En route vers la présidentielle américaine

Les médecins seraient punis si l'avortement devient illégal, pas les femmes, se reprend Trump

Radio-Canada avec Associated Press, Agence France-Presse et Reuters
Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump répond aux questions du journaliste Chris Matthews dans une entrevue au réseau MSNBC, le 30 mars 2016. Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump répond aux questions du journaliste Chris Matthews dans une entrevue au réseau MSNBC, le 30 mars 2016.  Photo :  MSNBC

Si l'avortement était illégal aux États-Unis, les femmes qui choisissent de mettre fin à leur grossesse devraient être punies, a affirmé mercredi le candidat républicain Donald Trump avant de se rétracter.

Par voie de communiqué, il a précisé après son entrevue avec MSNBC que ce ne sont pas les femmes qui devraient être punies, mais les médecins. 

« Si le Congrès devait passer une loi rendant l'avortement illégal et que les cours fédérales entérinaient cette loi, ou si un État devait bannir l'avortement en respectant la loi, le médecin ou n'importe quelle personne qui pratiquerait ce geste illégal serait tenu responsable, pas les femmes », a-t-il précisé. 

Plus tôt en journée, lors d'un échange avec un journaliste dans une mairie du Wisconsin, où se tiendront des primaires la semaine prochaine, Trump a pourtant déclaré à propos de l'avortement qu'il devra y avoir une « quelconque forme de punition » si l'acte devient illégal. 

« Pour les femmes? » lui a alors demandé le journaliste. « Oui, il doit y avoir quelque chose », a-t-il répliqué. 

Durant l'entrevue, Donald Trump s'est aussi dit pro-vie à trois exceptions près, sans préciser lesquelles.

Toujours dans son communiqué, Donald Trump a dit copier la position de l'ex-président Reagan. « Comme Ronald Reagan, je suis pro-vie avec des exceptions. » 

Son fils a pris sa défense sur Twitter en disant que son père parlait des avortements « illégaux ».

Un réseau qui vient en aide aux femmes qui veulent avorter a dénoncé les propos de Trump comme étant une incitation à la violence contre les femmes.

La candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton s'est empressée de réagir aux propos de son adversaire républicain par un message Twitter : « Juste au moment où l'on pensait que cela ne pouvait pas être pire. Horrible. »