Lock-out dans la LNH

« On joue au hockey! » - Geoff Molson

Geoff Molson

« On joue au Hockey! Let's play hockey! »

C'est en ces termes que le président du Canadien de Montréal, Geoff Molson, a souligné sur son compte Twitter l'entente de principe entre la LNH et l'AJLNH survenue durant la nuit de dimanche.

Le président du Canadien a également tenu à s'adresser aux partisans de l'équipe.

Dans une courte lettre par courriel aux détenteurs d'abonnements de saison, Molson a affirmé que les membres de l'organisation étaient « convaincus que les efforts combinés de la Ligue nationale et de l'Association des joueurs feront en sorte que les activités reprendront sur des fondations solides et à long terme ».

Il a remercié les partisans pour leur compréhension tout au long du conflit.

Le site web officiel du Canadien accueille les internautes avec la mention : « Il y a entente de principe entre la LNH et l'AJLNH. C'est le temps de jouer. »

On a lié à cette courte déclaration une vidéo d'une quarantaine de secondes où l'on voit les lumières s'allumer dans le Centre Bell et le personnel s'affairer aux divers rituels qui précèdent une diffusion télévisée.

Si l'enthousiasme est de mise, certaines craintes demeurent à moins d'une semaine de l'ouverture potentielle des camps d'entraînement, advenant une ratification de l'entente de principe par les deux parties.

Rebâtir les ponts

« Il y a un méchant travail à faire dans des villes américaines comme Columbus, Nashville ainsi qu'en Caroline, a déclaré l'ex-entraîneur du Canadien de Montréal Jacques Demers, sur les ondes de RDI. Dans certaines villes où l'on se fiche pas mal du hockey certains soirs. »

« Je crois que des villes américaines vont souffrir, surtout celles qui ont déjà des équipes de football et de basketball. »

Celui qui réside dans l'État de la Floride estime qu'une équipe comme les Panthers peut faire salle comble quand le Canadien est de passage, mais nombre d'équipes américaines attirent des foules bien inférieures à celles que l'on voit dans les arénas canadiens.

Pour Bernard Brisset, ancien directeur des communications du Canadien et journaliste, la passion du hockey va revenir au galop au pays.

« Il y a des marchés qui vont souffrir, mais pas au Canada. À Montréal, le Centre Bell va être plein lors du premier match du Canadien et ça va être similaire partout au Canada. »

Selon Dany Dubé, analyste à Radio-Canada, certaines équipes risquent de vivre des lendemains de règlement fort différents.

« Je pense qu'il y a des petits marchés qui vont souffrir et il y en a qui vont disparaître », soutient-il, en notant au passage que le retour des Nordiques de Québec dans la LNH ne sera pas nécessairement facilité par la fin du lock-out.

En revanche, Dubé croit que le calendrier écourté s'amorcera le 15 janvier si l'on veut disputer 50 matchs, ce qui est probable en raison des revenus perdus par les deux parties durant le lock-out.

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