Dopage : l'affaire Armstrong

Pas un mot à l'USADA

Lance Armstrong

Lance Armstrong n'ira pas témoigner sous serment devant l'Agence antidopage américaine (USADA).

Le cycliste américain avait jusqu'à mercredi pour donner sa réponse aux dirigeants de l'USADA. Armstrong devait accepter de collaborer avec l'organisme pour obtenir une révision de sa suspension à vie.

Après avoir fixé au Texan de 41 ans une première date butoir au 6 février à la suite des ses aveux télévisés, l'USADA lui avait accordé deux semaines de réflexion supplémentaire, croyant qu'il accepterait de témoigner.

Après plus de deux mois de négociations, l'avocat d'Armstrong, Tim Herman, a avisé que son client n'allait pas participer à cette procédure.

« Lance Armstrong ne participera pas aux efforts de l'USADA d'enquêter et de démoniser certaines personnes, a dit M. Herman, sans pour autant s'occuper de 95 % des affaires de ce sport qui sont hors de la juridiction de l'USADA. »

Toutefois, Armstrong avait déjà mentionné qu'il était prêt à participer à un effort international de nettoyage du cyclisme. L'avocat du Texan a confirmé que son client discutera avec les autres autorités de lutte contre le dopage.

« Nous pensions qu'il allait collaborer, a admis le président de l'USADA, Travis Tygart, mais il craignait des complications au criminel. La presse nous apprend aujourd'hui qu'il ne viendra pas expliquer ses torts. »

Rappelons que Lance Armstrong a nié pendant plus de 10 ans s'être dopé, mais a finalement dû tout avouer après la publication du rapport de l'USADA détaillant ses méthodes de dopage.

Armstrong fait aujourd'hui l'objet de plusieurs poursuites au civil.