Canadien saison 2013, au jeu!

« Cole se cherchait » - Therrien

Chris Phillips (4) et Erik Cole Chris Phillips (4) et Erik Cole  Photo :  PC/FRED CHARTRAND

TORONTO - Michel Therrien n'a pas pris de détour pour exprimer ce qui ne fonctionnait pas avec Erik Cole depuis le début de la saison, et qui a mené Marc Bergevin à l'échanger aux Stars de Dallas.

« Cole se cherchait depuis le début de la saison, a mentionné l'entraîneur-chef du Canadien, mercredi matin, à quelques heures du duel face aux Maple Leafs de Toronto. On a mis un système en place. Les joueurs achètent le système et le concept d'équipe. Ils sont conscients qu'on prête attention aux détails. »

Therrien n'a toutefois pas osé aller plus loin et dire que Cole « n'achetait pas » ledit système. Mais quelque chose ne fonctionnait pas.

« Il pensait peut-être trop, et je l'encourageais à exploiter sa vitesse et à jouer, au lieu de penser. On sentait qu'il allait dans la bonne direction. Mais quand Marc a eu la chance de faire cet échange, je l'ai soutenu. »

Cole n'était plus l'ombre du marqueur de 35 buts qu'il a été l'an passé. Il ne comptait que 3 buts et 3 aides en 19 matchs. Quand il contribuait aux victoires de l'équipe, c'était plus souvent de façon indirecte, par exemple en entraînant une punition de temps à autre. Et en défense, il a mal paru sur quelques buts de l'adversaire.

C'est pourquoi Therrien n'a pas pu attendre éternellement qu'il se replace. Après 11 matchs, il l'a séparé de ses partenaires de trio de l'an passé, David Desharnais et Max Pacioretty. Il les a ensuite réunis sporadiquement pour des avantages numériques, sans plus.

« Je vis au moment présent, c'est ma préoccupation, a rappelé Therrien. Que veux-tu que je fasse avec le passé? On n'était pas là l'an passé. Il a connu du succès avec David et Max et j'ai été impressionné par ça. C'était un de mes premiers commentaires l'été dernier, de m'assurer que cette chimie continue, mais la chimie n'était pas là en partant. »

Coéquipier apprécié

Cela dit, ses coéquipiers en garderont malgré tout une image positive. À commencer par Desharnais, qui n'aurait sans doute pas connu une campagne 2011-2012 de 60 points sans Cole.

« Je trouve ça plate que ça arrive au hockey, on ne peut pas s'y habituer, a dit le Québécois. Tu passes beaucoup de temps avec des gens et tu sais que tu pourrais ensuite ne jamais les revoir. Mais il sait que je l'ai beaucoup apprécié. »

Cole était aussi reconnu comme un bon vétéran avec les jeunes. Il avait créé un émoi dans l'entourage de l'équipe la saison dernière quand il avait payé des billets d'avion aux parents de Louis Leblanc pour qu'ils assistent au premier match de leur fils, à Anaheim.

En tant que recrue, Brendan Gallagher peut également confirmer que Cole se montrait généreux envers les plus jeunes.

« L'an passé, il était mon cochambreur au camp, même s'il a sa propre chambre en général, a raconté la recrue du Tricolore. Beaucoup de gars m'aidaient, mais il était celui qui en avait fait le plus, pour mon premier camp. »