Lock-out dans la LNH

« À l'aise avec l'offre » - Mathieu Darche

Les réactions de Mathieu Darche

NEW YORK - L'entente de principe intervenue dans la nuit de samedi à dimanche entre la Ligue nationale et l'Association des joueurs (AJLNH) n'est pas parfaite, mais elle est certainement satisfaisante.

Un texte de Guillaume Lefrançois

C'est du moins le message qu'a livré Mathieu Darche.

« On a donné beaucoup par rapport à la dernière convention, a d'abord reconnu l'ex-attaquant du Canadien, membre du comité de négociation. Je ne veux pas trop entrer dans ce sujet, mais on a donné beaucoup. Mais c'est une proposition que je suis très à l'aise à soumettre aux joueurs. Je n'ai aucune honte ou crainte. »

Les joueurs y ont évidemment laissé beaucoup. Leur part des revenus, de 57 % sous l'ancien régime, passe à 50 %. Le plafond salarial de 2013-2014 fera du surplace par rapport à la saison passée, et ils ne pourront désormais plus signer des ententes de 10 ou 12 ans qui couvraient pratiquement la totalité de leur carrière après leur contrat de recrues.

Mais les joueurs étaient visiblement résignés à perdre quelques plumes pour ne pas voir une autre saison partir en fumée comme il y a huit ans.

« Si on ne voulait pas tuer notre sport, il s'agit de la meilleure entente possible », a ajouté le défenseur des Bruins de Boston Andrew Ference.

Enthousiastes malgré tout

Il fallait entendre les cris de joie en provenance du 2e étage du Sofitel de New York pour comprendre que la partie syndicale était néanmoins soulagée d'en arriver à une entente.

Une discussion joviale entre le commissaire Gary Bettman et le défenseur Chris Campoli, dure à imaginer il y a à peine 24 heures, a ajouté au surréalisme de la scène.

À cette époque des réseaux sociaux, personne n'a mieux exprimé cet enthousiasme que Ference. À 5 h 02, soit trois minutes avant qu'un premier journaliste, Adrian Dater, du Denver Post, n'annonce la nouvelle d'un règlement, Ference a publié sur Twitter un message tout simple : un pouce en l'air.

« Désolé de vous avoir volé la primeur! Et Dater a peut-être seulement deviné. C'est comme ça que vous travaillez à la date limite des transactions, vous espérez que vous avez raison! », a-t-il ajouté à la blague.

Au moment de son fameux message Twitter, Ference était bien assis en compagnie de ses collègues dans la salle Paris, cette pièce de l'hôtel Sofitel où avaient lieu les négociations samedi et dimanche. Ces joueurs attendaient impatiemment le retour d'un sous-comité parti négocier certains points précis.

« On attendait que le petit groupe revienne. Il y a eu plusieurs de ces aller-retour toute la journée. Quand ils sont revenus, j'étais très enthousiaste, on savait qu'on n'avait plus besoin de réfléchir. On a mis tellement d'heures de travail dans ce dossier. »

Et quel était ce point que le sous-comité négociait? Le fonds de pension? La durée maximale des contrats?

« Ce n'était pas une seule chose, c'était plusieurs choses qui allaient ensemble, dont le plafond, la variation salariale d'une année à l'autre et d'autres problèmes sur lesquels on travaillait », a expliqué Ference.

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