisi de les ignorer tous. Quand on a douze ans et qu’on ferme les yeux, le problème disparaît. J’ai détourné mon attention sur un sujet plus léger et plus divertissant : les arts!  

Après avoir obtenu mon diplôme en cinéma à  Concordia, j’ai réalisé quelques courts documentaires pour La course autour de la grande tortue. Pour cette série, j’ai visité plusieurs communautés autochtones au Québec, et je me suis aperçue à quel point elles étaient différentes les unes des autres.

En 2007, je suis allée vivre à Gatineau pour travailler avec Nish Media, une maison de production autochtone qui préparait une vidéo pour la prévention du suicide chez les jeunes.

Nous avons parcouru le pays pour promouvoir  les programmes de prévention du suicide et raconter l’histoire de personnes touchées par le suicide chez les jeunes Autochtones.

C’était bouleversant, mais tout de même gratifiant. Après ce documentaire, j’ai décidé que mes projets à venir seraient porteurs d’espoir et qu’ils remonteraient le moral, même dans les situations sombres et tristes.  

C’est là que nous avons créé La Piqûre!, une série qui donnait aux adolescents l’occasion de vivre pendant quelques jours leur carrière rêvée. Nous voulions les encourager à poursuivre leurs études et, d’une certaine manière, tenter de prévenir le suicide des adolescents. Je suis vraiment fière de cette série. Encore aujourd’hui, je reçois des courriels des participants.     

La confiance en soi se développe avant l’adolescence. C’est pourquoi j’ai accepté immédiatement de réaliser Mouki, une série pour les tout-petits qui les incite à découvrir le monde autour d’eux, tout en apprenant et en respectant les traditions et la culture autochtones.

En 2007, mon grand-père mohawk est décédé. Il était mon lien avec le monde autochtone. Après sa mort, je me suis sentie vraiment perdue.

Je savais que j’étais Mohawk, mais, sans lui, je ne savais plus ce que cela voulait dire. Je ne m’étais jamais posé la question de son vivant, puisque je n’en ressentais pas le besoin.  

Même sur le plan professionnel, je me sentais comme un imposteur. Qui étais-je pour prétendre être une cinéaste autochtone si je ne savais même pas ce qu’être Mohawk voulait dire? 

Les gens autour de moi m’encourageaient à explorer ces sentiments dans mon prochain film. Selon eux, je n’étais pas la seule à m’interroger sur mon identité culturelle. Je suis reconnaissante envers mon grand-père parce qu’il m’a obligée à faire ce cheminement, chose que je fuyais depuis la crise d’Oka.

Cette quête a donné Last Call Indien, un film dans lequel je parle de mes racines et de mon identité. En plus d’avoir été diffusé par CBC, il a été présenté dans de nombreux festivals et a été mis en nomination aux prix Gemini dans la catégorie meilleure cinématographie. La version française a reçu le prix Gémeaux 2011 de la diversité.

Dans le projet Internet 8e feu, je continue de rechercher l’espoir qui existe dans chaque histoire, même dans les plus tristes.

Je voudrais mettre en valeur la beauté et le bon côté de ma communauté, en y portant enfin le regard positif qu’elle mérite.

Je le dois à mon grand-père et à mon fils. Même si ce dernier vit à plus de 200 km de ses grands-parents et de ma ville natale, je vais m’assurer qu’il grandira en étant fier de son héritage culturel. 

Je veux aussi qu’il sache qu’il n’a pas à choisir entre deux cultures, qu’elles sont en lui. Je veux qu’il sache que sa mère vient d’Okanesatake. 

Voter ou ne pas voter? de Sonia Bonspille-Boileau

Je suis née et j’ai grandi à Okanesatake. Non, ce n’est pas une coquille… J’ai bien écrit OKanesatake. Je viens d’Oka et de Kanesatake. Dans ma tête et dans mon cœur, ils ne font qu’un. C’est là où j’ai grandi et ce sera toujours l’endroit que je nommerai « chez moi » (même si mon hypothèque est à plus de 250 km de là!).

J’ai grandi à la frontière entre deux mondes. Mon père est un Québécois d’Oka et ma mère est une Mohawk.

Je ne me suis jamais sentie vraiment partagée entre deux mondes, jusqu’à ce que les médias me le soulignent à répétition lors de la crise d’Oka en 1990. C’est comme si on m’avait demandé de choisir un camp et de détester l’autre. J’ai choisi de les ignorer tous. Quand on a douze ans et qu’on ferme les yeux, le problème disparaît. J’ai détourné mon attention sur un sujet plus léger et plus divertissant : les arts!  

Après avoir obtenu mon diplôme en cinéma à  Concordia, j’ai réalisé quelques courts documentaires pour La course autour de la grande tortue. Pour cette série, j’ai visité plusieurs communautés autochtones au Québec, et je me suis aperçue à quel point elles étaient différentes les unes des autres.

En 2007, je suis allée vivre à Gatineau pour travailler avec Nish Media, une maison de production autochtone qui préparait une vidéo pour la prévention du suicide chez les jeunes.

Nous avons parcouru le pays pour promouvoir  les programmes de prévention du suicide et raconter l’histoire de personnes touchées par le suicide chez les jeunes Autochtones.

C’était bouleversant, mais tout de même gratifiant. Après ce documentaire, j’ai décidé que mes projets à venir seraient porteurs d’espoir et qu’ils remonteraient le moral, même dans les situations sombres et tristes.  

C’est là que nous avons créé La Piqûre!, une série qui donnait aux adolescents l’occasion de vivre pendant quelques jours leur carrière rêvée. Nous voulions les encourager à poursuivre leurs études et, d’une certaine manière, tenter de prévenir le suicide des adolescents. Je suis vraiment fière de cette série. Encore aujourd’hui, je reçois des courriels des participants.     

La confiance en soi se développe avant l’adolescence. C’est pourquoi j’ai accepté immédiatement de réaliser Mouki, une série pour les tout-petits qui les incite à découvrir le monde autour d’eux, tout en apprenant et en respectant les traditions et la culture autochtones.

En 2007, mon grand-père mohawk est décédé. Il était mon lien avec le monde autochtone. Après sa mort, je me suis sentie vraiment perdue.

Je savais que j’étais Mohawk, mais, sans lui, je ne savais plus ce que cela voulait dire. Je ne m’étais jamais posé la question de son vivant, puisque je n’en ressentais pas le besoin.  

Même sur le plan professionnel, je me sentais comme un imposteur. Qui étais-je pour prétendre être une cinéaste autochtone si je ne savais même pas ce qu’être Mohawk voulait dire? 

Les gens autour de moi m’encourageaient à explorer ces sentiments dans mon prochain film. Selon eux, je n’étais pas la seule à m’interroger sur mon identité culturelle. Je suis reconnaissante envers mon grand-père parce qu’il m’a obligée à faire ce cheminement, chose que je fuyais depuis la crise d’Oka.

Cette quête a donné Last Call Indien, un film dans lequel je parle de mes racines et de mon identité. En plus d’avoir été diffusé par CBC, il a été présenté dans de nombreux festivals et a été mis en nomination aux prix Gemini dans la catégorie meilleure cinématographie. La version française a reçu le prix Gémeaux 2011 de la diversité.

Dans le projet Internet 8e feu, je continue de rechercher l’espoir qui existe dans chaque histoire, même dans les plus tristes.

Je voudrais mettre en valeur la beauté et le bon côté de ma communauté, en y portant enfin le regard positif qu’elle mérite.

Je le dois à mon grand-père et à mon fils. Même si ce dernier vit à plus de 200 km de ses grands-parents et de ma ville natale, je vais m’assurer qu’il grandira en étant fier de son héritage culturel. 

Je veux aussi qu’il sache qu’il n’a pas à choisir entre deux cultures, qu’elles sont en lui. Je veux qu’il sache que sa mère vient d’Okanesatake. 

L’athlète olympique de Tracey Deer

Je suis une cinéaste mohawk de Kahnawake. Dès l’âge de douze ans, je voulais travailler dans les médias. Ces dix dernières années, j’ai travaillé avec Rezolution Pictures, Mushkeg Media, l’Office national du film et Buffalo Gals Pictures. J’ai aussi fondé ma propre maison de production, Mohawk Princess Productions.

Je compte quatre longs métrages documentaires à mon actif, ainsi que des collaborations à des séries documentaires pour la télévision, des séries de fiction et des courts métrages dont plusieurs ont remporté des prix.

Je me suis jointe à Rezolution Pictures pour coréaliser avec Neil Diamond (Cri) One More River: The Deal that Split the Cree. Ce documentaire a remporté le prix du meilleur documentaire aux Rendez-vous du cinéma québécois en 2005, et a été mis en nomination aux prix Gemini pour le meilleur documentaire social/politique.

J’ai scénarisé, réalisé et filmé Mohawk Girls, un film sur les adolescentes qui grandissent à Kahnawake. Ce film a remporté le prix Alanis Obomsawin remis au meilleur documentaire du festival des arts médiatiques et du cinéma imagineNATIVE, en 2005

Le plus récent documentaire que j’ai réalisé seule s’intitule Club Native. Il jette un regard sur les enjeux liés à l’appartenance à la communauté et à la pureté du sang. Il a fait partie de la sélection officielle des Hot Docs 2008. Ce film a aussi gagné plusieurs prix, dont le Gemini en 2009 pour le meilleur scénario documentaire, ainsi que le Gemini spécial pour la meilleure émission multiculturelle de l’année.

J’ai également fait équipe avec Paul Rickard (Cri), de Mushked Media, pour réaliser un documentaire pour le réseau APTN, intitulé Kanien’kehaka : Living the Language, à propos d’une école d’immersion en langue mohawk à Akwesane. En 2006, j’ai fondé Mohawk Princess Pictures afin de produire Escape Hatch, mon premier court métrage de fiction racontant les mésaventures d’une Mohawk en quête d’amour. C’est devenu une série télévisée intitulée Mohawk Girls pour le réseau APTN.

J’ai aussi scénarisé et dirigé Crossing the Line, un film de fiction en 3D stéréoscopique de deux minutes qui a été présenté aux Jeux olympiques d’hiver de 2010. Ce film a été produit par l’Office national du film et le réseau APTN. Plus récemment, j’ai produit, scénarisé et coréalisé la série documentaire en six parties Working it Out Together, animée par Waneek Horn-Miller et produite par Rezolution Pictures pour le réseau APTN. Sa diffusion est prévue pour l’automne 2011.

Jusqu’à maintenant, j’ai consacré ma carrière à raconter des histoires provenant de nos communautés autochtones.

J’aime par-dessus tout éveiller le public à la réalité à la fois unique, belle, surprenante et parfois frustrante de la vie moderne des Autochtones. Je crois que chaque personne a le pouvoir de rendre notre monde meilleur. J’essaie de le faire en racontant des histoires, dans l’espoir d’inspirer les autres à faire des choix positifs dans leur vie. Je crois qu’il faut bâtir des ponts entre les communautés et ne pas avoir peur de les emprunter. J’espère que vous pensez comme moi.

Voir le reportage (en anglais seulement)

L'histoire de Kara de Tracey Deer

Je suis une cinéaste mohawk de Kahnawake. Dès l’âge de douze ans, je voulais travailler dans les médias. Ces dix dernières années, j’ai travaillé avec Rezolution Pictures, Mushkeg Media, l’Office national du film et Buffalo Gals Pictures. J’ai aussi fondé ma propre maison de production, Mohawk Princess Productions.

Je compte quatre longs métrages documentaires à mon actif, ainsi que des collaborations à des séries documentaires pour la télévision, des séries de fiction et des courts métrages dont plusieurs ont remporté des prix.

Je me suis jointe à Rezolution Pictures pour coréaliser avec Neil Diamond (Cri) One More River: The Deal that Split the Cree. Ce documentaire a remporté le prix du meilleur documentaire aux Rendez-vous du cinéma québécois en 2005, et a été mis en nomination aux prix Gemini pour le meilleur documentaire social/politique.

J’ai scénarisé, réalisé et filmé Mohawk Girls, un film sur les adolescentes qui grandissent à Kahnawake. Ce film a remporté le prix Alanis Obomsawin remis au meilleur documentaire du festival des arts médiatiques et du cinéma imagineNATIVE, en 2005

Le plus récent documentaire que j’ai réalisé seule s’intitule Club Native. Il jette un regard sur les enjeux liés à l’appartenance à la communauté et à la pureté du sang. Il a fait partie de la sélection officielle des Hot Docs 2008. Ce film a aussi gagné plusieurs prix, dont le Gemini en 2009 pour le meilleur scénario documentaire, ainsi que le Gemini spécial pour la meilleure émission multiculturelle de l’année.

J’ai également fait équipe avec Paul Rickard (Cri), de Mushked Media, pour réaliser un documentaire pour le réseau APTN, intitulé Kanien’kehaka : Living the Language, à propos d’une école d’immersion en langue mohawk à Akwesane. En 2006, j’ai fondé Mohawk Princess Pictures afin de produire Escape Hatch, mon premier court métrage de fiction racontant les mésaventures d’une Mohawk en quête d’amour. C’est devenu une série télévisée intitulée Mohawk Girls pour le réseau APTN.

J’ai aussi scénarisé et dirigé Crossing the Line, un film de fiction en 3D stéréoscopique de deux minutes qui a été présenté aux Jeux olympiques d’hiver de 2010. Ce film a été produit par l’Office national du film et le réseau APTN. Plus récemment, j’ai produit, scénarisé et coréalisé la série documentaire en six parties Working it Out Together, animée par Waneek Horn-Miller et produite par Rezolution Pictures pour le réseau APTN. Sa diffusion est prévue pour l’automne 2011.

Jusqu’à maintenant, j’ai consacré ma carrière à raconter des histoires provenant de nos communautés autochtones.

J’aime par-dessus tout éveiller le public à la réalité à la fois unique, belle, surprenante et parfois frustrante de la vie moderne des Autochtones. Je crois que chaque personne a le pouvoir de rendre notre monde meilleur. J’essaie de le faire en racontant des histoires, dans l’espoir d’inspirer les autres à faire des choix positifs dans leur vie. Je crois qu’il faut bâtir des ponts entre les communautés et ne pas avoir peur de les emprunter. J’espère que vous pensez comme moi.

Le Réseau APTN de Tracey Deer

Je suis une cinéaste mohawk de Kahnawake. Dès l'âge de douze ans, je voulais travailler dans les médias. Ces dix dernières années, j'ai travaillé avec Rezolution Pictures, Mushkeg Media, l'Office national du film et Buffalo Gals Pictures. J'ai aussi fondé ma propre maison de production, Mohawk Princess Productions.

Je compte quatre longs métrages documentaires à mon actif, ainsi que des collaborations à des séries documentaires pour la télévision, des séries de fiction et des courts métrages dont plusieurs ont remporté des prix.

Je me suis jointe à Rezolution Pictures pour coréaliser avec Neil Diamond (Cri) One More River: The Deal that Split the Cree. Ce documentaire a remporté le prix du meilleur documentaire aux Rendez-vous du cinéma québécois en 2005, et a été mis en nomination aux prix Gemini pour le meilleur documentaire social/politique.

J'ai scénarisé, réalisé et filmé Mohawk Girls, un film sur les adolescentes qui grandissent à Kahnawake. Ce film a remporté le prix Alanis Obomsawin remis au meilleur documentaire du festival des arts médiatiques et du cinéma imagineNATIVE, en 2005

Le plus récent documentaire que j'ai réalisé seule s'intitule Club Native. Il jette un regard sur les enjeux liés à l'appartenance à la communauté et à la pureté du sang. Il a fait partie de la sélection officielle des Hot Docs 2008. Ce film a aussi gagné plusieurs prix, dont le Gemini en 2009 pour le meilleur scénario documentaire, ainsi que le Gemini spécial pour la meilleure émission multiculturelle de l'année.

J'ai également fait équipe avec Paul Rickard (Cri), de Mushked Media, pour réaliser un documentaire pour le réseau APTN, intitulé Kanien'kehaka : Living the Language, à propos d'une école d'immersion en langue mohawk à Akwesane. En 2006, j'ai fondé Mohawk Princess Pictures afin de produire Escape Hatch, mon premier court métrage de fiction racontant les mésaventures d'une Mohawk en quête d'amour. C'est devenu une série télévisée intitulée Mohawk Girls pour le réseau APTN.

J'ai aussi scénarisé et dirigé Crossing the Line, un film de fiction en 3D stéréoscopique de deux minutes qui a été présenté aux Jeux olympiques d'hiver de 2010. Ce film a été produit par l'Office national du film et le réseau APTN. Plus récemment, j'ai produit, scénarisé et coréalisé la série documentaire en six parties Working it Out Together, animée par Waneek Horn-Miller et produite par Rezolution Pictures pour le réseau APTN. Sa diffusion est prévue pour l'automne 2011.

Jusqu'à maintenant, j'ai consacré ma carrière à raconter des histoires provenant de nos communautés autochtones.

J'aime par-dessus tout éveiller le public à la réalité à la fois unique, belle, surprenante et parfois frustrante de la vie moderne des Autochtones. Je crois que chaque personne a le pouvoir de rendre notre monde meilleur. J'essaie de le faire en racontant des histoires, dans l'espoir d'inspirer les autres à faire des choix positifs dans leur vie. Je crois qu'il faut bâtir des ponts entre les communautés et ne pas avoir peur de les emprunter. J'espère que vous pensez comme moi.

Tshiuetin Vollant

Kuei! Kuei!

Je m’appelle Tshiuetin. Je fais des films quand l’occasion se présente avec le Wapikoni mobile. J’aime bien rendre compte de ma réalité de « réservé ».  Ma façon de faire des films m’amène parfois à faire des projets que je qualifierais de « bizarres ».  J’aime bien les films bizarres (qui sortent de l’ordinaire), car ils me permettent de voir la personnalité du réalisateur.  C’est ça que j’aime, connaître les gens par les choses qu’ils réalisent. C’est pour moi un aspect plus important  que l’esthétique.

Dans le milieu où je vis, ce n’est pas facile. J’ai reçu mon éducation dans la réserve Mani-Utenam. J’ai appris à aimer les relations humaines et à les mettre en avant. On ne se le cachera pas, la réussite  professionnelle ce n’est pas dans les réserves qu’on l’a.  J’ai fait mille et une jobs, je les ai toutes aimées. Mais en vrai, c’est plus les gens que j’aime. Même les « boss » tyranniques ou les paresseux  absents me font rire. C’est sûrement un trait de ma personnalité.

Mais vous voulez sûrement me connaître ou peut-être vous voulez en savoir un peu plus sur mon parcours. Soit!  Je suis un Indien de 29 ans mesurant 1,80 m, né d’un père innu et d’une mère « blanche ». J’ai fait des études secondaires. J’ai travaillé comme agent au développement social; coordonnateur administratif; assistant de recherche; responsable de camps; animateur de MDJ; travailleur de rue; animateur de camps de jour; professeur de taekwondo; agent de sécurité; guide de chasse et pêche; bûcheron; journalier dans plein de domaines; comédien; danseur; guide de la remontée de Mani-Utenam à la rivière George; réalisateur-caméraman; producteur, coordonnateur et assistant-coordonnateur d’événements culturels autochtones; et je ne me rappelle plus les autres.

Je pense que c’est assez pour que vous vous fassiez une image de moi dans votre esprit. Je vous souhaite bien du plaisir.

Voir le reportage (en anglais seulement)Métissage de Waubgeshig Rice

Je m’appelle Waubgeshig Rice et je suis un Anishinaabe de la communauté Wasauksing First Nation, en Ontario.

Mon nom signifie « ciel blanc » en langue ojibwée. Il fait aussi référence à la couleur que prend le ciel avant le lever du soleil. C’était le nom de mon arrière-grand-père et je le porte avec fierté.

Ma communauté vit sur une île de la baie Georgienne, en face de la ville de Parry Sound, en Ontario.

Même si j’ai été élevé dans la réserve, j’ai grandi un pied dans chacun des deux mondes, mon père étant Anishinaabe et ma mère, Canadienne.

Ma grand-mère, mes tantes et mes oncles m’ont appris beaucoup de choses sur mes origines anishinaabe quand j’étais jeune. C’est de là que vient ma passion pour raconter des histoires. Enfant, je lisais beaucoup pour passer le temps dans la réserve et j’ai commencé à écrire des histoires courtes pour m’amuser.    

À l’école secondaire, j’ai participé à un programme d’échange avec le club Rotary, ce qui m’a permis de passer un an dans le nord de l’Allemagne.

Un journal communautaire m’a demandé si je voulais envoyer des textes sur mes aventures de jeune Ojibwé en Allemagne. C’était mon premier contrat rémunéré en journalisme, et cela a débouché sur une carrière dans les médias. 

Cette expérience m’a aussi fait prendre conscience du fossé entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada. Plusieurs de mes amis en Allemagne étaient plus intéressés par les conditions de vie des Autochtones au Canada (et en étaient mieux informés) que mes concitoyens  non autochtones. J’ai réalisé que c’était la faute à la fois du système d’éducation et des médias au Canada.

J’ai compris que c’est par le journalisme qu’on pouvait le mieux expliquer à la société dominante ce qu’est la vie dans une réserve. J’ai donc décidé de faire mes études dans ce domaine à l’Université Ryerson.

J’ai travaillé pendant quatre ans comme reporter pour CBC Television à Winnipeg, où j’ai couvert la santé, la politique, les affaires judiciaires, les catastrophes naturelles et la communauté autochtone.

Pendant l’été, j’ai aussi commencé à travailler sur la série ReVision Quest diffusée à CBC Radio. J’ai eu la chance de faire un épisode par saison au cours des trois dernières années.

En 2010, je suis revenu vivre en Ontario. Après un bref passage à CBC Toronto, j’ai déménagé à Ottawa pour travailler dans la salle des nouvelles comme vidéojournaliste. 

L’été dernier, en plus de mes tâches quotidiennes aux nouvelles, j’ai réalisé un documentaire d’une heure pour la télévision, intitulé Capital NDNs, sur la vie contemporaine des Autochtones à Ottawa.

Finalement, les histoires que je gribouillais dans  mes calepins, dans ma chambre à coucher à la réserve, ont porté fruit : en juin 2011, la maison d’édition Theytus Books a publié mon premier recueil de nouvelles de fiction intitulé Midnight Sweatlodge.

Le livre explore quelques-uns des défis et des problèmes particuliers auxquels les jeunes Autochtones au Canada sont confrontés.

Maintenant, je suis heureux de pouvoir explorer certaines de ces histoires pour le site Internet du 8e feu.

Voir le reportage (en anglais seulement)Sacrements et purification de Waubgeshig Rice

Je m’appelle Waubgeshig Rice et je suis un Anishinaabe de la communauté Wasauksing First Nation, en Ontario.

Mon nom signifie « ciel blanc » en langue ojibwée. Il fait aussi référence à la couleur que prend le ciel avant le lever du soleil. C’était le nom de mon arrière-grand-père et je le porte avec fierté.

Ma communauté vit sur une île de la baie Georgienne, en face de la ville de Parry Sound, en Ontario.

Même si j’ai été élevé dans la réserve, j’ai grandi un pied dans chacun des deux mondes, mon père étant Anishinaabe et ma mère, Canadienne.

Ma grand-mère, mes tantes et mes oncles m’ont appris beaucoup de choses sur mes origines anishinaabe quand j’étais jeune. C’est de là que vient ma passion pour raconter des histoires. Enfant, je lisais beaucoup pour passer le temps dans la réserve et j’ai commencé à écrire des histoires courtes pour m’amuser.    

À l’école secondaire, j’ai participé à un programme d’échange avec le club Rotary, ce qui m’a permis de passer un an dans le nord de l’Allemagne.

Un journal communautaire m’a demandé si je voulais envoyer des textes sur mes aventures de jeune Ojibwé en Allemagne. C’était mon premier contrat rémunéré en journalisme, et cela a débouché sur une carrière dans les médias. 

Cette expérience m’a aussi fait prendre conscience du fossé entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada. Plusieurs de mes amis en Allemagne étaient plus intéressés par les conditions de vie des Autochtones au Canada (et en étaient mieux informés) que mes concitoyens  non autochtones. J’ai réalisé que c’était la faute à la fois du système d’éducation et des médias au Canada.

J’ai compris que c’est par le journalisme qu’on pouvait le mieux expliquer à la société dominante ce qu’est la vie dans une réserve. J’ai donc décidé de faire mes études dans ce domaine à l’Université Ryerson.

J’ai travaillé pendant quatre ans comme reporter pour CBC Television à Winnipeg, où j’ai couvert la santé, la politique, les affaires judiciaires, les catastrophes naturelles et la communauté autochtone.

Pendant l’été, j’ai aussi commencé à travailler sur la série ReVision Quest diffusée à CBC Radio. J’ai eu la chance de faire un épisode par saison au cours des trois dernières années.

En 2010, je suis revenu vivre en Ontario. Après un bref passage à CBC Toronto, j’ai déménagé à Ottawa pour travailler dans la salle des nouvelles comme vidéojournaliste. 

L’été dernier, en plus de mes tâches quotidiennes aux nouvelles, j’ai réalisé un documentaire d’une heure pour la télévision, intitulé Capital NDNs, sur la vie contemporaine des Autochtones à Ottawa.

Finalement, les histoires que je gribouillais dans  mes calepins, dans ma chambre à coucher à la réserve, ont porté fruit : en juin 2011, la maison d’édition Theytus Books a publié mon premier recueil de nouvelles de fiction intitulé Midnight Sweatlodge.

Le livre explore quelques-uns des défis et des problèmes particuliers auxquels les jeunes Autochtones au Canada sont confrontés.

Maintenant, je suis heureux de pouvoir explorer certaines de ces histoires pour le site Internet du 8e feu.

Voir le reportage (en anglais seulement)Le nomade de bronze de Waubgeshig Rice

Je m’appelle Waubgeshig Rice et je suis un Anishinaabe de la communauté Wasauksing First Nation, en Ontario.

Mon nom signifie « ciel blanc » en langue ojibwée. Il fait aussi référence à la couleur que prend le ciel avant le lever du soleil. C’était le nom de mon arrière-grand-père et je le porte avec fierté.

Ma communauté vit sur une île de la baie Georgienne, en face de la ville de Parry Sound, en Ontario.

Même si j’ai été élevé dans la réserve, j’ai grandi un pied dans chacun des deux mondes, mon père étant Anishinaabe et ma mère, Canadienne.

Ma grand-mère, mes tantes et mes oncles m’ont appris beaucoup de choses sur mes origines anishinaabe quand j’étais jeune. C’est de là que vient ma passion pour raconter des histoires. Enfant, je lisais beaucoup pour passer le temps dans la réserve et j’ai commencé à écrire des histoires courtes pour m’amuser.    

À l’école secondaire, j’ai participé à un programme d’échange avec le club Rotary, ce qui m’a permis de passer un an dans le nord de l’Allemagne.

Un journal communautaire m’a demandé si je voulais envoyer des textes sur mes aventures de jeune Ojibwé en Allemagne. C’était mon premier contrat rémunéré en journalisme, et cela a débouché sur une carrière dans les médias. 

Cette expérience m’a aussi fait prendre conscience du fossé entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada. Plusieurs de mes amis en Allemagne étaient plus intéressés par les conditions de vie des Autochtones au Canada (et en étaient mieux informés) que mes concitoyens  non autochtones. J’ai réalisé que c’était la faute à la fois du système d’éducation et des médias au Canada.

J’ai compris que c’est par le journalisme qu’on pouvait le mieux expliquer à la société dominante ce qu’est la vie dans une réserve. J’ai donc décidé de faire mes études dans ce domaine à l’Université Ryerson.

J’ai travaillé pendant quatre ans comme reporter pour CBC Television à Winnipeg, où j’ai couvert la santé, la politique, les affaires judiciaires, les catastrophes naturelles et la communauté autochtone.

Pendant l’été, j’ai aussi commencé à travailler sur la série ReVision Quest diffusée à CBC Radio. J’ai eu la chance de faire un épisode par saison au cours des trois dernières années.

En 2010, je suis revenu vivre en Ontario. Après un bref passage à CBC Toronto, j’ai déménagé à Ottawa pour travailler dans la salle des nouvelles comme vidéojournaliste. 

L’été dernier, en plus de mes tâches quotidiennes aux nouvelles, j’ai réalisé un documentaire d’une heure pour la télévision, intitulé Capital NDNs, sur la vie contemporaine des Autochtones à Ottawa.

Finalement, les histoires que je gribouillais dans  mes calepins, dans ma chambre à coucher à la réserve, ont porté fruit : en juin 2011, la maison d’édition Theytus Books a publié mon premier recueil de nouvelles de fiction intitulé Midnight Sweatlodge.

Le livre explore quelques-uns des défis et des problèmes particuliers auxquels les jeunes Autochtones au Canada sont confrontés.

Maintenant, je suis heureux de pouvoir explorer certaines de ces histoires pour le site Internet du 8e feu.

Les "gens de l’extérieur" de Karine Awashish

« Je trouve important pour moi de redonner aux miens ce que j’ai reçu… »

Je suis Atikamekw originaire d’Obedjiwan, une petite communauté autochtone située à 143 km au sud de Chibougamau, au coeur du Québec.

J’ai toujours eu un esprit nomade, à l’image de mes ancêtres atikamekw, mais en ayant les deux pieds solidement ancrés dans mon époque. J’ai eu l’occasion de voir plusieurs contrées lointaines, qui m’ont permis d’acquérir un regard nouveau et plus large sur mon identité autochtone au milieu de ce monde moderne et multiculturel. Après avoir obtenu un baccalauréat en gestion du tourisme à l’UQAM et effectué un stage aux Nations unies et quelques voyages d’échange (en Europe et dans les îles de l’océan Indien), j’ai décidé de retourner en communauté atikamekw pour faire profiter les jeunes des expériences que j’ai acquises au fil des ans. Ce retour dans mon territoire atikamekw m’a permis de mieux comprendre et de prendre conscience de ce que j’ai envie de faire dans la vie et m’investir auprès des jeunes Atikamekw en fait partie. Avec mon énergie débordante, cela va de soi que je mise sur des projets qui se concentrent sur tout ce qui est pour le bien de nos communautés et de notre culture.

Depuis déjà plusieurs années, je tiens à développer des projets reliés à des objectifs personnels et professionnels en lien avec l’affirmation culturelle et identitaire des communautés autochtones. Pour m’aider davantage sur cette voie, j’ai décidé d’entreprendre une maîtrise en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Tout en m’impliquant dans le développement culturel et social des communautés atikamekw, je continue de m’intéresser spécialement au développement de la jeunesse autochtone. Ayant depuis longtemps un intérêt pour le théâtre et les arts de la scène, je travaille beaucoup à la diffusion de la culture autochtone, un domaine qui me tient particulièrement à coeur. Aussi, depuis 2010, je consacre une partie de mon temps à la réalisation de courts-métrages sur la culture atikamekw. Je crois que la production et la réalisation audio-vidéo sont des véhicules inestimables à la valorisation, à la transmission, à l’affirmation et à la conservation des éléments qui caractérisent encore, d’hier à aujourd’hui, notre culture atikamekw.

Je m’implique dans le projet 8e feu, car il me permet de faire connaître une autre facette de la culture atikamekw, celle qui montre une réalité peu mise en valeur, soit des exemples qui illustrent bien la dynamique de renforcement social et culturel des communautés atikamekw. Mes reportages radio pour L’avenir est Indien – partie du projet 8e feu – et mon reportage web que j’ai réalisé pour 8e feu vous confirmeront ce phénomène bien présent dans ces territoires.

Karine Awashish

Souvenirs de Manawan de Karine Awashish

« Je trouve important pour moi de redonner aux miens ce que j’ai reçu… »

Je suis Atikamekw originaire d’Obedjiwan, une petite communauté autochtone située à 143 km au sud de Chibougamau, au coeur du Québec.

J’ai toujours eu un esprit nomade, à l’image de mes ancêtres atikamekw, mais en ayant les deux pieds solidement ancrés dans mon époque. J’ai eu l’occasion de voir plusieurs contrées lointaines, qui m’ont permis d’acquérir un regard nouveau et plus large sur mon identité autochtone au milieu de ce monde moderne et multiculturel. Après avoir obtenu un baccalauréat en gestion du tourisme à l’UQAM et effectué un stage aux Nations unies et quelques voyages d’échange (en Europe et dans les îles de l’océan Indien), j’ai décidé de retourner en communauté atikamekw pour faire profiter les jeunes des expériences que j’ai acquises au fil des ans. Ce retour dans mon territoire atikamekw m’a permis de mieux comprendre et de prendre conscience de ce que j’ai envie de faire dans la vie et m’investir auprès des jeunes Atikamekw en fait partie. Avec mon énergie débordante, cela va de soi que je mise sur des projets qui se concentrent sur tout ce qui est pour le bien de nos communautés et de notre culture.

Depuis déjà plusieurs années, je tiens à développer des projets reliés à des objectifs personnels et professionnels en lien avec l’affirmation culturelle et identitaire des communautés autochtones. Pour m’aider davantage sur cette voie, j’ai décidé d’entreprendre une maîtrise en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Tout en m’impliquant dans le développement culturel et social des communautés atikamekw, je continue de m’intéresser spécialement au développement de la jeunesse autochtone. Ayant depuis longtemps un intérêt pour le théâtre et les arts de la scène, je travaille beaucoup à la diffusion de la culture autochtone, un domaine qui me tient particulièrement à coeur. Aussi, depuis 2010, je consacre une partie de mon temps à la réalisation de courts-métrages sur la culture atikamekw. Je crois que la production et la réalisation audio-vidéo sont des véhicules inestimables à la valorisation, à la transmission, à l’affirmation et à la conservation des éléments qui caractérisent encore, d’hier à aujourd’hui, notre culture atikamekw.

Je m’implique dans le projet 8e feu, car il me permet de faire connaître une autre facette de la culture atikamekw, celle qui montre une réalité peu mise en valeur, soit des exemples qui illustrent bien la dynamique de renforcement social et culturel des communautés atikamekw. Mes reportages radio pour L’avenir est Indien – partie du projet 8e feu – et mon reportage web que j’ai réalisé pour 8e feu vous confirmeront ce phénomène bien présent dans ces territoires.

Karine Awashish

Retrouvailles de Connie Walker

Je m’appelle Connie Walker et je suis originaire de la Première Nation Okanese, en Saskatchewan. Comme de nombreux membres des Premières Nations, je viens d’une famille nombreuse. Et quand je dis nombreuse, je veux dire TRÈS NOMBREUSE. Je suis l’aînée de cinq enfants (mais j’ai aussi 11 demi-frères et soeurs), ma mère a 13 frères et soeurs et mon père en a 15. Je suis prête à vous parier 5 $ que j’ai plus de tantes, d’oncles et de cousins que vous!

Je vis à Toronto maintenant, et toute ma famille est en Saskatchewan. La difficulté que j’ai avec le fait de vivre si loin et de garder le contact avec ma famille, ma maison et la réserve est un thème récurrent dans mon travail et dans ma vie.

J’ai grandi dans une réserve, mais je suis allée à l’école dans la ville voisine de Balcarres. Jeune, j’étais une des seules enfants autochtones de ma classe. J’ai donc toujours été consciente des liens tendus entre nos deux communautés.

Quand j’étais en 11e année, une jeune femme autochtone, Pamela George, a été tuée par deux hommes blancs à Regina. Le procès a provoqué des tensions raciales dans toute la province et a fait la une des journaux pendant des mois. Cet événement m’a beaucoup marquée. J’ai écrit un article dans le journal de mon école, le premier de ma future carrière journalistique.

J’ai quitté la réserve après le secondaire pour étudier à l’Université de Regina. À ma troisième année d’étude, j’ai remporté un concours pour effectuer un stage à CBC. Cela ne devait durer que quatre mois, mais j’y suis encore. Je travaille à CBC depuis maintenant 11 ans et 4 mois.

J’ai porté plusieurs chapeaux à CBC : j’ai été animatrice, reporter, réalisatrice et VJ. J’ai travaillé au secteur Jeunesse, aux Nouvelles, aux Affaires publiques, aux Émissions de service et aux Documentaires. J’ai couvert toutes sortes d’événements au fil des ans, mais ceux qui m’ont le plus passionnée ont toujours concerné les Autochtones. C’est pourquoi je n’ai pas hésité une seconde à me joindre à cette série.

Cela fait quelques mois que je travaille au projet 8e feu. J’ai parlé avec des Autochtones de partout au pays pour rassembler des histoires qui passeront dans cette série. Quand j’explique aux gens le sujet de notre travail, leur réaction m’encourage vraiment. C’est comme si nous avions touché une corde sensible : les relations entre les Autochtones et les non-Autochtones méritent d’être analysées. Toutefois, je suis également disposée à recevoir toute autre suggestion de sujets. N’hésitez donc pas à me les faire parvenir par courriel à connie.walker@cbc.ca si vous pensez que cela peut m’intéresser, ou même si vous voulez juste réclamer vos 5 $!

Mikis de Marie-Pier Ottawa

Je m’appelle Marie-Pier Ottawa, je suis Atikamekw et je viens de la communauté de Manawan. J’étudie les arts au CEGEP de Trois-Rivières. Mais bon… j’ai commencé à faire des films très tôt vers l’âge de treize ans. Je faisais seulement des films d’horreur sanglant avec les membres de ma famille dans le sous-sol chez moi. C’était drôle de nous voir à l’écran. On faisait des soirées ’’Première’’ devant la famille. Ils riaient tous.

J’ai par la suite réalisé des films avec le Wapikoni Mobile : Elle et moi, Les Petits-Bonheurs, La Tonsure, avec Sacha Dubé à la caméra. Les films m’ont permis de voyager, au Brésil, au Paraguay, au Chili, en Europe. J’ai pris mille photos là-bas, de tout, de rien, du quotidien. J’aime l’image. Et puis j’ai gagné le prix Jeunesse du Festival Ciné Alter’Natif à Nantes en France en 2010.

J’ai de plus en plus envie de faire des films. Tout ça pour dire que j’adore le cinéma. Je trouve que c’est important de créer, d’utiliser ce médium pour s’exprimer, se faire entendre et se faire voir, nous les autochtones.

Ses réalisations avec Wapikoni mobile: http://wapikoni.tv/medias/fiche/contributor/88

Voir le reportage (en anglais seulement)

Allumer le 8e feu de Connie Walker

Je m’appelle Connie Walker et je suis originaire de la Première Nation Okanese, en Saskatchewan. Comme de nombreux membres des Premières Nations, je viens d’une famille nombreuse. Et quand je dis nombreuse, je veux dire TRÈS NOMBREUSE. Je suis l’aînée de cinq enfants (mais j’ai aussi 11 demi-frères et soeurs), ma mère a 13 frères et soeurs et mon père en a 15. Je suis prête à vous parier 5 $ que j’ai plus de tantes, d’oncles et de cousins que vous!

Je vis à Toronto maintenant, et toute ma famille est en Saskatchewan. La difficulté que j’ai avec le fait de vivre si loin et de garder le contact avec ma famille, ma maison et la réserve est un thème récurrent dans mon travail et dans ma vie.

J’ai grandi dans une réserve, mais je suis allée à l’école dans la ville voisine de Balcarres. Jeune, j’étais une des seules enfants autochtones de ma classe. J’ai donc toujours été consciente des liens tendus entre nos deux communautés.

Quand j’étais en 11e année, une jeune femme autochtone, Pamela George, a été tuée par deux hommes blancs à Regina. Le procès a provoqué des tensions raciales dans toute la province et a fait la une des journaux pendant des mois. Cet événement m’a beaucoup marquée. J’ai écrit un article dans le journal de mon école, le premier de ma future carrière journalistique.

J’ai quitté la réserve après le secondaire pour étudier à l’Université de Regina. À ma troisième année d’étude, j’ai remporté un concours pour effectuer un stage à CBC. Cela ne devait durer que quatre mois, mais j’y suis encore. Je travaille à CBC depuis maintenant 11 ans et 4 mois.

J’ai porté plusieurs chapeaux à CBC : j’ai été animatrice, reporter, réalisatrice et VJ. J’ai travaillé au secteur Jeunesse, aux Nouvelles, aux Affaires publiques, aux Émissions de service et aux Documentaires. J’ai couvert toutes sortes d’événements au fil des ans, mais ceux qui m’ont le plus passionnée ont toujours concerné les Autochtones. C’est pourquoi je n’ai pas hésité une seconde à me joindre à cette série.

Cela fait quelques mois que je travaille au projet 8e feu. J’ai parlé avec des Autochtones de partout au pays pour rassembler des histoires qui passeront dans cette série. Quand j’explique aux gens le sujet de notre travail, leur réaction m’encourage vraiment. C’est comme si nous avions touché une corde sensible : les relations entre les Autochtones et les non-Autochtones méritent d’être analysées. Toutefois, je suis également disposée à recevoir toute autre suggestion de sujets. N’hésitez donc pas à me les faire parvenir par courriel à connie.walker@cbc.ca si vous pensez que cela peut m’intéresser, ou même si vous voulez juste réclamer vos 5 $!

Voir le reportage (en anglais seulement)

Buffy Sainte-Marie de Connie Walker

Je m’appelle Connie Walker et je suis originaire de la Première Nation Okanese, en Saskatchewan. Comme de nombreux membres des Premières Nations, je viens d’une famille nombreuse. Et quand je dis nombreuse, je veux dire TRÈS NOMBREUSE. Je suis l’aînée de cinq enfants (mais j’ai aussi 11 demi-frères et soeurs), ma mère a 13 frères et soeurs et mon père en a 15. Je suis prête à vous parier 5 $ que j’ai plus de tantes, d’oncles et de cousins que vous!

Je vis à Toronto maintenant, et toute ma famille est en Saskatchewan. La difficulté que j’ai avec le fait de vivre si loin et de garder le contact avec ma famille, ma maison et la réserve est un thème récurrent dans mon travail et dans ma vie.

J’ai grandi dans une réserve, mais je suis allée à l’école dans la ville voisine de Balcarres. Jeune, j’étais une des seules enfants autochtones de ma classe. J’ai donc toujours été consciente des liens tendus entre nos deux communautés.

Quand j’étais en 11e année, une jeune femme autochtone, Pamela George, a été tuée par deux hommes blancs à Regina. Le procès a provoqué des tensions raciales dans toute la province et a fait la une des journaux pendant des mois. Cet événement m’a beaucoup marquée. J’ai écrit un article dans le journal de mon école, le premier de ma future carrière journalistique.

J’ai quitté la réserve après le secondaire pour étudier à l’Université de Regina. À ma troisième année d’étude, j’ai remporté un concours pour effectuer un stage à CBC. Cela ne devait durer que quatre mois, mais j’y suis encore. Je travaille à CBC depuis maintenant 11 ans et 4 mois.

J’ai porté plusieurs chapeaux à CBC : j’ai été animatrice, reporter, réalisatrice et VJ. J’ai travaillé au secteur Jeunesse, aux Nouvelles, aux Affaires publiques, aux Émissions de service et aux Documentaires. J’ai couvert toutes sortes d’événements au fil des ans, mais ceux qui m’ont le plus passionnée ont toujours concerné les Autochtones. C’est pourquoi je n’ai pas hésité une seconde à me joindre à cette série.

Cela fait quelques mois que je travaille au projet 8e feu. J’ai parlé avec des Autochtones de partout au pays pour rassembler des histoires qui passeront dans cette série. Quand j’explique aux gens le sujet de notre travail, leur réaction m’encourage vraiment. C’est comme si nous avions touché une corde sensible : les relations entre les Autochtones et les non-Autochtones méritent d’être analysées. Toutefois, je suis également disposée à recevoir toute autre suggestion de sujets. N’hésitez donc pas à me les faire parvenir par courriel à connie.walker@cbc.ca si vous pensez que cela peut m’intéresser, ou même si vous voulez juste réclamer vos 5 $!

Voir le reportage (en anglais seulement)

Le héros de Connie Walker

Je m’appelle Connie Walker et je suis originaire de la Première Nation Okanese, en Saskatchewan. Comme de nombreux membres des Premières Nations, je viens d’une famille nombreuse. Et quand je dis nombreuse, je veux dire TRÈS NOMBREUSE. Je suis l’aînée de cinq enfants (mais j’ai aussi 11 demi-frères et soeurs), ma mère a 13 frères et soeurs et mon père en a 15. Je suis prête à vous parier 5 $ que j’ai plus de tantes, d’oncles et de cousins que vous!

Je vis à Toronto maintenant, et toute ma famille est en Saskatchewan. La difficulté que j’ai avec le fait de vivre si loin et de garder le contact avec ma famille, ma maison et la réserve est un thème récurrent dans mon travail et dans ma vie.

J’ai grandi dans une réserve, mais je suis allée à l’école dans la ville voisine de Balcarres. Jeune, j’étais une des seules enfants autochtones de ma classe. J’ai donc toujours été consciente des liens tendus entre nos deux communautés.

Quand j’étais en 11e année, une jeune femme autochtone, Pamela George, a été tuée par deux hommes blancs à Regina. Le procès a provoqué des tensions raciales dans toute la province et a fait la une des journaux pendant des mois. Cet événement m’a beaucoup marquée. J’ai écrit un article dans le journal de mon école, le premier de ma future carrière journalistique.

J’ai quitté la réserve après le secondaire pour étudier à l’Université de Regina. À ma troisième année d’étude, j’ai remporté un concours pour effectuer un stage à CBC. Cela ne devait durer que quatre mois, mais j’y suis encore. Je travaille à CBC depuis maintenant 11 ans et 4 mois.

J’ai porté plusieurs chapeaux à CBC : j’ai été animatrice, reporter, réalisatrice et VJ. J’ai travaillé au secteur Jeunesse, aux Nouvelles, aux Affaires publiques, aux Émissions de service et aux Documentaires. J’ai couvert toutes sortes d’événements au fil des ans, mais ceux qui m’ont le plus passionnée ont toujours concerné les Autochtones. C’est pourquoi je n’ai pas hésité une seconde à me joindre à cette série.

Cela fait quelques mois que je travaille au projet 8e feu. J’ai parlé avec des Autochtones de partout au pays pour rassembler des histoires qui passeront dans cette série. Quand j’explique aux gens le sujet de notre travail, leur réaction m’encourage vraiment. C’est comme si nous avions touché une corde sensible : les relations entre les Autochtones et les non-Autochtones méritent d’être analysées. Toutefois, je suis également disposée à recevoir toute autre suggestion de sujets. N’hésitez donc pas à me les faire parvenir par courriel à connie.walker@cbc.ca si vous pensez que cela peut m’intéresser, ou même si vous voulez juste réclamer vos 5 $!

Voir le reportage (en anglais seulement)

Le fabricant de ceintures wampum de Tyler Hagan

J’ai 25 ans, je suis un cinéaste métis de Vancouver, en Colombie-Britannique, et je suis nouvellement bachelier en Beaux-Arts, option cinéma, de l’Université Simon Fraser.

J’aime l'art de faire des films, et je suis un étudiant passionné de cet art.

Mes films se situent souvent à la limite de la réalité et de la fiction, un espace très problématique, mais foisonnant (riche, fertile), où se rejoignent la créativité et l’engagement du public.

Comment beaucoup de gens de ma génération, je m’intéresse de plus en plus à l’identité. Je suis partagé entre deux héritages nationaux, celui du colonisateur et celui du colonisé. C’est une situation unique dans laquelle se trouve ma génération, surtout que beaucoup d’entre nous sont métissés, ou ont été arrachés à leur culture.

En grandissant, je savais que ma famille avait une origine autochtone, mais on n’en a jamais vraiment parlé. Ma grand-mère, qui était ma seule parente d’origine autochtone, est morte quand j’étais très jeune, et je n’ai jamais eu la possibilité d’en parler avec elle.

À 19 ans, j’ai commencé à faire des recherches dans la généalogie de ma famille. C’était une expérience très enrichissante. J’ai appris beaucoup de choses sur les deux côtés autochtone et non-autochtone de ma famille. Cela m’a pris beaucoup de temps, mais à 23 ans, j’étais la première personne de ma famille à obtenir la citoyenneté Métisse. Et je sens que j'en sais beaucoup plus sur le lieu d'où je proviens et sur mon ascendance.

Dans mon travail, j'aimerais me pencher sur mon héritage culturel et soulever la question de l’identité contemporaine, ce qui contribuera à nous éclairer sur la manière dont nous nous définissons en tant que Canadiens.

En octobre 2011, j’ai eu le privilège de couvrir le festival de films et d’arts médiatiques imagineNative pour CBC. Cela m’a donné l’occasion de connaître le type d’histoires que l’on raconte dans les communautés autochtones.

Les films que j’ai realisés sont And You Keep Going (2009, co-réalisé avec Lisa Pham et Ryan Flowers), Therefore You Aren’t (2010), In Medias Res: It Was Warm And Sunny When We First Set Out (2010) et Moving Slowly (2011).

http://www.cbc.ca/news/arts/story/2011/10/19/imaginenative-festival-tyler-hagan.html


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