Griffons 2015 : sur le chemin de la gloire


2015 restera un millésime exceptionnel pour les Griffons de l’Outaouais : c'est la première fois de son histoire que l’équipe est sortie vainqueur de tous ses matchs en saison régulière. Nous vous proposons maintenant de partir à la rencontre des acteurs de cette aventure et de marcher avec eux sur le chemin de la gloire.

Une collaboration de André DalencourTwitterCourriel et de Marie-Eve Potvin Courriel

Face à face avec l’histoire

C'est un scénario hollywoodien classique : une équipe de football conclut une saison parfaite sur une victoire à domicile, au terme d'une remontée fantastique sous des trombes d'eau.

Les partisans trempés, qui n'y croyaient plus, sont en délire. Le coach tombe dans les bras de sa dulcinée. 

C’est ce qui est arrivé samedi soir dernier, lors du dernier match de la saison des Griffons.
Les ficelles ont beau être connues, il est surprenant de voir comment elles font immanquablement mouche auprès du spectateur bienveillant qui sommeille au fond de nous.

Eh bien, c'est encore plus vrai quand on voit cette histoire s'écrire sous nos yeux par une froide soirée de fin de semaine pluvieuse à Gatineau.

L'histoire est surtout pleine de symboles.

Il était dit que les Griffons du Cégep de l'Outaouais devaient rester invaincus en 2015. Tout un accomplissement pour célébrer, comme il se doit, les dix ans de leur programme.

Invaincus sur une saison. Car il reste encore le Bol d'or de la Division 3 du Québec à conquérir. Si cela se concrétise, l'année sera vraiment parfaite. Mais c'est une autre histoire.



Face à face avec les joueurs

Réduire le parcours des Griffons à une énième épopée sportive parfum Hollywood, sauce outaouaise, serait insultant pour les personnes qui ont construit ce programme brique par brique au cours des dernières années.

Et ce serait passer sous silence la somme d'efforts qu'il a fallu que ces jeunes déploient pour parvenir à cet exploit.

Nous avons fait parvenir des questions aux 25 joueurs partants de la saison, sélectionnés par l’entraîneur des Griffons, Sébastien Tétreault.

Vingt-quatre ont répondu avec beaucoup de générosité en expliquant, à leur façon et dans leurs mots, ce que cette saison spéciale signifiait pour eux.

Goût du travail, persévérance, priorité au collectif, soucis du détail... Le discours de l'entraîneur transpire dans les mots de ses joueurs. Les valeurs clés du programme sont bien assimilées.

Mais il y a quelque chose de très authentique et sincère qui se dégage des mots de ces sportifs à peine (ou pas totalement) sortis de l'adolescence. Ça parle de fraternité, de partage, de plaisir d'être ensemble, comme une grande famille.

La majorité ont des routines; certains sont carrément maniaques, voire superstitieux. À travers certaines anecdotes, les tempéraments se révèlent. Le laborieux chemin de chacun vers la réussite aussi.

Passez votre curseur sur les photos afin de faire connaissance avec les joueurs. 


Crédits photos : Cégep de l'Outaouais

Face à face avec l’entraîneur

Un programme de football collégial, c'est un groupe de 60 joueurs et une dizaine de personnes pour les encadrer. Quand on demande à Sébastien Tétreault de choisir son joueur le plus utile, sans surprise il préfère botter en touche. Rusé, il vous répondra que l’équipe entière a du mérite.


En insistant, il vous donnera les noms de son quart arrière, Olivier Sabourin, du porteur de balle, Sébastien Béland, ou du secondeur, Vincent Viau-Duval. Mais pour lui, l’essentiel est ailleurs. La vraie vedette, c’est l’équipe, et plus largement, le programme.


Au moment où l’ancien capitaine des Gee-Gees a pris les rênes des Griffons en 2013, il a hérité des mains de Denis Piché d’une équipe qui avait fait deux demi-finales et effleuré un Bol d’or. Le programme commençait à se faire un nom et les dépisteurs des équipes universitaires montraient le bout de leur casquette de plus en plus souvent.

Depuis cette époque, plusieurs anciens de l’équipe du Cégep de l’Outaouais ont rejoint les rangs universitaires, comme Mike Charlandm avec les Stingers de l’Université de Concordia, voire professionnels, avec Simon Le Marquand.

Les Griffons sont devenus aujourd’hui un bien gros poisson dans la Division 3 et ils ne seraient pas contre le fait de changer d’aquarium... même si l’essentiel demeure le maintien et le renforcement de leur réputation de programme compétitif.



Avec la collaboration Jonathan Jobin et Kim Vallière