Gillett à Markham, discrétion, admiration

Reportage de Jean-François Poudrier

L'ancien propriétaire du Canadien de Montréal George Gillett était à Markham en banlieue de Toronto, dimanche, pour donner son opinion sur le sport professionnel.

« Chacun a appris des choses », a dit Gillett aux journalistes à sa sortie de cette rencontre, qui se voulait un échange avec les membres du conseil municipal de la ville.

« Je ne suis pas ici avec un programme secret. Je ne suis pas ici avec un projet personnel ou pour doubler quelqu'un », a tout de suite précisé M. Gillett, qui a pris le temps de répondre à toutes les questions.

Il faisait allusion au fait que le conseil municipal de Markham doit se prononcer mardi au sujet d'un projet de construction d'aréna piloté par l'homme d'affaires montréalais Graeme Roustan.

L'homme d'affaires américain avait-il un projet dans sa manche? Il a en tout cas vanté la qualité des membres du conseil municipal de Markham.

« Markham a un grand potentiel. Il y a beaucoup d'espace, beaucoup d'argent, et c'est un marché en plein essor. Ses gens sont très au fait du dossier, ce sont des gens intelligents, allumés. Markham a beaucoup de chance et j'en ai appris plus que j'ai pu donner de conseils », a-t-il affirmé.

« Donc, vous étiez là pour apprendre quelque chose? », a tout de suite répondu un journaliste, obligeant M. Gillet à se réfugier dans les généralités des leçons de la vie.

Selon George Gillet, la Ligue nationale sait qu'elle doit garder son côté « international, avec des marchés solides autour du monde, et le commissaire le sait. Mais il est un fait incontournable, a-t-il rappelé, c'est que les Maple Leafs [de Toronto] ont des droits territoriaux exclusifs et on ne peut pas l'ignorer. »

Au sujet de la construction d'un aréna dans le but d'attirer une éventuelle équipe de la LNH, M. Gillet a rappelé qu'il s'adressait aux membres du conseil municipal.

« Leur vision est forcément différente de celle d'un entrepreneur comme moi. La venue d'une équipe de sport n'est certainement pas leur seul objectif. Pour faire vivre un aréna, ils doivent penser à avoir plusieurs équipes de sport et à présenter des spectacles. Il y a du potentiel ici, mais ils doivent créer une passion. Et la construction d'un aréna peut certainement les aider à y arriver.

« Et s'ils y arrivent, Markham sera un des marchés importants du Canada », assure l'homme d'affaires américain.