Biello se sent prêt... et vite

Mauro Biello Mauro Biello  Photo :  Pepe/Impact de Montréal

« Je suis sous évaluation. Je veux démontrer que j'ai certaines qualités. J'essaie de bien faire pendant que je suis entraîneur par intérim et peut-être dans le futur être considéré pour ce poste. » Et vlan. La déclaration de Mauro Biello a le mérite d'être claire.

Un texte de Marie Malchelosse

L'ancien numéro 20 de l'Impact persiste et signe en affirmant, sans équivoque, que même la saison 2013 n'arrive pas trop tôt pour lui dans la perspective d'accéder à la barre de l'équipe de façon officielle.

Biello a fait part de ses intentions, mercredi, à l'occasion d'une conférence téléphonique d'avant-match. L'équipe a quitté Montréal lundi soir pour l'Italie, où elle se prépare à affronter le FC Bologne jeudi, en match amical. L'Impact disputera un deuxième match amical le 15 novembre contre la Fiorentina, une autre équipe de Serie A.

Biello a été choisi comme entraîneur-chef par intérim après le départ de Jesse Marsch, annoncé samedi.

« Je ne veux pas faire de gros changements avec l'équipe. J'ai quelques méthodes à moi et c'est normal d'essayer de les implanter tranquillement, mais mon focus est de travailler très fort pour préparer l'équipe le mieux possible. »

Contre Bologne, l'entraîneur par intérim entend d'ailleurs maintenir le schéma tactique préconisé par Jesse Marsch avec un 4-2-3-1. Biello avoue que reprendre l'équipe à la volée après le départ de Marsch n'est pas de tout repos. « C'est venu comme une surprise pour tout le monde. J'ai dit aux joueurs de rester concentrés sur les choses qu'ils peuvent contrôler, comme performer et tout donner sur le terrain, et de laisser faire les choses qu'ils ne peuvent pas changer. »

Di Vaio : pas de mésentente

Quant à lui, Marco Di Vaio retrouve son alma mater à Bologne. Le seul joueur désigné de l'Impact a disputé quatre saisons avec cette équipe, où il est devenu un demi-dieu en vertu de ses 65 buts en 140 matchs. Au cours de la même conférence téléphonique transatlantique, Di Vaio a nié que lui et ses compatriotes entretenaient une relation acrimonieuse avec Jesse Marsch en cours de saison.

« Nous sommes venus ici pour être sous les ordres d'un entraîneur et faire notre travail qui est de jouer. Nous avions assez de nous préoccuper de nos propres emplois. La situation avec Jesse venait de l'état-major. Nous, nous nous sommes présentés ici à titre de professionnels et nous n'avions rien à voir avec la gestion de l'équipe. »

Di Vaio a toutefois souligné son étonnement que Marsch ait refusé de commenter sa relation avec ses joueurs italiens, samedi, à la conférence de presse qui annonçait son départ. « Il faudrait demander à Jesse pourquoi il a évité de répondre. Nous n'avons pas eu de problèmes avec Jesse. Même qu'une semaine avant [son départ], nous discutions stratégies avec lui. »