Couillard évoque une entente constitutionnelle d'ici 2017

Suivez nos journalistes sur le terrain

Philippe Couillard a enfilé des gants de boxe lors de son passage dans un gymnase de Montréal-Nord, mercredi. Philippe Couillard a enfilé des gants de boxe lors de son passage dans un gymnase de Montréal-Nord, mercredi.  Photo :  PC/Ryan Remiorz

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, affirme qu'un environnement propice à la réintégration du Québec dans la Constitution canadienne pourrait se dessiner, alors que le Canada célèbrera son 150e anniversaire en 2017 et que des voix s'élèvent dans le reste du pays pour modifier les textes concernant le Sénat et les peuples autochtones.

Interrogé sur le sujet mercredi à Montréal, M. Couillard s'est dépeint comme le digne héritier des anciens chefs libéraux Robert Bourassa et Jean Charest et s'est dit prêt à défendre les positions constitutionnelles du Québec telles qu'édictées en 1987 dans le cadre des négociations entourant l'accord du lac Meech.

Le chef libéral a toutefois souligné que la question constitutionnelle, bien qu'importante, ne constituait pas une priorité pour son parti, le PLQ préférant miser sur « l'économie, l'emploi, la santé et l'éducation ».

« Je veux être certain que je n'entraînerais pas le Québec sur la voie d'un demi-résultat », a-t-il expliqué.

« À l'extérieur du Québec, il y a une crainte qu'une nouvelle démarche constitutionnelle nous conduise encore une fois à un blocage, de sorte qu'il faut la commencer lorsqu'on sera quasi certains qu'on va arriver au succès. » — Philippe Couillard, chef du PLQ

Philippe Couillard croit néanmoins que les cinq demandes de 1987 « sont toujours d'actualité » : la reconnaissance du Québec comme société distincte, un droit de regard sur la nomination des juges québécois à la Cour suprême, la limitation du pouvoir fédéral de dépenser, l'octroi d'un droit de veto au Québec sur toutes modifications constitutionnelles et l'attribution de plus grands pouvoirs au Québec en termes d'immigration.

Le chef libéral fait valoir par ailleurs que plusieurs de ces questions sont déjà partiellement réglées. « Le droit de veto du Québec existe par une législation fédérale et la question de l'immigration a été réglée par une entente administrative », souligne-t-il.

M. Couillard était de passage dans un gymnase de l'arrondissement de Montréal-Nord pour faire connaître les positions de son parti entourant la lutte à l'intimidation.