Politique

Côte-Nord : les électeurs de Fermont attendent les engagements prévus dans le Plan Nord

Le reportage de Hervé Gaudreault

Les électeurs de Fermont croient qu'un changement de gouvernement ne compromettrait pas les projets miniers dans le Nord québécois à court terme.

Ils demeurent toutefois impatients face aux engagements prévus pour aider les communautés nordiques qui subissent un développement effréné. En juillet dernier, le premier ministre avait d'ailleurs annoncé 200 millions de dollars pour mettre sur pied des infrastructures dans les villes situées sur le territoire du Plan Nord.

À Fermont, il n'y a pas assez de routes et de logements pour la population qui a plus que doublé en trois ans. « Il faudrait faire quelque chose pour les nouveaux arrivants. Moi, ça m'a pris un an avant d'avoir un appartement », souligne une résidente.

Une autre suggère l'idée d'éliminer le fly-in/fly-out : « Améliorer la possibilité pour que les gens puissent s'installer ici en permanence », explique-t-elle.

Roulement de personnel

CLD de Caniapiscau La directrice générale du CLD de Caniapiscau, Isabelle Tremblay

Le Centre local de développement (CLD) de Caniapiscau aide les entrepreneurs à lancer ou à agrandir leur PME. Sa directrice générale, Isabelle Tremblay, précise que les projets dans les technologies tout comme ceux d'entrepreneurs généraux se multiplient à Fermont.

À bout de souffle, le centre a dû renouveler son personnel à deux reprises l'année dernière.

« Pour cinq postes permanents, il a fallu qu'on aille 10 fois en processus de sélection pour essayer de combler les postes. Alors ç'a été une année vraiment exceptionnelle. » — Isabelle Tremblay, directrice générale, CLD de Caniapiscau

Au lendemain du 4 septembre, la réalité ne changera pas pour autant dans cette ville située à 500 kilomètres au nord de Baie-Comeau qui compte sur l'aide de l'État pour se développer. Les compagnies minières continuent de convoiter les grands gisements de fer de la fosse du Labrador.