Incapable de voir la célébration

L'entrevue avec Michel Therrien

Michel Therrien n'a pas été capable de voir son successeur Dan Bylsma soulever la Coupe Stanley...

À Bons baisers de France, Michel Therrien révèle qu'il n'a pu regarder les célébrations victorieuses des Penguins.

L'ancien entraîneur des Penguins de Pittsburgh a bien suivi le parcours de ses anciens protégés, mais il a dû fermer sa télévision au moment, particulièrement cruel, des célébrations.

Therrien, de fort belle humeur, a fait cette révélation, jeudi, sur le plateau de l'émission Bons baisers de France.

« Quand tu travailles avec des jeunes et que tu vois la progression... L'an passé on était à deux victoires de la Coupe! Je me rappelle la première fois en finale: peu importe ce que je disais aux gars, ils étaient tellement nerveux. »

Therrien s'est tout de même réjouit de voir certains anciens joueurs, ainsi que le propriétaire Mario Lemieux, l'appeler pour le remercier de son rôle dans cette conquête de la Coupe Stanley.

Bien sûr, France Beaudoin n'a eu d'autre choix que de demander à l'ancien pilote du Canadien de Montréal s'il était encore amer de son congédiement.

« Mon psychologue m'a dit que j'étais correct, mais maintenant je porte des manches longues, a-t-il lancé à la blague. C'est sûr que je suis amer. »

Les circonstances du départ

L'entraîneur québécois n'a jamais vu venir son congédiement, le 15 février dernier.

Après tout, il avait été candidat au trophée Jack-Adams en 2006-2007, et son parcours jusqu'en finale de la Coupe Stanley la saison suivante lui avait valu un contrat de trois ans.

« En décembre, ça allait moins bien. On avait neuf joueurs blessés, tu les remplaces par des joueurs pas prêts pour la LNH. Quand la chaîne de bicyclette débarque, ce n'est pas facile de la remettre.

« Au moment du congédiement, ça faisait deux semaines que ça allait mieux. Puis, on joue un mauvais match à Toronto et le directeur général m'annonce la nouvelle. Tu fais tes valises et tu es à l'aéroport une heure plus tard. Tu rentres chez vous, personne de ta famille ne sait ce qui s'est passé. »

Therrien espère toujours revenir dans la LNH puisqu'il estime que son approche très franche est « une bonne recette ».

En terminant, on a demandé à l'ancien entraîneur « Si tu étais Bob Gainey, serais-tu allé chercher Hal Gill? »

Therrien s'est contenté de rire de bon coeur, sans toutefois répondre.