Élections Grand Montréal

Sondage : la corruption, l’économie et les routes préoccupent les Montréalais

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Exclusif - Les candidats à la mairie de Montréal ont raison de tenter de séduire l'électorat en promettant un grand ménage, car la lutte contre la corruption arrive en tête des priorités des Montréalais, selon la suite du sondage CROP commandé par Radio-Canada.

Un texte de Melanie Julien

Ce sondage mené auprès de 1001 internautes montréalais du 11 au 15 octobre révèle que pour 29 % des répondants, il s'agit de l'enjeu le plus important auquel la nouvelle administration municipale devrait s'attaquer.

Suivent la croissance économique et la création d'emplois à Montréal (17 %), le réseau routier (9 %), le niveau de service que les citoyens reçoivent compte tenu des taxes qu'ils paient (9 %), les finances publiques (8 %) et le transport en commun (8 %).

Les allégations de corruption et de collusion dans le monde municipal inciteront d'ailleurs 42 % des Montréalais à aller voter le 3 novembre prochain.

Près d'un tiers des répondants affirment toutefois être découragés de la politique municipale et disent avoir « beaucoup moins l'intention d'y participer ».

De plus, 28 % des gens interrogés soutiennent quant à eux que toutes les histoires de collusion et de corruption n'ont rien changé à leur intérêt envers les politiciens municipaux.

Peu importe quelles sont leurs priorités, deux tiers des Montréalais disent avoir « beaucoup » ou « assez » d'intérêt à l'égard de la campagne électorale, alors qu'un tiers affirment suivre « un peu » ou carrément « pas du tout » la campagne.

Méthodologie

Le sondage a été effectué auprès de 1001 internautes montréalais âgés de 18 ans et plus, du 11 au 15 octobre 2013, par l'entremise d'un panel web.

Les données ont été pondérées afin de refléter la distribution de la population de la ville de Montréal selon la répartition au sein des arrondissements, le sexe, l'âge et la langue maternelle des répondants.

Étant donné le caractère non probabiliste de l'échantillon, la marge d'erreur ne s'applique pas. Puisqu'on choisit arbitrairement des unités, et non aléatoirement, il n'existe donc aucune façon d'estimer ou de mesurer la fiabilité de l'échantillonnage.