Bourque, déchirement et déchirures

François Bourque à Garmisch en 2005 François Bourque à Garmisch en 2005, troisième à l'arrivée  Photo :  AFP/NORBERT MILLAUER

François Bourque faisait partie des « cowboys canadiens », surnom donné aux athlètes ayant terminé sur le podium d'une épreuve de Coupe du monde. Il a décidé de mettre pied à terre, révèle La Presse jeudi.

Le skieur n'a pas été épargné par les blessures, et ce sont elles qui l'incitent à arrêter. Il se remettait d'une troisième déchirure ligamentaire en deux ans.

Originaire de New Richmond, en Gaspésie, Bourque est monté pour la première fois sur le podium d'une épreuve de Coupe du monde à 20 ans, en 2005, quand il a terminé troisième au Super-G de Garmisch-Partenkirchen. Il montera quatre fois sur les podiums de Coupe du monde.

Il a terminé au cinquième rang du classement général de saison 2007 de Coupe du monde de slalom géant. Ce qui restera comme son meilleur classement international.

Il a raté le podium de peu aux Jeux olympiques de Turin en 2006. Il menait au classement après la première manche, mais a glissé à la quatrième place à la fin de la deuxième, pour rentrer bredouille.

De vilaines blessures

La carrière du skieur au sein de l'équipe nationale aura été marquée par les déchirements et les déchirures.

Le déchirement qu'il ressentait entre ses propres aspirations et celles que les entraîneurs avaient pour lui. Sans pouvoir trouver l'équilibre.

Puis les déchirures physiques qui l'ont éloigné des pistes : 3 déchirures du ligament croisé antérieur en novembre 2008 à l'échauffement, en décembre 2009 en course et en janvier 2011 à l'entraînement.

Pendant les longues semaines de récupération, il a ressenti l'envie de faire autre chose. Surtout après la troisième intervention chirurgicale.

Le temps est venu. La Fédération canadienne (Alpine Canada Alpin) n'en a pas fait grand cas, à se demande, et a discrètement retiré sa fiche de la page Web de l'équipe nationale.

François Bourque vit aujourd'hui à Québec.