Holland comprend Gauthier

Ken Holland Ken Holland  Photo :  AFP/Tom Pidgeon/Getty Images

TORONTO - « On est payé pour prendre des décisions difficiles. »

Ken Holland décrit l'échange de Jaroslav Halak comme une décision courageuse de son homologue, Pierre Gauthier. Selon le DG des Red Wings, Gauthier n'a jamais craint les choix impopulaires.

Ken Holland n'a pas sursauté quand le Canadien a échangé Jaroslav Halak aux Blues de St. Louis.

Le directeur général des Red Wings de Détroit a parlé de courage pour décrire la décision de son homologue Pierre Gauthier.

« Je connais Pierre depuis longtemps et je sais qu'il n'a pas peur de prendre des décisions difficiles ou impopulaires, a dit Holland attrapé dans un couloir au Sommet du hockey. C'est un homme et un DG courageux. »

Au printemps dernier, Halak était le roi à Montréal. Le gardien de Bratislava a mené son équipe à une première présence en finale de l'Est depuis 1993 en éliminant coup sur coup les puissants Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh.

Quelques mois plus tard, Halak prenait le chemin de St. Louis et Carey Price retrouvait son poste de gardien numéro un.

À ses premiers pas avec les Wings à titre de directeur général, Holland s'est trouvé dans une situation semblable à celle de Gauthier.

« En 1997, les Red Wings ont gagné la Coupe Stanley pour la première fois en 42 ans et Mike Vernon venait de graver son nom sur le trophée Conn-Smythe, se souvient Holland. J'ai accepté le poste de directeur général des Wings en juillet 1997, quelques jours seulement après notre conquête de la Coupe. »

« Un mois plus tard, j'ai échangé Vernon aux Sharks de San José contre deux choix de 2e tour. Nous avions le choix entre un gardien de 35 ans (Vernon) et un jeune de 25 ans, Chris Osgood. Je prenais un risque, mais c'était la bonne décision, puisque nous avons encore gagné la Coupe Stanley l'année suivante (1998), cette fois avec Osgood devant les buts. »

À cette époque, les Wings misaient sur une équipe redoutable avec les Steve Yzerman, Nicklas Lidstrom, Sergei Fedorov, Igor Larionov, Brendan Shanahan et Larry Murphy.

Carey Price et Jaroslav Halak Carey Price et Jaroslav Halak  Photo :  PC/Ryan Remiorz

Évidemment, Price ne baignera pas dans le même environnement qu'Osgood. Aux dires de Holland, le gardien du CH a un talent indéniable.

« Price a tout le talent au monde, a affirmé Holland, qui a reçu le titre de meilleur directeur général de la dernière décennie du magazine Sports Illustrated. On oublie trop souvent l'âge de Carey, il n'a que 23 ans. Il a gagné l'or au mondial junior, il a remporté la Coupe Calder, il a une bonne technique et un très bon gabarit. »

Le départ d'un grand

Sur la glace, les Red Wings présenteront un visage semblable à celui de l'an dernier. À l'exception de l'acquisition de Mike Modano, les Wings n'ont pas chambardé leur équipe.

Ce n'est pas la même histoire au sein de la haute direction. Le départ de Steve Yzerman créera un vide.

« Quand Steve m'a téléphoné pour me dire qu'il acceptait le poste de DG à Tampa Bay, j'étais sous le choc, a précisé Holland. J'ai eu besoin de quelques jours pour m'en remettre. »

« Steve était l'image des Red Wings. J'aurais aimé le voir dans notre organisation pour le reste de ses jours. Mais en même temps, je dois travailler et Steve aussi. Il était prêt à devenir un directeur général dans la LNH. »

Yzerman a appris à la bonne école et il devrait rapidement faire du Lightning une meilleure équipe.