Lock-out dans la LNH

Bettman suggère une pause de deux semaines

Les joueurs en lock-out parviennent-ils à garder forme et motivation? Ceux en Europe sont-ils avantagés? Des questions auxquelles Michel Chabot s'est intéressé.

Le commissaire de la Ligue nationale, Gary Bettman, semble maintenant penser qu'une pause de deux semaines serait bénéfique dans le conflit qui oppose la LNH à l'Association des joueurs (AJLNH).

C'est du moins ce qu'il a proposé à Donald Fehr, au moment où une nouvelle portion du calendrier de la LNH est en danger d'être annulée.

Bettman a fait cette proposition à Fehr mercredi, selon plusieurs sources.

Fehr, le directeur de l'AJLNH, n'a toujours pas répondu à l'offre du commissaire de la LNH, préférant consulter ses troupes avant de prendre une décision.

« Nous croyons qu'il est plus probable de faire avancer le dossier en se rencontrant et non le contraire, a indiqué le conseiller spécial de l'AJLNH, Steve Fehr, dans un communiqué. Nous sommes prêts pour une rencontre. S'ils ne veulent pas nous rencontrer, ce sera au moins la troisième fois en trois mois qu'ils coupent le dialogue, disant qu'ils ne vont pas nous rencontrer à moins que les joueurs acceptent des conditions préalables.

« Qu'est-ce que cela vous dit de leur intérêt à mettre fin au conflit? »

Daly broie du noir

De son côté, Bill Daly a déjà eu un meilleur moral. Le numéro 2 de la Ligue nationale est « plus découragé que jamais » par l'inertie des négociations qui entourent le renouvellement de la convention collective.

Aucune rencontre n'étant prévue entre la LNH et l'Association des joueurs, le circuit devrait annoncer de nouvelles annulations de matchs prochainement.

Questionné sur la possibilité que la saison complète soit sacrifiée, Daly a dit espérer que ce ne sera pas le cas.

Les deux parties ont fait des efforts importants la semaine dernière en se rencontrant six jours de suite à New York. Mais joueurs et dirigeants de la LNH se sont laissés en mauvais termes. Après des échanges musclés vendredi, la séance de négociation de dimanche n'a duré qu'une heure.

Un gouffre sépare les joueurs et la ligue sur le partage des revenus, les dossiers liés aux contrats et la question de qui va payer pour les dommages causés par le lock-out.

Le lock-out dure depuis 61 jours. Il a maintenant coûté 361 matchs aux joueurs, à la Ligue et aux partisans.