Le débat sur le gaz de schiste

Le débat sur le gaz de schiste

Le sous-sol de plusieurs régions du Québec recèle du gaz de schiste argileux, une forme de gaz naturel qu'on commence à peine à savoir exploiter. Plusieurs entreprises ont obtenu des permis d'exploration tout le long de la vallée du Saint-Laurent, un territoire où se trouve, entre autres, la majorité des exploitations agricoles du Québec.

L'industrie parle de milliers d'emplois potentiels, le gouvernement parle d'autosuffisance en gaz naturel pour le Québec, mais des citoyens, dont plusieurs regroupés au sein de groupes de pression, s'inquiètent des conséquences environnementales de cette exploitation.

Dans son rapport de février 2011, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) recommandait notamment un encadrement plus strict de l'industrie du gaz de schiste. Québec a décidé de suspendre tout projet de fracturation hydraulique, la technique d’extraction du gaz de schiste, sauf à des fins scientifiques, et ce, en attendant le rapport d’un comité d’experts. 

Le gouvernement Marois a toutefois décidé de confier au BAPE la mission de mener une consultation large sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste. Il a déposé en mai 2013 un projet de loi qui fixerait à cinq ans la durée maximale du moratoire actuel.