Pauline Marois refuse de débattre en anglais

Radio-Canada avec CBC

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Pauline Marois réplique à Françoise David lors du débat des chefs de 2012. Pauline Marois réplique à Françoise David lors du débat des chefs de 2012.  Photo :  Radio-Canada

Les médias anglophones du Québec devront se faire à l'idée : la chef péquiste Pauline Marois n'a pas l'intention de participer à un débat en anglais au cours de la campagne électorale de 2014.

Mme Marois invoque sa maîtrise déficiente de la langue de Shakespeare pour justifier son refus.

« Je suis capable de parler anglais et je pense que je m'améliore, mais je ne crois pas que je serais assez confortable dans un débat pour pouvoir expliquer mes idées », a-t-elle expliqué, jeudi, alors qu'elle présentait son candidat Daniel Lebel dans Drummond-Bois-Francs.

« Je ne pense pas que les Anglo-Québécois seraient bien servis » par cette formule, a-t-elle ajouté, en précisant qu'elle avait déjà rejeté l'idée de tenir un débat en anglais au cours des campagnes électorales précédentes.

« Je suis capable d'avoir un dialogue avec les Anglo-Québécois. Je l'ai prouvé par le passé et je vais continuer de le faire à l'avenir. » — Pauline Marois, chef du Parti québécois

Les médias anglophones voulaient organiser un débat de 90 minutes à la télévision et à la radio dans les deux dernières semaines de campagne. La requête avait été transmise lundi matin par des représentants de CBC, CTV, Global, CJAD et The Gazette aux quatre partis politiques représentés à l'Assemblée nationale.

Les autres formations se sont pourtant montrées ouvertes à l'idée. Le PLQ et Québec solidaire y ont répondu positivement, tandis que le chef de la CAQ, François Legault, a répondu qu'il « discuterait de la faisabilité » d'un tel débat avec son équipe.

Contrairement à ce qu'on observe aux élections fédérales et municipales, il n'y a jamais eu de débat des chefs en anglais au niveau provincial.