Le Vendée Globe autour du monde

C'est parti!

Le reportage de Luc Lapierre

Dix-neuf skippers ont pris le départ, samedi, aux Sables-d'Olonne, pour le septième Vendée Globe, une course en solitaire et sans escale autour du monde longue de 44 450 kilomètres.

On attendait 20 skippers au départ, mais l'un d'entre eux, le Français Bertrand de Broc (Votre nom autour du monde), a endommagé son bateau en quittant le ponton et a dû rentrer pour réparer une voie d'eau.

Le monocoque de 18,28 m, sans doute déséquilibré par une rafale et du courant traversier, a heurté un pilier quand il a quitté le ponton pour rejoindre le chenal séparant le port du large.

Le départ a été donné comme prévu à 12 h 02 (UTC) avec un vent de nord-nord-ouest d'une douzaine de noeuds (une vingtaine de km/h), devant des dizaines de milliers de spectateurs positionnés dès les toutes premières heures de la matinée sur la côte et les jetées du port pour assister à la sortie des voiliers.

Cinq concurrents ont devancé le coup de canon des organisateurs et fait l'objet de rappels individuels pour refranchir la ligne de départ.

Les bateaux avaient quitté les pontons sous la pluie, le directeur de course Denis Horeau ayant répondu aux inquiétudes des skippers en leur assurant qu'il y avait assez d'eau dans le chenal pour sortir sans risque d'échouage.

Larmes

Le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) a été le premier à larguer les amarres. Un à un, les autres voiliers ont suivi, salués par des applaudissements, des encouragements... et quelques larmes essuyées pudiquement.

« Je suis concentré, déterminé, serein, mais surtout impatient de partir », a confié Marc Guillemot (Safran), résumant assez bien l'opinion de tous les concurrents.

« Je suis enthousiaste, j'ai hâte de partir, j'ai bien dormi, a pour sa part déclaré la Britannique Samantha Davies. Je me suis réveillée à 3 heures du matin, mais c'est un bon signe ».

« Je vais essayer de prendre un bon départ, de ne pas tuer le bateau avant d'attaquer le golfe de Gascogne dans les meilleures conditions », a quant à lui assuré Armel Le Cléac'h (Banque Populaire), l'un des favoris.

Pour rejoindre la mer libre, les voiliers ont emprunté, l'un derrière l'autre, le chenal du port. Seuls sur la plage avant de leurs bateaux, les skippers ont salué la foule massée depuis les premières heures de la matinée (certains depuis le milieu de la nuit) sur les quais et les jetées.

Cette sortie du chenal des Sables-d'Olonne est un moment toujours extrêmement émouvant, la « marque de fabrique » de cette course quadriennale dont la première édition a eu lieu en 1989-1990 et qui n'a jamais échappé aux Français.

La dernière édition, en 2008-2009, a été remportée par Michel Desjoyeaux en 84 jours 3 heures et 9 minutes.

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