La 15e maison d'André Benoît

André Benoît dispute la rondelle à David Desharnais André Benoît dispute la rondelle à David Desharnais.  Photo :  AFP/Jana Chytilova/Freestyle Photo

OTTAWA - Hockey professionnel ne rime pas toujours avec stabilité familiale. Encore moins quand vous êtes un de ces joueurs de soutien constamment en quête d'un employeur.

De Moscou à Hamilton, en passant par Tampere, Binghamton et Sodertalje, André Benoît a fait le tour du globe. Ou du moins, des endroits où le hockey se pratique. Mais cette saison, il a ajouté la perle rare à son impressionnant itinéraire : Ottawa, où il peut enfin jouer dans la Ligue nationale.

Le défenseur franco-ontarien en est à un deuxième séjour avec les Sénateurs. En 2010-2011, cet ancien de l'organisation du Canadien avait disputé huit matchs dans la grande ligue, sans réussir à se tailler une place. L'année suivante, il mettait le cap sur la capitale russe.

Cette saison, des blessures aux défenseurs Jared Cowen et Erik Karlsson lui ont permis d'obtenir une nouvelle chance à Ottawa. Même s'il a été laissé de côté quatre fois, il a disputé 16 matchs et passe en moyenne un peu plus de 15 minutes sur la patinoire par match.

« Il nous donne tout ce à quoi on s'attend, estime l'entraîneur-chef des Sénateurs, Paul MacLean. Il est solide, il n'est pas trop offensif ni défensif. C'est un très bon joueur qui sait ce qu'il fait sur une patinoire. Il a été très fiable pour nous. »

Un bon client des déménageurs

Si Benoît tient tant à cimenter sa place à Ottawa, c'est évidemment pour des raisons sportives... et familiales. Pas facile de vivre dans ses valises avec un enfant de quatre ans et un bébé d'un an et demi.

« On comptait l'autre jour, c'est notre 15e maison pour moi et ma femme, mentionne l'athlète de 28 ans, un ancien des Bulldogs de Hamilton (de 2005 à 2007 et 2009-2010). Ma petite fille a quatre ans et c'est sa huitième maison! [Ma femme] m'a suivi partout avec les enfants, jusqu'à Moscou l'an passé. C'est important d'être ensemble, on en profite.

« Une chance que ma femme est compréhensive! On a vécu de belles expériences. La stabilité serait le fun, un jour ça arrivera, mais pas tout de suite. »

En attendant, Benoît peut au moins se consoler en se disant qu'il a réalisé un rêve : marquer un but dans la LNH. Il l'a accompli le 19 février dernier, à Kanata, à quelques kilomètres de son Saint-Albert natal. « J'y pense depuis que je suis petit garçon », admet-il. L'idée est maintenant de réaliser un autre rêve.

« Le but, c'est de me faire une place dans la Ligue nationale et d'avoir une carrière de plusieurs années. Je travaille fort pour ça. »

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