Singapour veut collaborer

null  Photo :  AFP/ROBIN VAN LONKHUIJSEN

La vaste enquête d'Europol portant sur les matchs truqués a placé la ville État de Singapour sur la sellette lundi. La police de Singapour a dit mardi vouloir collaborer avec ses comparses européens, rapporte Reuters.

« Les autorités de Singapour aident les autorités européennes dans leur enquête sur un réseau international de trucage de matchs qui impliquerait des Singapouriens », mentionne la police dans un communiqué.

« Singapour a une position de fermeté sur les matchs truqués et s'engage à oeuvrer avec les organismes internationaux de maintien de l'ordre pour faire tomber les réseaux criminels transnationaux, dont ceux qui impliquent des Singapouriens à l'étranger, et préserver l'intégrité du sport », ont soutenu les autorités singapouriennes.

Seuls les suspects dont les pays ont des accords bilatéraux avec Singapour seront extradés. L'Italie, d'où est venue la première plainte, ne fait pas partie de la liste.

L'épicentre du cartel de trucage serait piloté de la république d'Asie de l'Est selon les résultats d'Europol.

L'homme d'affaires Tan Seet Eng, alias Dan Tan, serait la tête pensante du réseau. Un mandat d'arrêt international a été lancé à son endroit par Interpol. Il est accusé par plusieurs services de police de mener cette affaire mondiale de triche. On lui reproche aussi l'organisation de 33 matchs truqués des championnats de séries A et B en Italie.

Près de 425 joueurs, arbitres, dirigeants et criminels d'au moins 15 pays auraient généré 8 millions d'euros (10,9 millions de dollars) de profits.

L'investigation de l'institution européenne a mis sous les projecteurs un réseau de 380 matchs truqués en Europe et 300 autres en Asie et en Amérique latine.

L'Espagne ferme les yeux

Par ailleurs, on refuse encore en Espagne d'admettre que le problème des matchs truqués existe. C'est ce qu'a révélé mardi le vice-président de la Liga, Javier Tebas.

« Ici, on n'admet pas cette maladie donc on ne peut pas soigner le patient, a-t-il dit au quotidien sportif Marca. Il y a des institutions qui ne sont pas au courant de ce qui se passe. Il y a des matchs truqués et des paris illégaux. C'est un petit pourcentage, mais il y a aussi de la corruption en Espagne. »