Lock-out dans la LNH

Les joueurs ne s'emballent pas

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Brian Gionta Brian Gionta  Photo :  AFP/Marianne Helm

Les négociations ont repris de plus belle et les deux parties pourraient incessamment en venir à une entente. Mais la LNH et les joueurs tentent de ne pas trop s'emballer à l'idée qu'une nouvelle convention collective pourrait être signée et qu'une partie de la saison serait sauvée.

Un groupe de huit joueurs de la LNH, qui s'entraînaient en banlieue de Montréal mercredi, étaient heureux que leur association et la ligue aient discuté ces derniers jours à New York. Ils n'ont toutefois pas oublié que l'AJLNH était tout aussi enthousiaste il y a un mois, avant de voir le commissaire Gary Bettman retirer son offre.

« Oui nous sommes excités, mais j'espère qu'on ne nous fera pas le même coup que la dernière fois, a déclaré Steve Bégin. Mais il faut qu'on demeure positifs.

« À chaque fois que les deux parties se parlaient, je croyais qu'elles allaient réussir à s'entendre, mais maintenant je pense que c'est le moment. Il leur reste 10 jours. Je crois qu'ils vont trouver un terrain d'entente. »

Bégin n'a pas joué depuis qu'il a été retranché du camp d'entraînement des Canucks de Vancouver la saison dernière. Il n'a pas de contrat, mais attend d'avoir une chance de se tailler une place au sein de la formation des Flames de Calgary, dans ce qui pourrait être un court camp d'entraînement.

La LNH veut qu'une entente soit conclue d'ici le 11 janvier afin qu'une saison de 48 matchs débute le 19 janvier. La menace de plus en plus imminente de perdre une année entière, comme ça a été le cas en 2004-2005, semble avoir donné un regain d'énergie aux négociations.

« Je me suis emballé par le passé, mais je ne le referai pas tant que les deux parties ne se seront pas entendues », a mentionné Brian Gionta.

Le capitaine du Canadien était en compagnie de ses coéquipiers Josh Gorges, Travis Moen et Francis Boullion, ainsi que de Bégin, Alexandre Burrows et Maxim Lapierre des Canucks, et du défenseur des Capitals de Washington Roman Hamrlik pour une séance de mise en forme de 90 minutes sur glace, au cas où le lock-out prendrait fin. L'espoir des Rangers de New York Nick Tremblay était également du lot.

Âgé de 38 ans, Hamrlik, qui en est au troisième conflit de travail de sa carrière, avait été montré du doigt pour avoir remis en question la décision du directeur de l'AJLNH, Donald Fehr, de ne pas avoir amorcé les négociations plus tôt, afin que la saison en entier soit sauvée.

Plusieurs joueurs ont dit de lui qu'il avait trahi l'association en y allant de commentaires de la sorte, alors que d'autres ont déclaré qu'il était libre de dire ce qu'il pensait.

Mais tout ce que Hamrlik veut, c'est jouer au hockey.

« C'est vraiment frustrant, a-t-il dit. Je suis probablement un des plus frustrés en ce moment. Ça nous dévore de l'intérieur, on veut jouer. Il ne reste plus beaucoup de temps pour les joueurs les plus âgés. Je crois qu'il n'y a que 14 autres joueurs qui sont dans la même situation que moi. On veut jouer, on veut avoir la chance de soulever la coupe. En 2004, plusieurs joueurs plus âgés ont raté la saison et n'ont plus jamais joué dans la LNH par la suite. »