L'Inde fait la sourde oreille

ciosiegelausanne Le siège social du CIO  Photo :  AFP/FABRICE COFFRINI

L'Inde a maintenu les élections de son comité olympique national mercredi, malgré sa mise au ban par le CIO la veille.

Le président par intérim du Comité olympique indien (IOA), Vijay Kumar Malhotra, a confirmé que le processus électoral suivrait son cours.

« Le tribunal de Delhi nous a ordonné de respecter le code sportif du gouvernement dans ces élections, et c'est ce que nous avons fait, nous ne pouvons nous opposer à la loi du pays », a-t-il expliqué aux journalistes.

Il a ajouté que la suspension serait à l'ordre du jour des débats de l'assemblée générale annuelle de l'IOA, également prévue mercredi à New Delhi.

Le conflit s'envenime, car le CIO avait été clair sur ses intentions.

« Ils ne sont pas autorisés à tenir des élections, et si quelque chose est fait quand même, ce ne sera pas reconnu par le CIO », avait averti mardi le directeur des relations de l'instance mondiale avec les comités olympiques nationaux, Pere Miro.

L'IOA a été suspendu « pour avoir manqué de se conformer à la charte olympique et à ses statuts, manqué d'informer le CIO dans le temps imparti, et comme mesure préventive à l'interférence gouvernementale dans le processus électoral », avait expliqué le porte-parole du CIO à l'issue de la réunion du comité exécutif de l'organisation à Lausanne.

En conséquence, « le comité olympique indien a perdu tous ses droits conférés par la charte olympique, à savoir les droits de recevoir de l'assistance financière, de l'assistance technique et de prendre part à toute compétition sous juridiction du CIO », avait précisé Pere Miro.

Cela signifie que les athlètes indiens n'ont plus le droit de participer aux Jeux olympiques. Les prochains Jeux auront lieu à Sotchi en février 2014, et le CIO a promis d'examiner toute situation au cas par cas.