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Gaz moutarde

Appelé aussi gaz ypérite (du nom de la ville belge d’Ypres où il a été utilisé pour la première fois en juillet 1917), le gaz moutarde (qui a l’odeur du condiment) est un liquide visqueux qui peut causer de graves brûlures chimiques aux yeux, à la peau et aux muqueuses. Les vêtements, les bottes et autres masques en caoutchouc naturel ne lui résistent pas.

Il a été notamment utilisé par l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein, qui avait ordonné le bombardement, le 16 mars 1988, de la ville kurde de Halabja avec du gaz moutarde. Bilan : près de 5000 morts.

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Gaz sarin

Considéré comme une arme de destruction massive par les Nations unies en 1991, le gaz sarin est une substance inodore, incolore et volatile, qui s’absorbe par inhalation ou par contact cutané. Il attaque le système nerveux humain et, quand il ne tue pas, laisse de graves séquelles neurologiques.

Les États-Unis et l’ex-URSS s’adonnaient à la production de grandes quantités du gaz sarin, durant la guerre froide. La France avait aussi expérimenté cette arme chimique pendant la guerre d’Algérie.

Sa plus récente utilisation remonte à 1995, au Japon, lors de l’attentat perpétré par la secte Aum au métro de Tokyo. On avait alors dénombré 13 morts et plus de 6000 blessés.

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Gaz VX

C’est le plus dangereux de ces gaz. Incolore, il s’absorbe de la même manière que le gaz sarin. Mortel, il attaque le système nerveux et musculaire et mène rapidement à la paralysie des cellules nerveuses dans l’ensemble du corps.

Une seule goutte de VX absorbée par la peau suffit à causer la mort. Les premiers symptômes peuvent se manifester sous forme d’écoulement nasal, de larmes, de salivation abondante et de transpiration excessive.

Mis au point en 1929 et fabriqué industriellement en 1961, ce gaz est dix fois plus mortel que le gaz sarin. Les deux font partie de la famille des « agents neurotoxiques ».

Photo : Jean-Pierre Muller / AFP