Lock-out dans la LNH

La Cour après les discours

Le compte rendu de Michel Chabot

NEW YORK - Au lendemain d'un marathon de négociations, le lock-out dans la Ligue nationale se déplace sur la scène juridique.

Un texte de Guillaume Lefrançois 

L'Association des joueurs a procédé jeudi après-midi à une conférence téléphonique pour déterminer la suite des choses dans le conflit de travail qui l'oppose à la Ligue nationale.

En outre, selon plusieurs médias, les joueurs sont invités à voter une nouvelle fois sur la question de la dissolution à compter de jeudi soir, pour une période de 48 heures. Lors du premier scrutin sur la question, peu avant Noël, une écrasante majorité de joueurs avait voté pour la dissolution.

L'AJLNH avait jusqu'à minuit mercredi pour aller de l'avant avec sa démarche de déni d'intérêt, un premier pas vers la dissolution. Les joueurs n'ont finalement pas utilisé cette arme de négociation, selon plusieurs parce que l'on croyait une entente proche.

Par ailleurs, l'AJLNH a répondu à la poursuite intentée par la LNH, qui souhaitait faire invalider la démarche de dissolution du syndicat. Les joueurs avaient jusqu'au 7 janvier pour y répondre. La partie syndicale a déposé un document à la Cour du District sud de New York dans lequel elle soutient que la LNH n'a pas le droit de faire invalider la dissolution.

Ralentissement

Après une intense soirée de cinq heures de négociations, mercredi, le rythme des pourparlers a ralenti jeudi. Les deux parties étaient conviées à 10 h par le médiateur fédéral amené en renfort cette semaine, mais les discussions n'ont repris que vers 13 h.

Une poignée de joueurs, entre autres Shane Doan, Martin Saint-Louis et Mathieu Darche, étaient sur place, mais pas le directeur de l'AJLNH, Donald Fehr. La réunion a pris fin après environ une heure.

Puis, un peu avant 18 h, un groupe de joueurs est revenu aux bureaux de la LNH pour discuter de la question des pensions. Cette séance a pris fin un peu avant 20 h.

Après avoir fait le pied de grue pendant plus de 11 heures aux bureaux de la Ligue nationale, dont huit heures dans une cafétéria pour les employés aménagée en salle de presse de fortune, les journalistes ont ovationné le vice-président aux communications de la LNH, Gary Meagher, lorsqu'il a annoncé, peu après 21 h, qu'aucun point de presse n'aurait lieu jeudi et que les pourparlers ne reprendraient pas avant vendredi, 10 h.

Si la journée de travail des scribes était alors terminée, celle des négociateurs ne semblait pas l'être. Les rencontres avec le médiateur se poursuivaient malgré tout en soirée.

Le simple fait que les négociations reprennent vendredi représente certes une lueur d'espoir, après une journée plutôt marquée par des échos négatifs en provenance des salles de réunion. Plusieurs rumeurs de frustration des joueurs ont émané tout au long de la journée. Mais visiblement, il en faudra plus pour que les deux parties se boudent.