La crise des migrants

Tensions politiques en Europe à propos des flux migratoires

L'Europe et les migrants

Plusieurs pays accentuent la pression sur l'Union européenne à propos de l'enjeu des flux migratoires.

D'après un reportage de Frédéric Nicoloff

Le premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé mercredi l'organisation d'un référendum sur le plan européen de relocalisation des réfugiés entre pays membres de l'Union européenne, auquel son gouvernement est opposé. 

« Nous sommes convaincu que d'imposer des quotas de relocalisation des migrants sur notre territoire sans l'approbation du peuple est un abus de pouvoir », affirme Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie

Une dizaine de pays européens, principalement ceux de la route des Balkans, se sont d'ailleurs réunis à Vienne en Autriche sur le sujet de la crise migratoire. Plusieurs de ces pays ont fermé leur frontière, ou refusent d'appliquer la politique de quotas de réfugiés qu'ils doivent accepter chez eux, une politique imposée par l'union européenne.

Le gouvernement autrichien croit qu'il est nécessaire de coordonner les mesures de contrôle et de restriction aux frontières en l'absence d'une politique européenne claire et cohérente.

À Calais en France, la fermeture envisagée d'un camp de demandeur d'asile a poussé les autorités belges à imposer des contrôles le long de sa frontière, de crainte que des réfugiés, chassés de Calais, ne pénètrent sur le territoire belge.

Toutes ces mesures ont mené Amnistie internationale, à qualifier de honteux, dans son dernier rapport, le fait que l'Europe ne puisse pas s'occuper des droits fondamentaux des personnes les plus persécutées au monde.