Le Vendée Globe autour du monde

Stamm ravitaillé et bientôt disqualifié

Bernard Stamm Bernard Stamm  Photo :  Jean-Marie Liot / DPPI

Le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) sera ravitaillé en mer, près du cap Horn, par le Pakea Bizcaia, le bateau d'un de ses amis actuellement à Ushuaïa (Argentine) pour une expédition environnementale et pédagogique.

C'est ce qu'a annoncé son équipe mardi matin.

« À ce jour et compte tenu de la progression de Cheminées Poujoulat et des conditions météo, la zone de ravitaillement devrait être atteinte entre mercredi et jeudi. La solution du ravitaillement en mer garantit la plus grande sécurité pour le marin et le monocoque, l'approche d'un port sans moyen de propulsion, ni données de navigation s'avérant périlleuse », a précisé l'équipe du skipper suisse.

Le bateau de Stamm est privé d'électricité depuis qu'il est entré en collision avec un objet flottant non identifié (OFNI) dans la nuit de samedi à dimanche. L'un des deux hydrogénérateurs du voilier a été arraché et l'autre ne charge plus.

Stamm a également épuisé sa réserve de gazole et ne peut donc plus faire tourner son moteur pour recharger ses batteries.

Ce ravitaillement en gazole signifie la mise hors course de Stamm, puisque le Vendée Globe est une course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance.

Le skipper suisse est déjà sous le coup d'une disqualification pour avoir reçu de l'aide d'un bateau russe lors d'une escale de fortune dans l'île néo-zélandaise d'Enderby le 23 décembre.

Mais le dossier de cette disqualification a toutefois été rouvert par le jury international samedi après réception du témoignage d'un membre de l'équipage du navire russe.

Malgré ces difficultés, Stamm reste l'un des plus rapides concurrents parmi ceux qui sont encore dans le Pacifique. Au pointage de 11 h (UTC), il ne se trouvait plus qu'à environ 300 milles (555 km) du cap Horn.

Dans l'Atlantique, la course est toujours l'affaire du Français François Gabart (Macif) qui détient 82,8 milles nautiques (153 km) d'avance sur son compatriote Armel Le Cléac'h (Banque Populaire). Le Français Jean-Pierre Dick (Virbarc Paprec 3) suit à 418,2 milles (774 km).

« Ce n'est donc pas une bonne journée qui s'annonce, a dit Le Cléac'h. Je suis dans du petit temps avec quatre noeuds de vent, alors que François a de la brise. Il va encore grappiller des milles!L'addition va être un peu plus salée dans les prochaines heures. Il y avait de petits coups tactiques à faire le week-end dernier, mais ça s'est mal enchaîné pour moi. Je n'ai pas eu de réussite dans le passage du front lundi [...] J'ai perdu une cinquantaine de milles parce que François [...] a pu tirer tout droit. »

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