Un ciel orageux à Nashville pour Dumont

Le ciel est bleu pour les Predators de Nashville, mais il est noir pour l'un des vétérans de l'équipe, Jean-Pierre Dumont.

Relégué au quatrième trio, Dumont traverse une période sombre, même si les Predators représentent encore une belle surprise dans l'Association de l'Ouest.

Au début du mois de décembre, le vétéran de 32 ans a joué quatre matchs d'affilée avec un temps de glace inférieur à 8 min 30 s.

Dumont a fait le point sur sa situation avec les Predators avant un entraînement à Newark, à quelques heures d'un duel contre les Devils. Il a répondu aux questions de Radio-Canada Sports.

Les Predators ont encore une bonne saison, mais c'est une autre histoire pour toi avec seulement 9 points (4 buts, 5 passes) en 30 matchs. Comment expliques-tu ta saison?

Jean-Pierre Dumont Jean-Pierre Dumont  Photo :  AFP/Getty Images/Frederick Breedon

Côté hockey, ce n'est vraiment pas l'idéal. Je veux faire mon boulot et ne pas créer de vagues, mais ce n'est pas facile. J'ai le moral dans les talons. Je me retrouve depuis plusieurs matchs au sein du quatrième trio et les entraîneurs ne me confient pratiquement plus de missions offensives. J'ai le sentiment de travailler fort, mais c'est parfois enrageant.

Depuis tes débuts à Nashville en 2006, tu as toujours eu de bons mots pour l'équipe et la ville. Accepterais-tu de lever ta clause de non-échange pour redevenir un joueur offensif dans la LNH?

Je ne sais pas encore, c'est une question vraiment difficile. J'ai encore du plaisir avec mes coéquipiers à Nashville. Et j'adore toujours la ville. Ma femme et mes petites filles se plaisent énormément ici. Quand tu es père de famille, tu ne peux pas tout chambarder en seulement quelques jours. Je ne peux pas penser uniquement à moi. Je suis un gars patient, mais il y a aussi des limites à ma patience...

Mentalement, c'est une période excessivement difficile pour moi. Je crois honnêtement que j'ai encore le talent et l'énergie pour contribuer à l'attaque. J'ai toujours obtenu des points depuis mes débuts dans la LNH. En ce moment, je me fais barouetter un peu partout et je n'ai pas la confiance des entraîneurs.

As-tu parlé à ton entraîneur en chef Barry Trotz au sujet de ton utilisation?

Non, je n'ai pas eu de grandes discussions avec Trotz. Je ne suis pas le type de gars à cogner à la porte de l'entraîneur. Je n'aime pas ça me plaindre.

Encore une fois loin des projecteurs, les Predators occupent le 4e rang dans l'Ouest. À quoi attribues-tu les succès de votre équipe?

Notre gardien est encore une fois notre joueur le plus important. Le Suédois Anders Lindback connaît une saison incroyable et grâce à lui, la blessure à Pekka Rinne ne nous fait pas trop mal.

La recette à Nashville reste la même. Nous misons sur un bon gardien, une très bonne défense et nous avons une attaque équilibrée, même si nous ne comptons pas sur une grande vedette offensive.

Sergei Kostitsyn a amassé 9 points (3 buts, 6 passes) à ses 7 derniers matchs. Comment expliques-tu son réveil?

Sergei Kostitsyn Sergei Kostitsyn  Photo :  PC/AP Photo/Frederick Breedon

Sergei jouait sur un quatrième trio et il ne marquait pas en début de saison. Trotz a toutefois modifié ses trios et Sergei a profité de sa chance. Il joue vraiment très bien et je n'ai rien de mal à dire à son sujet. Je dirais même qu'il a rapidement changé son attitude après le camp, il fait son petit travail sans faire de bruit.

Finalement, crois-tu à la renaissance des Foreurs de Val-d'Or avec l'arrivée de Steve Bégin à Nashville?

Il manquerait trop de gars pour recréer les Foreurs, dont Roberto Luongo. Je suis cependant vraiment content de voir Steve avec les Predators. Il a toujours été un de mes meilleurs amis et j'attendais son rappel depuis longtemps. Il a profité d'une blessure à Patric Hornqvist.

C'était assez étrange ce matin, puisque pour une première fois depuis longtemps, on se retrouvait trois Québécois à la même table pour déjeuner avec Francis Bouillon, Steve et moi. J'espère que la présence de Steve me portera chance!