Mario Bédard pas inquiet pour Québec

Reportage de Marc-Antoine Ruest

La décision du conseil municipal de Glendale d'approuver l'entente pour le sauvetage des Coyotes de Phoenix ne semble pas inquiéter outre mesure le président du groupe « J'ai ma place », Mario Bédard.

Rappelons que la Ville de Glendale a accepté mardi de verser 320 millions de dollars sur 20 ans à l'homme d'affaires Greg Jamison, qui souhaite garder les Coyotes en Arizona. La proposition a été entérinée par quatre votes contre deux, dont celui de la mairesse Elaine Scruggs, farouchement opposée.

Jamison doit encore conclure l'achat des Coyotes auprès de la Ligue nationale et la vente doit être approuvée par le Bureau des gouverneurs de la LNH.

Selon Bédard, le plan financier de Jamison n'est pas solide.

« Pour être propriétaire d'un club de hockey, il faut presque que tu sois milliardaire présentement. J'essaie de comprendre comment M. Jamison va pouvoir fonctionner avec une franchise qui perd 30-40 millions par année quand présentement, il a de la misère à trouver de l'argent pour acheter la franchise », affirme-t-il.

Bédard est également d'avis que le lock-out dans la LNH pourrait aider une ville comme Québec à obtenir une équipe professionnelle. Les équipes les moins bien nanties, comme les Panthers de la Floride, pourraient se retrouver dans une situation difficile après le lock-out et peut-être déménager, croit-il.

« Il y a des marchés, qui ne sont pas des marchés naturels, qui vont perdre jusqu'à un certain point une partie de leur clientèle, analyse-t-il.

« Ils vont se réveiller le lendemain du lock-out peut-être avec moins de monde dans les estrades [...] et ça peut mettre des clubs dans des situations financières précaires, puis justement ouvrir la porte à des déménagements », ajoute Bédard.