L'Égypte, entre révolution populaire et pouvoir militaire



Le printemps arabe connaît une autre saison de protestations en Égypte. En février 2011, la démission du président Hosni Moubarak est accueillie dans la joie par les manifestants. Mais plus de deux ans après la révolution, l’Égypte tarde à retrouver la paix sociale. Essoufflé par une longue transition politique et ralenti par une situation économique difficile, le pays de 83 millions d’habitants peine à se stabiliser.

En novembre 2012, la tentative du président élu Mohamed Morsi de s’octroyer plus de pouvoir met déjà les révolutionnaires en garde contre le chef du Parti Liberté et Justice, une formation issue des Frères musulmans. Le 30 juin 2013, les manifestants anti-Morsi se donnent rendez-vous à la place Tahrir, épicentre de la révolution de 2011. Après une semaine de violentes contestations, un ultimatum lancé par l’armée chasse finalement le président Morsi du pouvoir.

Coup d’État ou révolution populaire? La question n’est pas encore résolue. Le fameux slogan - « l’armée et le peuple marchent d’une seule main » - devra faire ses preuves, disent plusieurs observateurs, surtout dans un contexte où les factions politiques restent divisées.