Syrie : l'engrenage de la guerre

Les conditions empêchent l'envoi d'observateurs onusiens en Syrie

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU  Photo :  PC/Graham Hughes

La situation en Syrie complique considérablement le déploiement d'observateurs onusiens chargés de superviser le respect d'un cessez-le-feu, déclare jeudi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un message adressé au Conseil de sécurité.

Les États membres du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) se sont accordés sur le principe d'une « cessation des hostilités » dès cette semaine en Syrie. La Russie a dit vouloir y parvenir vendredi lorsque se rencontreront des représentants de Moscou et de Washington.

« Dans les conditions actuelles, il serait extrêmement difficile d'envisager un quelconque déploiement d'observateurs de l'ONU pour réaliser une supervision physique et des missions d'observation sur le terrain », écrit Ban Ki-moon dans un message que Reuters a pu consulter.

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« Dans un avenir proche, l'environnement opérationnel en Syrie demeurera très probablement fragmenté, instable et militarisé [...] Réussir à mettre en place des missions de surveillance du respect des engagements des parties serait presque impossible dans le contexte actuel. »

Il explique que la supervision peut être assurée par des Syriens, représentants du gouvernement ou de l'opposition non armée, par des parties au conflit soutenues directement ou indirectement au plan international, par des parties internationales et enfin par l'ONU.

« À mesure qu'évoluera le conflit, on pourra glisser d'une option à l'autre », propose-t-il.