Élections Québec 2012

Jean Charest promet au moins 100 $ aux parents d'élèves du primaire

Sophie-Hélène Lebeuf
Radio-Canada
Entouré d'enfants, Jean Charest a dévoilé ses engagements sur l'achat de matériel scolaire dans Beauce-Nord. Entouré d'enfants, Jean Charest a dévoilé ses engagements sur l'achat de matériel scolaire dans Beauce-Nord.

Entouré de jeunes élèves, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, s'est engagé, lundi, à remettre aux parents d'enfants inscrits à l'école publique primaire un chèque de 100 $ par enfant pour l'achat de matériel scolaire.

Cette promesse, chiffrée à 45 millions de dollars, toucherait les parents de 450 000 enfants, sans égard aux revenus. Les parents visés recevraient un chèque - non imposable - en août, et la mesure entrerait en vigueur en 2013. « Chaque année, [la rentrée scolaire] présente un défi pour les parents [à cause] des coûts, notamment du matériel scolaire », a déclaré Jean Charest en expliquant les mesures dévoilées.

M. Charest a choisi Beauce-Nord, qui a voté sans interruption pour l'Action démocratique du Québec depuis 2003, pour dévoiler cet engagement visant la réussite scolaire. Il a aussi promis de bonifier le programme d'aide aux devoirs, notamment pour accommoder les parents aux horaires atypiques. La préparation aux examens ferait partie des service des soutien offerts.

Si le PLQ était réélu, il porterait l'enveloppe budgétaire de ce programme de 20 à 40 millions de dollars, a indiqué M. Charest, qui était accompagné du ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, et du candidat libéral de la circonscription de Beauce-Nord, Jack Roy.

« « On le fait parce qu'on croit beaucoup à l'éducation, on le fait pour l'économie et on le fait pour le Québec. » » — Jean Charest

Le chef libéral a précisé que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) travaillerait en collaboration avec les groupes communautaires « pour que ce soit adapté à chacune des écoles ».

Rappelant qu'entre son accession au pouvoir, en 2003, et l'exercice financier terminé en mars dernier, le Parti libéral avait augmenté de 43 % les sommes allouées à l'éducation, Jean Charest s'est notamment réjoui du fait que davantage d'élèves aient depuis persévéré dans leurs études.

« On a donné à l'éducation la place qui lui revenait, non seulement en termes de financement, mais également en termes de politiques », a-t-il soutenu. Les crédits budgétaires du Conseil du Trésor prévoient cependant une diminution du budget global consacré à l'éducation de 1,3 % pour l'exercice financier 2012-2013.

Selon des données du MELS portant sur l'année scolaire 2009-2010, le taux de décrochage scolaire est de 17,4 %, une amélioration de 4,8 points de pourcentage en cinq ans. Ces progrès ne se sont cependant pas fait sentir dans toutes les régions de la province. En 2009, 20 commissions scolaires sur 72 affichaient même un taux de décrochage supérieur à ce qu'il était 10 ans plus tôt, selon une compilation des données officielles fournies par le ministère de l'Éducation, effectuée par La Presse Canadienne et publiée en février dernier.

L'annonce libérale du jour était la deuxième destinée aux jeunes parents en autant de jours. Dimanche, Jean Charest a dévoilé des mesures pour favoriser l'implantation de places en garderie en milieu de travail.

Interrogé par les journalistes, Jean Charest a par ailleurs tourné en dérision les commentaires du candidat de la Coalition avenir Québec Jacques Duchesneau. Présenté par François Legault comme son vice-premier ministre, M. Duchesneau a affirmé, en matinée, qu'à titre de « ministre délégué au premier ministre », il nommerait des titulaires de portefeuilles dans sa lutte contre la corruption.

« J'ai compris qu'il y a un nouveau mode de fonctionnement, que dorénavant François Legault, à la CAQ, va s'occuper du compte Twitter et va faire les cocktails de financement et que Jacques Duchesneau va s'occuper du reste », a ironisé Jean Charest.

Pour me joindre :

sophie-helene.lebeuf@radio-canada.ca