Le PQ s'est trompé sur la charte, selon un de ses députés

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Alexandre Cloutier, ancien ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste Alexandre Cloutier, ancien ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Le député péquiste Alexandre Cloutier estime que le PQ aurait dû se concentrer sur les éléments plus consensuels de sa charte des valeurs plutôt que de s'acharner à vouloir la faire adopter dans son intégralité.

« Vous aurez compris qu'on aura une sérieuse réflexion à avoir sur le contenu même de cette charte. Il y a des éléments qui pouvaient davantage rassembler. Je pense qu'on aurait dû se concentrer sur ce qui faisait consensus. En politique, il me semble que, lorsqu'on peut rassembler de 80 % à 90 % des appuis, on a tout avantage à le faire », a-t-il dit en entrevue à l'émission 15-18 sur ICI Radio-Canada Première.

« C'est certain que le contenu de la charte, ou du moins la façon dont on s'est comporté dans ce dossier là, va devoir être analysé et discuté entre nous. »

Alexandre Cloutier croit que le PQ est « déconnecté » de la population en général et des jeunes en particulier, « qui sont ouverts sur le monde, qui voyagent beaucoup et qui parlent une deuxième ou une troisième langue ».

« Tu ne peux pas avoir 25 % d'appui populaire et prétendre du même souffle répondre aux aspirations des Québécois », dit le député de Lac-Saint-Jean.

« On doit avoir un discours qui parle aux jeunes, ouvert sur l'autre, sur la diversité », ajoute-t-il.

Mais il n'y a pas que la charte, note M. Cloutier. Selon lui, le PQ a un énorme travail de consultation et de réflexion à faire sur plusieurs autres enjeux afin de redevenir « le parti des gens ».

La charte des valeurs, un débat de société