250 000 emplois en 5 ans, promet une nouvelle fois le PLQ

Radio-Canada avec La Presse Canadienne

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Le compte rendu de Martine Biron

Le Parti libéral promet de créer 250 000 emplois en cinq ans s'il forme le prochain gouvernement du Québec.

Le chef de la formation, Philippe Couillard, a pris cet engagement au moment de la présentation de son équipe économique, jeudi, à la tour de la Bourse de Montréal. Il promet de plus que la majorité de ces emplois seront des postes à temps plein.

M. Couillard compte notamment réaliser ce tour de force en rétablissant les investissements du Plan québécois des infrastructures dans les 100 premiers jours de son mandat et en introduisant un crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire, une mesure fiscale qui a déjà été adoptée par le fédéral.

Un gouvernement libéral relancerait également le Plan Nord et déploierait une stratégie maritime. Il compterait en outre mettre de l'avant une stratégie d'exportation agressive et adopterait des mesures pour stimuler l'investissement et l'innovation afin de relancer le secteur manufacturier.

« Les Québécois méritent mieux - beaucoup mieux - que le PQ sur le plan économique. » — Philippe Couillard, chef du PLQ

« Les familles québécoises méritent mieux, a estimé le chef libéral. En redémarrant notre économie et en créant de nouveaux emplois, le Québec pourra mieux financer ses missions comme la santé, l'éducation et le soutien aux familles. On pourra atteindre et maintenir l'équilibre budgétaire, on pourra réduire le poids de la dette pour les générations futures et nous pourrons réduire le fardeau fiscal que doit supporter actuellement la classe moyenne. »

Le chef libéral s'est par ailleurs défendu de tenir une promesse impossible à réaliser, qualifiant celle-ci de « réaliste ». Il en tient pour preuve le bilan économique du précédent gouvernement libéral, qui se targue d'avoir créé en moyenne 40 000 nouveaux emplois de 2003 à 2012.

L'équipe économique du PLQ comprendra Jacques Daoust, qui était patron d'Investissement Québec jusqu'à récemment. Il sera candidat dans Verdun. Martin Coiteux, qui se présente dans Nelligan, est économiste à la Banque du Canada. Enfin, Carlos Leitao, économiste en chef de la Banque Laurentienne, sera candidat dans Robert-Baldwin.

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Interrogée sur l'annonce de M. Couillard, la chef péquiste, Pauline Marois, a remarqué que cette promesse faisait déjà partie du programme libéral de 2012, Jean Charest s'étant aussi engagé à créer 250 000 emplois en cinq ans.

Elle a également accusé son homologue libéral de vouloir endetter davantage les Québécois.

« Là, ce qu'il fait, c'est qu'il choisit le chemin de l'investissement dans les infrastructures au niveau public et il choisit le chemin de la croissance de notre dette, et ce sont nos enfants qui devront l'assumer », a-t-elle déploré.

Le PQ, lui, promet la création de 115 000 emplois d'ici trois ans.

Le candidat péquiste dans Rousseau et ministre des Finances sortant, Nicolas Marceau, a plus tard renchéri en disant reconnaître « le même vieux Parti libéral avec les mêmes recettes. On s'endette plus pour dépenser plus ».

Concernant le dévoilement de l'équipe économique libérale, M. Marceau juge qu'il n'y a « pas de renouvellement. Ce sont trois banquiers, aucune nouvelle idée ».

« Il n'y a pas un mot de M. Couillard non plus sur la nouvelle économie et l'électrification des transports, des secteurs vitaux pour le Québec », a-t-il dit.

Le PQ soutient également que les libéraux proposent des mesures déjà mises en place par le gouvernement, comme le crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire et l'utilisation des surplus d'électricité afin d'attirer des investissements.