Canadien saison 2013, au jeu!

Le carnet de voyage de Desharnais

Les commentaires de David Desharnais et de Yannick Weber

En quittant Montréal pour Fribourg, David Desharnais ne pensait pas trouver des partisans aussi passionnés que ceux qui remplissent soir après soir le Centre Bell.

Même s'ils n'étaient pas 21 273 à chaque match, les partisans du HC Fribourg-Gottéron ont impressionné le Québécois.

« Ce sont des malades, ils sont intenses!, a lancé Desharnais, mercredi, à l'issue de son premier entraînement en sol nord-américain depuis son retour de Suisse. Un peu comme au soccer, ça chante. Si tu perds, tu en entends parler. Je me suis fait conter des histoires de fans qui attendent après l'autobus après les matchs! »

Desharnais n'a finalement pas eu à s'inquiéter. À son départ de Fribourg, son équipe occupait le 1er rang de la Ligue nationale A avec 71 points, 4 de plus que Berne.

Le petit centre du Canadien a également connu du succès personnellement. Il a amassé 16 points, dont 4 buts, en 16 matchs. Ses statistiques auraient sans doute été plus spectaculaires s'il avait joué davantage avec ses compatriotes Simon Gamache et Christian Dubé, meilleurs marqueurs de l'équipe. C'est sans oublier qu'on l'utilisait à la pointe en avantage numérique. Pas exactement là où il était le plus à l'aise...

Son passage en Europe lui a aussi permis de participer à la Coupe Spengler, où Fribourg a été éliminé en demi-finale. Desharnais a reconnu qu'il y a pire dans la vie que de passer le temps des fêtes à Davos...

« C'était super, une expérience différente. La ville est super, c'est comme Mont-Tremblant, mais en gros. Il fait 10 degrés, tout le monde se promène avec ses skis dans la ville. Et Maxime Talbot et Bruno Gervais étaient avec nous! »

Six jours par semaine

Desharnais semblait ne pas regretter sa décision de s'expatrier le temps que le lock-out se règle.

« Après 6-7 matchs, je commençais à reprendre le rythme, mais le style de jeu est différent là-bas avec la grandeur des patinoires. Mais pour la forme, je m'en venais bien. »

La cadence du calendrier n'est pas la même qu'en Amérique du Nord. C'est ainsi que le HC Fribourg-Gottéron n'a disputé que huit matchs en novembre, et sept entre le 1er décembre et Noël.

« On joue moins de matchs, donc il y a plus d'entraînements. C'est tellement différent, ce n'est pas comparable. Dans les entraînements, il y a très peu d'exercices d'échec-avant. Mais on s'entraînait autant qu'ici, j'étais sur la glace six jours par semaine. »

Avec un contrat qui vient à échéance à la fin de la saison, Desharnais souhaitera évidemment répéter ses exploits de l'an dernier, au centre d'Erik Cole et de Max Pacioretty. En s'exilant en Suisse pendant quelques mois, il s'est donné la meilleure chance d'y parvenir.

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