L'indispensable confiance

À 72 heures de leur affrontement dans l'octogone de l'UFC 154, samedi, au Centre Bell, Georges St-Pierre et Carlos Condit ont affiché la confiance tranquille de ceux qui sont prêts à tout pour gagner.

Un texte de Jean-François Chabot

De retour après une pause de 18 mois, St-Pierre a répondu avec le sourire aux questions des journalistes qui l'interrogeaient sur son état d'esprit à l'approche du grand soir, où il espère remettre la main sur le titre UFC des mi-moyens.

« Je me sens bien. J'ai préparé tout ce que je pouvais préparer. Je me sens un peu comme un golfeur. J'ai fait toutes les répétitions et tous les gestes mécaniques pour ce combat. Je suis prêt. Comme au golf, une fois que la balle est dans les airs on ne peut rien changer. »

St-Pierre (22-2-0) vise la victoire et le titre avant tout. « Je ne chercherai pas le K.-O. à tout prix. Quand on cherche le K.-O., les choses ne se passent pas comme on le voudrait. Je suis entièrement remis de ma blessure et de ma chirurgie au genou. Je n'ai aucune crainte, sinon je ne me battrais plus. »

Pour Condit (28-5-0), devenu champion intérimaire durant la convalescence de St-Pierre, tout est une question de respect pour son adversaire. Condit ne s'est pas battu depuis 16 mois.

« Il est le grand parmi les grands. Il est le grand favori de la foule ici, mais je dois le battre pour atteindre mon but. Je suis content de me battre ici à Montréal. J'ai les outils pour livrer une bonne bataille. Je me suis amélioré au fil du temps et avec l'expérience. »

Sur le fait d'effectuer son retour chez lui, St-Pierre affirme ne pas être dérangé ou déconcentré par l'attention que le public ou les médias lui portent.

« Tous les combats et tous les rendez-vous sont importants. Quand je monterai dans l'octogone, ce sera pour devenir le champion incontesté. Quand j'en sortirai, je redeviendrai le parfait gentleman que je sais être. »