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Des pêcheurs aux pouces verts

Gros-Mécatina est un village de la Basse-Côte-Nord sans accès routier et, depuis 2011, sans industrie. Pour éviter sa fermeture, les habitants doivent faire preuve d'imagination et de persévérance. Ils se sont même lancés dans l'agriculture! En attendant le reportage à venir dans les prochaines semaines, voici un complément exclusif à notre page internet. Vous y trouverez plusieurs témoignages dont quelques uns du maire, Randy Jones, à propos de la vie sur la Basse-Côte-Nord, sur l'avenir, sur les difficultés... Vous découvrirez aussi quelques ressources et un peu d'histoire!

AU TEMPS DE L’USINE

L’usine de transformation des produits de la mer de Gros-Mécatina a longtemps été la plus importante de la Côte-Nord. Construite dans les années 30, elle a eu plusieurs propriétaires avant de fermer ses portes en 2011.

Randy Jones, maire de Gros-Mécatina, à propos de l'ancienne usine

QUAND LES BATEAUX S’EN VONT

La pêche a beaucoup décliné sur la Basse-Côte-Nord, comme ailleurs. Et la fermeture de l’usine de Gros-Mécatina a rendu la vie moins facile aux pêcheurs qui restent et n’ont plus leur acheteur local. Sans usine sur place, plusieurs villages de la Basse-Côte-Nord sont fragilisés, les poissons et les crustacés devant être livrés et transformés ailleurs, à Terre-Neuve par exemple.

Pêché au Québec, transformé à Terre-Neuve

LA VIE APRÈS L’USINE

Comme il n’y a plus d’industrie à Gros-Mécatina, les gens doivent s’expatrier. Certains s'en vont construire des routes... Étrange situation pour des gens qui vivent dans un village sans chemin d’accès!

Partir pour travailler

LES SCEPTIQUES SERONT CONFONDUS

Quand un représentant du MAPAQ a dit au maire Randy Jones qu’il lui envoyait deux agronomes, ce dernier a cru qu’il s’agissait de deux colis! À Gros-Mécatina, l’agriculture on ne connaissait vraiment pas ça! Alors, cultiver sur place des légumes et des fruits paraissait bien farfelu. Mais aujourd’hui, même les plus hésitants commencent à y croire.

Même les plus sceptiques croient maintenant en l'agriculture


EN ATTENDANT LA ROUTE

Pour se rendre par la route à Blanc-Sablon en partant de Gros-Mécanita (La Tabatière) il faudrait parcourir plus de 2600 km.
Photo : Google Maps

Quand Randy Jones se met à parler de la construction d’une route qui relierait son village au reste du monde, il est intarissable... et ne mâche pas ses mots! Le sujet est omniprésent en Basse-Côte-Nord. Actuellement, on peut aller jusqu’à Blanc-Sablon par la route, mais il faut d’abord se rendre à Baie-Comeau (414 km de Québec) puis rouler à travers le Labrador pendant plus de 23 heures (1710 km)! On passe ainsi très loin de la dizaine de villages encore isolés au bord du golfe, où vivent environ 3000 personnes. Pour les désenclaver, il faudrait allonger la route 138 d’un peu moins de 400 kilomètres, par-dessus les tourbières, les rochers et les rivières. On relierait ainsi Kegaska, l’actuel bout de la route 138, à Blanc-Sablon. En 2006, le gouvernement Charest avait promis 220 millions $ pour commencer cette fameuse route. Après maintes péripéties (racontées ici par Anne Panasuk, de l’émission Enquête), on n’a réussi à faire que quelques kilomètres partant de Gros-Mécatina et n’aboutissant nulle part. En 2015, le ministre québécois des Transports, Robert Poëti, évaluait le coût de ces fameux 400 kilomètres à 1 milliard de dollars.

Le chemin de 20 kilomètres dont parle le maire dans cet extrait est une route de gravier reliant Gros-Mécatina à un barrage hydroélectrique.

En attendant la route

LA ROUTE BLANCHE

D’après le maire Randy Jones, la majorité des habitants de Gros-Mécatina n’ont jamais vu les villages voisins en été. Faute de route, ils doivent attendre que la neige vienne et que les rivières gèlent pour enfin aller voir les voisins en motoneige. Le village le plus proche, pourtant, n’est qu’à 30 kilomètres...

La route blanche relie les village en hiver seulement

UN CHASSEUR DANS LES CHAMPIGNONS

Randy Jones n’est pas spécialement amateur de champignons, c’est d’abord la pêche et la chasse qui l’intéressent. Mais si les champignons peuvent contribuer à donner de l’emploi aux gens de son village, alors pourquoi pas?

Abondance de champignons dans les bois

APRÈS LA MER ET LA TERRE : LA PIERRE?

Le maire ne manque pas d’idées pour relancer l’économie de son village. Il verrait bien ses concitoyens se lancer dans l’aquaculture, par exemple. Et il a même proposé à des investisseurs américains de venir casser du caillou à Gros-Mécatina!

La pierre pour relancer l'économie

RESTER

Parmi les raisons qui poussent les gens de Gros-Mécatina à vouloir rester dans leur village, il y a, bien sûr, la pêche.

Décider de rester pour la nature

DE L’ENTRAIDE

La solidarité des communautés isolées, le maire Randy Jones a pu la constater dès son enfance.

L'entraide dans une petite communauté

DES ANGES GARDIENS

Autre manifestation de l’esprit communautaire des gens de Gros-Mécatina : ils organisent chaque année une campagne de financement pour les malades devant aller se faire soigner dans les grands centres. Randy Jones a pu en bénéficier.

Grâce aux « Anges gardiens »

ALCOOL

Pour devenir capitaine, le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, a dû surmonter son problème d’alcoolisme.

Surmonter l'alcoolisme pour devenir capitaine

DES DIAMANTS SUR LA MER

Pendant 25 ans, le capitaine Randy Jones a parcouru la mer, du nord de l’île de Baffin jusqu’au sud de Terre-Neuve.

Des diamants sur la mer

LE BOURGEON CACHÉ

La chicoutai, ou plaquebière, est vraiment une plante du nord. Pour se protéger du froid, elle se cache sous la surface du sol. Presque tout le plant est dans la tourbe. Même les bourgeons à fleurs restent enfouis durant tout l’hiver. Ça leur permet de démarrer très tôt au printemps suivant et de faire les fruits avant que le froid ne revienne. Le problème c’est que les bourgeons de l’année suivante sont déjà formés au moment de la récolte et ils sont très fragiles. Comme le montre la chercheure Kristine Naess dans cet extrait, si vous cueillez le fruit trop tôt, quand il est encore fortement attaché à la tige, vous risquez d’arracher le bourgeon qui dort sous la surface. C’est tout de même tentant, car le fruit continue à mûrir une fois cueilli, mais c’est hypothéquer la récolte suivante.

La chicoutai avec son bourgeon caché
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