Vos témoignages

Si votre famille a été touchée par les conséquences de la Grande Guerre, que ce soit l’engagement de votre grand-père ou de votre arrière-grand-père, ou la conscription ou la grippe espagnole, écrivez-nous ou faites-nous parvenir des photos. Chaque histoire est unique.
Nous voulons connaître la vôtre et la publier sur le site.

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Mon père, Alfred Vézina (1896-1968) avait 18 ans au moment du déclenchement du conflit. Jusqu'à la conscription de 1917 il avait la responsabilité de sa famille à Québec. À sa 21ième année il joignit les rangs du corps expéditionnaire de l'armée canadienne. Après son entraînement militaire à la base de Valcartier il fit la traversée en juillet sur le S.S.Somali vers l'Angleterre où il fut réserviste. C'est à l'automne 1918 qu'il traversa la Manche. Selon son carnet personnel il arriva à Mons au nord de la Belgique le 15 novembre soit quelques jours après la signature de l'armistice et sa mission fut alors d'assister les citoyens dans les villes et les villages. Un élément particulier à souligner est que mon père, vérification faite auprès de sa famille, n'a jamais voulu parler des affres de cette guerre atroce. C'est avec une vive émotion et une immense gratitude que sa descendance, issue de ses 9 enfants dont 8 sont vivants, honore aujourd'hui sa mémoire.

Michel Vzina, Boucherville

Mon grand père Paul Caissy a participé a la guerre de 14,18 et fut prisonnier de guerre de 17 a 18. Il a réussi a faussé compagnie aux allemands vers la fin de la guerre a fini en Angleterre et ensuite en France. Mon grand père nous parlait rarement de la guerre,mais des endroit qu'il avait combattu de ses amis d'ici et les nouveau rencontré sur le champ de bataille ou prisonnier de guerre. Lors des rassemblement de légionnaire il ne portait que trois médailles il nous disait que les autres n'étaient pas importantes,il a été enrollé au Nouveau Brunswick comme volontaire c,était le bureau d'enrollement le plus proche. Revenu de la guerre le gouvernement a payé ses étude et a travaillé comme inspecteur forestier pendant 45 ans l'été il avait une trentaine de personnes a dirigé et l'hiver avec les chantier une vingtaine. Durant la guerre de 39,45 il a été nommé officier et a donné du training.

Robert Bob Caissy, New Richmond

mon grand-pere maternel romeo chabot a joint les voltigeurs de quebec avant la premiere guerre mondiale en 1914 il joint le royal 22ieme regiment a l'age de 16ans et demi,il avait intentionellement jeter de l'encre sur l'adresse de ses parents afin d'eviter que les autoritees ne puisse enqueter sur son age reel. il parti sur un navire avec son detachement sans aviser ses parents.il fut promu lieutenant plus tard au front. apres avoir passe un temps interminable dans les tranchees boueus lui et ses hommes ont du se resoudre a manger des rats car le ravitaillement fut interompu . sa pire experience fut la charge a la bayonnette a verdun ou il fut blesse et la presque totalite de son bataillon fut abattu.apres la guerre il se maria , ils eurent 11 filles dont 3 qui sont toujours en vie incluant ma mere pauline chabot qui est maintenant agee de 87 ans.

Yvan, Saint-Eustache

Louis Bernard (1896-1972), né dans le nord de la France, participa à la guerre 1914-18. Il y perdit sa 1ere femme et sa région fut si dévastée qu'on la surnomma la "Zone Rouge". Après la guerre il se joindra au croix-de-feu, association d'anciens combattants de la grande guerre et comme plusieurs il s'objecta, à la 2e guerre. Car la guerre s'est aussi abréger les souffrances d'un compagnon d'armes, de garder sous silence la mort de l'officier en charge de l'ordre qui vous renvoie à la boucherie vous et les quelques survivant de votre bataillons complètement décimés. Mon grand-père vécu toute sa vie avec des problèmes de poumons liés au gaz chimique utilisé dans les tranchés. Il perdit sa mère et sa 2e femme par un tir d'artillerie allemand lors de la 2e guerre. Se remaria avec une femme "supposé" veuve et mère de 2 jeunes enfants. Cette union lui donna 11 autres enfants ...

Hugues Bernard, Québec

J'ai 62 ans, à la retraite, et en 2013 j'ai écrit la biographie de mon père qui a été à la Première guerre mondiale volontairement. Il avait été affecté au 259ième bataillon où on leur confia la mission de se rendre en Russie à Vladivostok pour soutenir les troupes britanniques, à la fin de l'année 1918.Il a vécu la mutinerie à Victoria .Il s'est embarqué le 23 décembre 1918 sur le bateau SS Teesta ou Teista pour atteindre Vladivostok le 12 janvier 1919, passant Noël, dans des conditions misérables, en pleine tempête sur un bateau de traversée où il y eut des morts. J'ai obtenu le dossier militaire de papa des archives militaires de Ottawa et fouillé ++ pour pouvoir en faire un récit à transmettre aux membres de notre famille. Papa était un des plus jeunes vétérans de la première guerre. Il en gardait des souvenirs douloureux. Il était très discret sur le sujet. Papa est dcd en 1977.

Je me rends compte que je n'ai pas mentionné le nom de mon père: François-Xavier Giasson.

Louise Giasson, Pincourt

Conscrit dans l'Armée française vers 1915 à l'âge de 23 ans, mon grand-père Joseph Boucley a vécu les tranchées pendant un temps, pour ensuite finir le conflit un camp de prisonniers en Allemagne. J'ai seulement le souvenir d'une conversation, vers 1968. Mais il en a pas mal raconté ce soir-là. On ne le voyait pas souvent, et je lui montrais ma collection de cartes postales d'après-guerre, montrant des amas de squelettes en uniforme disséminés de part et d'autre de tranchées abandonnées. C'est ce qui a provoqué ce rare témoignage de sa part. Comme je n'ai rien écrit de ça à l'époque, je ne me rappelle que des points suivants.Il avait eu une vision très locale de l'affaire, uniquement de son bout de terrain.

Je suppose qu'il est arrivé dans sa tranchée à l'époque où la vie était encore tolérable, parce qu'il n'a pas parlé de ces conditions atroces qu'on qu'on voit dans les films ou dans la littérature. Peut-être était-ce un secteur relativement tranquille. Cette tranchée était située assez proche de la tranchée allemande, parce qu'ils pouvaient communiquer avec les soldats d'en face, dont certains étaient Alsaciens et Francophones. Surtout des plaisanteries, plutôt que des injures.  Ils ont même, à un moment, convenu d'une trève pour enterrer les morts des premiers jours, toujours là entre les deux lignes. Ces derniers portaient l'ancien uniforme avec pantalons bouffants rouge, et tunique bleue. Cet uniforme a été porté jusqu'en 1915, et mon grand-père ne l'a pas connu, donc je peux dater son engagement à partir de 1915, où l'uniforme bleu-horizon a été introduit.

Autre détail, pendant un certain temps, la tranchée était traversée le matin par des de soldats "sénégalais" (on appelait "Sénégalais" tous les Africains des troupes coloniales, qu'ils soient Tirailleurs Sénégalais ou pas). De beaux grands hommes, a-t-il dit, par centaines, qui partaient à l'assaut des tranchées allemandes à partir d'un point situé un peu plus loin. Le soir, quand les survivants repassaient, ils n'étaient plus que quelques dizaines. Le reste était resté sur le terrain, morts ou blessés, les plus chanceux prisonniers.

Son capitaine, un marquis dont il avait oublié le nom, n'avait qu'un bras, avec lequel il brandissait son épée, et montait à l'échelle le premier en criant "En avant!", et ils suivaient tous à l'assaut. La fin de sa vie de tranchée, il ne l'a pas expliquée: la façon dont il s'est retrouvé prisonnier a dû être une affaire humiliante, car il n'en a pas parlé. Sa tranchée a-t-elle été prise par les Allemands? Ou s'est-il rendu au cours d'un de ces assauts? Ces anciens prisonniers ont probablement porté le "poids du survivant" pendant toute leur vie. D'où leur discrétion.

Il s'est donc retrouvé prisonnier en Allemagne pour le reste de la guerre, et la plus grande partie de son témoignage a porté sur cela, avec des anecdotes familières, les différents rackets et combines en cours: le spécialiste des faux papiers, ceux spécialisés dans le vol de nourriture, l'officier qui contrôlait les permissions (car les prisonniers pouvaient sortir du camp sous certaines conditions). Cet officier, son patron, était le frère de l'administrateur du Canal de Suez (donc bien connecté, recevait de gros colis), était gros joueur et gros buveur, et il avait été rétrogradé de colonel à lieutenant.  Aussi, le soldat qui détenait le tampon des permissions pour l'officier (ça, c'était mon grand-père - et c'était échangeable pour des faveurs), etc., et j'en oublie.

Enfin, il nous a raconté ça comme si c'étaient des vacances. Il faut dire qu'on était toujours à l'époque du traitement civilisé des prisonniers, des deux côtés. Nous avons ses manuels d'apprentissage de l'Allemand, car les prisonniers prenaient des cours.Je n'ai pas de documents, mais un jour j'ai vu chez sa nièce Jeanne-d'Arc Teichmuller une carte postale de 1915 envoyée des tranchées, à son frère à Montréal.  Comme les soldats avaient pour consigne de ne donner aucune information pertinente, elle ne comportait que des banalités comme "Ici, tout va bien"!  Mais il nommait son secteur et son unité, le 101e Régiment d'Infanterie de Ligne, un des centaines de régiments d'infanterie dans lesquels des millions d'hommes avaient été conscrits, et autour d'un million tués, dans l'Armée français seulement.

Quelques temps plus tard, j'ai trouvé sa trace dans le camp de prisonniers de guerre de Giessen, au nord de Francfort, dans le Journal des Ardennes, un journal allemand qui publiait régulièrement des listes de prisonniers (et des mauvaises nouvelles pour les Alliés!).  Ce journal est en ligne sur le site web de la bibliothèque de l'Université d'Heidelberg, et j'ai annexé la page où son nom apparaît: http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/feldztggazarden1916/0237/ocr Outre son nom, on y voit son village d'origine et son régiment.

Après la guerre, après une brève période à faire du vin chez un parent, il est venu rejoindre son frère Hippolyte Boucley, qui s'était établi à Montréal bien avant la guerre. Ensemble, ils ont été parmi les fondateurs des Taxis Diamond, une des plus grandes flottes à Montréal, et lui-même s'est lancé dans les affaires avec un atelier de fer ornemental jusqu'aux années 50. J'aurais voulu en savoir plus sur sa guerre, mais ce soir-là je n'ai fait qu'écouter; et de toute façon, il y aurait d'autres occasion pour approfondir. Mais ça ne s'est jamais reproduit. Même mon père n'avait jamais entendu ça, car comme les autres anciens combattants, mon grand-père n'en parlait pas. Peut-être même, que pendant longtemps, c'était un sujet tabou.

Pierre Boucley, Montréal

Je suis très émus par ces témoignages d'il y a 100 ans tous comme ceux d'il y a quelques années ailleurs dans le monde. Soyez certain que chaque 11 novembre, des prochaines années, je prendrai le micro à 11h00 précise, à mon travail, pour saluer ces gens, qui tout comme plusieurs d'entre nous, se battent pour un monde sans haine.

Michel Auger, Québec

J’ai un petit livre de poche que mon grand père portait sur lui et il écrivait ses aventures. Il s’appelait Antonio Bourgault.

Steven St-Pierre, Saint-Jean-Port-Joli

Edgar Guérard est mon arrière-grand-père. Il est né le 20 décembre 1897 et est décédé le 25 novembre 1990. À la veille de ses 20 ans, en octobre 1917, il quitte Montréal en réaction à  la conscription à laquelle il s'oppose. Il part en train vers l’Ouest canadien, et un mois plus tard, immigre aux États-Unis avant de s’enrôler dans l’armée américaine. Il sert dans le 23e Régiment du Génie, et au courant de l’année 1918, est envoyé en France où il participera aux guerres de tranchées dans la région de la Meuse. Il est un des seuls Canadiens à recevoir la médaille commémorative de Verdun. Voici un extrait de lettre envoyée à sa famille.

Simon Kemeid
On active service with the
AMERICAN EXPEDITIONARY FORCE
Dimanche 24 novembre 1918.
Dun-sur-Meuse (Meuse).

Cher Papa,

C’est aujourd’hui une journée spécialement réservée pour les papas des soldats Américains maintenant en France. […] La censure ayant relâché un peu ses restrictions pour aujourd’hui, je vais pouvoir vous dire des choses qui se rapportent à moi.

D’abord quand je suis parti de Washington, on m’envoya à New-York où j’ai passé 2 jours et puis je traversai à Hoboken où je m’embarquais la veille de Pâques soit le 30 mars, je partais le même jour à 9 heures du soir, passa en face de la statue de la Liberté qui était toute illuminée et qui était un spectacle grandiose. J’étais à bord du Georges Washington, un navire allemand capturé par les États-Unis et employé au transport des troupes. C’est le 2ème des plus grands navires du monde. […] On arriva à Brest en Bretagne, le 13 avril, un samedi après-midi. À Brest, j’allai aux barraques de Pontanazen, construites par Napoéon 1er, je ne sais en quelle année. Il avait certainement construit pour durer, car les barraques proprement dites sont en grosses pierres et puis les lits…. étaient en fer. Il m’a fallu mettre environ 2 pieds de paille dessus pour pas que ça soit dur. […]

De Brest, je reçu des ordres pour aller à Nevers. […]  Je fus durant 1 mois et demi attaché au quartier-maître. J’avais beaucoup de travail et ai visité presque tout le département de la Nièvre. Je rencontrai un peu plus tard mon ami qui était avec le 23ème du Génie et me dit qu’ils venaient justement d’arriver et qu’ils étaient à St Eloi soit 5 kilomètres de Nevers. Ils construisaient un pont sur la Loire. Je réussis à me faire assigner pour cet ouvrage car c’était construit en conjonction avec les autorités françaises.

Le travail dura 6 mois. L’entreprise avait 9 miles de long. Le pont avait une longueur de 1980 pieds et le reste était un remblai et une tranchée, c’était pour une ligne de chemin de fer qui devait éviter l’encombrement actuel de la gare de Nevers. Après que le pont et le tout fini, on en fit l’essai. Le Ministre des Travaux Publics de France et les directeurs du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée étaient présents y compris les autorités militaires américaines et je servis d’interprète pour eux. Il y avait un train spécial et j’étais à bord avec eux comme de raison. Je m’étais préparé pour la circonstance, brossé mes chaussures, peigné, rasé, brossé mes habits, je les avais faits même presser, enfin je voulais être à la hauteur de la situation, car ces affaires n’arrivent pas souvent, d’expliquer au Ministre des Travaux Publics de France, les méthodes et le matériel employé pour construire un tel ouvrage. C’est le plus grand travail entrepris par les Américains ici en France. […]

J’ai eu l’occasion de connaitre un peu la vie du front avant que la Guerre finisse. Je fus durant 2 semaines sous le feu de l’artillerie allemande. Les obus nous passaient au-dessus de la tête et allaient éclater environ ½ mile plus. Ça fait comme ça. Brrrriiiii – Bang. Durant deux nuits des avions de bombardement vinrent jeter des bombes tout près et puis je vous dis que ça réveille en sursaut. Quand nous sommes arrivés à Dun-sur-Meuse, il n’y avait aucun civil, mais maintenant ils arrivent en masse et tous les jours on voit des centaines de prisonniers que les Allemands ont relâchés, passer sur la route. […]

 Juste en face où je suis, il arrive aujourd’hui 4 civils français, puis ils se mettent à mesurer de l’autre côté de la route, 5 pas en avant, autant à gauche, encore autant en biais et puis ils se mettent à creuser, je ne savais ce que tout cela voulait dire, je vais voir, ils creusent environ deux pieds et puis ce que j’aperçois une espèce de boîte en bois, ils la retirent et l’ouvrent, j’ai failli en perdre connaissance, il y avait de l’argenterie, et puis 15 000 francs en or. […]

 C’est à peu près en résumé ce qui s’est passé depuis mon arrivée en France. Je pourrai vous dire le reste quand je serai de retour. […]

De votre fils affectueux
Edgar

Pvt. E. Guerard
Co. F. 23rd Engineers
American E.F.
via New-York.

Notre grand-père Jacques Arseneault a rejoint l'armée canadienne comme soldat dans le 11e bataillon expéditionnaire canadien et par la suite au sein du Princesse Patricia Canadian Light Infantry (PPLI). Son service commence le 23 septembre 1914 et se termine le 10 juin 1919. Pendant la guerre, notre grand-père a acheté une plaque commémorative pour 4 $. Cette plaque est faite de bois récupéré des ruines d'Ypres. La plaque a été sculptée par un homme de l'unité de notre grand-père. Une plaque au motif semblable a été donnée au « Comfort Club » de l'Université de l'Alberta en 1917 en reconnaissance du soutien fourni aux soldats dans les tranchées. Pour son service pendant la Première Guerre mondiale, Jacques Arseneault a reçu trois médailles : * Étoile de 1914-1915 * Étoile de guerre Britannique * Médaille de la Victoire Il épouse Lucie Maltais le 2 septembre 1919.

Lina Arseneault, Smooth Rock Falls, Ontario

vous devriez parler de mon arriere grand oncle le lieutenant Pierre eugene Guay il a eu la military cross deuxieme plus haute decoration apres la victoria cross il est malheureusement mort au combat le 1 mai 1918 a lens ,il venais de chicoutimi voir la revue saguenayensiA volume 40 nunéro 2 avril/juin 1998 c,est archie intéressant et jeune avocat albertin et durant tout ce temps jusqu,a sa mort il ecrivait a son pere Joseph Dominique Guay vraiment vraiment intéressant snif snif il est enterré au cimetiere de Wailly en france

francois guay, rimouski

Mon grand-père maternel Antonio Lebel s'est volontairement enrôlé dans le Royal Canadian Military Engineer quelques jours avant la tombée de la Conscription parce que les volontaires étaient mieux payés. Trois fois il a préparé son paquetage pour prendre le bateau à Halifax. Il a détesté le service militaire jusqu'au dernier jour de sa vie. Le frère de ma grand-mère maternel Oscar O`Neill a servi avec bravoure dans les tranchées et est revenu blessé. Ma Grand-mère se rappelait de l'avoir entendu crier dans son sommeil la nuit. Elle m'a parlé une fois avec une sorte d'épouvante de la loi martiale à Québec en novembre 1918. Quant au côté de ma famille paternelle, des gens sont morts de la grippe espagnole. Donc, pour les gens de ma famille, il n'y a eu aucune gloire a retirer de cette guerre.

Pierre Joly, Montréal

François Massicotte (1896-1969) était membre du 22e Bataillon canadien-français, membre du Corps expéditionnaire canadien, durant la Première guerre mondiale, qui va devenir plus tard le Royal 22e Régiment. C’est à titre de simple soldat que débarquant du Saxonia, en juillet 1915, il sera envoyé au front, moins de deux mois plus tard. Il sera blessé à plusieurs reprises, dont une fois grièvement à l'épaule droite, par un éclat d'obus, lors de la bataille du mont Kemmel. Longtemps à l’écart et soigné en Angleterre avant de retourner au front, il est été démobilisé fin janvier 1919 et va se marier quelques jours plus tard, avec sa promise, Bertha Sévigny. Le couple a eu neuf enfants.

Né à Trois-Rivières en 1896, d’une famille très modeste de ce qui allait devenir la paroisse Saint-Philippe en 1909, et après avoir exercé mille et un petits métiers, dont livreur d’épicerie, il mentira sur son âge, comme bien d’autres, pour se faire enrôler dans l’armée. Son frère Alfred lui aussi s’engagea, mais fit défection avant même d’être envoyé en Angleterre. On croit savoir que cette désertion est survenue peu après que François fut blessé grièvement. Assez grièvement en tout cas pour que même Le Nouvelliste en parle dans ses pages, alors que le père, Trefflé, n’est pourtant qu’un simple journalier.

Comme pour bien d’autres démobilisés, la fin de la guerre ne remplit pas ses promesses. François sera tenté par le métier de cordonnier, puis s’ouvrira un restaurant-épicerie (les dépanneurs d’aujourd’hui) dans le quartier Villeray. Il est mort à Québec, en 1969.

Richard Massicotte, Montréal

Mon grand-oncle a attrapé la grippe espagnole et il est mort en camp militaire. Il n'est jamais arrivé en France. Malheureusement, l'armée a rendu le mauvais cadavre à la famille donc on a pensé qu'il n'était par vraiment décédé. Quand on a su la verité, sa pauvre mère a subi sa mort pour une deuxième fois. (Pardonnez mes fautes en français--je suis anglophone).

Daniel Huntley, Marlow

Il vous faut parler de Jean Brillant qui a a reçu la Croix de Victoria. Il était le cousin de mon arrière grand-père.

Genevieve Martin, Québec

concernant Edmond Vienneau, j'ai oublié de dire qu'il venait de Grande Anse, Noueau-Brunswick. Je suis Québecoise depuis ma naissance et retourner vivre à Montréal dans un an.

Monique Dubois-Roy, Sudbury

mon grand-oncle, Edmond Vienneau a combatu à Vimy. Blessé par des scharpnels aux poumoums, soigné en Angleterre. A vécu sereinement and activement jusqu'à l'âge de 101 ans. Il était extraordinaire. Il m'a donné son pantalon de guerre et sa trousse de couture. J'ai une photo de lui et de son frère, aussi survivant. Ils sont en habit d'armée mais je ne sais où la photo a été prise. Vers la fin de sa vie, dans un moment de délire un voisin l'a vu grimper sur ses comptoir parlant de la guerre.

Monique Dubois-Roy, Sudbury

Mon grand-père, alors âgé de 18 ans,s'est caché dans le bois de Ste-Julie, sur la Rive sud de Mtl, pour échapper à la conscription. Il n'est finalement pas allé se battre.

Marie-Soleil Pilette, Farnham

Théophile Roch Richard née le 1 février 1889 à participer à cette guerre, je ne l'es pas connue puisqu'il avait 63 ans quand ma mère est née. Nous avons pu conserver des médailles,une photo et une peinture de lui dans son uniforme. Il n'a jamais voulu parler de la guerre, il a toujours dit que gagner des médailles pour avoir tuer des gens n'était pas un mérite. Meme si mon grand-père était sergent, il a voulu se faire enterrer avec les simples soldats. Un grand homme qui a garder le silence sur ce qui a vécu. Je le partage aujourd'hui parce qu'il fait parti de l'histoire et je partage cette photo, parce qu'il y a peut-etre d'autre gens qui va reconaitre un membre de sa famille merci

Manon Desormeaux, Salaberry-de-valleyfield

Je suis le petit-fils d'un soldat de cette guerre. Mr Arthur Boulanger, de St-Pierre-de-Broughton, a quitté son domicile à l'âge de 16 ans par gout d'aventure. Son aventure l'a amené jusqu'à San Francisco pour reconstruire la ville après le séisme de 1906. Après une dizaine d'années passées aux USA, et après le déclenchement de cette guerre, probablement toujours par goût de l'aventure et surement aussi par patriotisme, il rentre au pays pour se porter volontaire dans le Corps expéditionnaire Canadien (CEC) dans le régiment Canadiens-Français et ont lui donne le matricule 417291 et on l'assigne à la Machine Gun Section. Il a combattu à la bataille de la Somme, dont Courcelette ou il fut gravement blessé à la jambe par un éclat d'obus le 24 septembre 1916. Il a passé, par la suite, près de de deux ans de convalescence dans les hôpitaux d'Angleterre avant son retour au pays en 1918. Il a contribué à l'effort de la reconnaissance des canadiens-français et il a toute mon admiration.

Jean-Marc Landry, Sherbrooke

mon grand-père,Xavier Coupé,français de naissance, vivant en Belgique à fait la guerre 14/18 en France,rare confidence de sa part:1) il faisait si froid dans les tranchées que l'on se battait entre nous, pour attraper au vol le crottin des chevaux pour nous réchauffer les mains. 2)Les allemands allaient venir chez lui pour prendre son chien berger, alors avant leur arrivée il a tiré une balle dans la tête du chien. Ils prenaient les chiens en Belgique les ramenaient en Allemagne pour leur attacher des bombes sur le dos et les renvoyaient en Belgique.

Mahaut Coupé-Lepage, Embrun

Mon grand-père Ernest Lauzon a paricipé à cette guerre, nous avons même un casque prussien ramassé sur un champ de bataille. Il a été privilégié car il conduisait un camion de la croix rouge et à probablement survécu grâce à cela, nous savons qu'il a survécu à une bataille grâce à sa gourde qu l'a protégée d'une balle. Il en parlait très peu. Nous avons peu de témoignages...

Danielle Lauzon, St-Donat

Son nom: Joseph-Henri Labelle. Il a quitté pour la guerre après la mort de son père. Son salaire fut toujours versé à sa mère. Il travailla pour l'aviation d'Angleterre puisque le Canada n'avait pas d'aviation à cette époque.Il avait un coeur d'or. Aimait toujours rendre service.

Richard Labelle, Laval

Pour ma part, mon arrière grand-père, Archibald Loring Tousley (matricule 132862) qui habitait Montréal s'est enrôlé le 2 octobre 1915. Il faisait parti du 73e Bataillon. Il a quitté pour l'Angleterre à partir d'Halifax à bord de l'Adriatic le 31 mars 1916 et est arrivé à Liverpool le 9 avril 1916. Il est malheureusement décédé (Killed in action) le 19 novembre 1916. Il a laissé dans le deuil sa femme Marguerite Laderoute ainsi que son jeune fils de 3 ans, Georges. Marguerite c'est ensuite remarié en 1918 avec Emile Duchesneau qui adopta mon grand père Georges et changea son nom de famille (Tousley) pour Duchesneau. Malheureusement, notre famille, malgré quelques recherches, n'avons toujours pas encore réussi à mettre la main sur des photos d'Archibald, en revanche, nous possédons son dossier militaire.

Danny Duchesneau, Montréal

Merci de témoigner, ma vie est la conséquence directe de la disparition d'un grand-père laissant dans le dénuement ma grand-mère avec une jeune enfant ma mère. Je n'ai malheureusement pas de photos à vous envoyer. Je voulais juste vous remercier. je suis farouchement antimilitariste et je pleure de voir les jeunes qui partent en Syrie, manipulés par les vendeurs d'armes qui exploitent habilement le désir de domination des belligérants de toutes nationalités ou religions. merci encore

Michèle Tilmant, Québec

Conscrit dans l'Armée française dans les premiers mois de la guerre, mon grand-père Joseph Boucley a vécu les premières tranchées, pour ensuite finir le conflit un camp de prisonniers en Allemange. Je n'ai pas de photos, seulement le souvenir d'une conversation vers 1968. Mais il en a pas mal raconté ce soir-là; même mon père n'avait jamais entendu ça, car comme les autres anciens combattants, il n'en parlait pas.

Pierre Boucley, Montréal

Bonjour, Tout d'abord, j'aimerais remercier Radio Canada de me donner l'opportunité de vous écrire quelques mots concernant le soldat Alfred Bélanger (oncle). À l'âge de 19 ans le 15 avril 1916, il est volontaire dans le corps expéditionnaire Canadien. Il s'engage à Rivière du Loup au sein du 189e Bataillon et s'entraine au Camp Valcartier. Le 23 septembre 1916 à bord du S.S. Lapland, il traverse l'Atlantique pour l'Angleterre. Le 20 avril 1917 soit quelques jours après la victoire Canadienne à Vimy il est versé au 22e bataillon Canadien Français qui a subi de lourdes pertes. Il a combattu jusqu'au jour de sa mort le 28 août 1918 à la bataille de Chérisy. Des 700 soldats du 22e bataillon ayant participé à l'assaut le 27 août, en fin de journée du 28 , il restait que 39 hommes valide et abrités dans des trous d'obus à quelques mètres de lignes ennemies . Voilà un résumé de l'histoire d'Alfred.

Daniel Bergeron, Trois-Rivières

Mon père a fait la grande guerre dans l'armée américaine. Il y avait émigré pour le travail et s'est engagé dans l'armée américaine. Il est revenu au Québec après la guerre s'est marié et a eu 8 enfants et deux femmes. Je suis son fils le plus jeune, il avait 67 ans à ma naissance. j'ai plusieurs documents et lotos. On peut en voir quelques unes ici : http://batmarn2.free.fr/joseph_gelinas.htm

François Gélinas, Montréal

Mon grand-père faisait partie de la Canadian Expeditionary Force et a participé à la bataille de la Somme. Il y a été blessé et est resté pendant 8 heures sur le champ de bataille avant de pouvoir être secouru. Il est revenu de la guerre, mais j'ai l'impression que lui aussi a été très discret au sujet de ce qu'il avait vécu. Il y a quelques années j'ai pu obtenir son dossier du Département des Vétérans. C'est un dossier très complet, environ 90 pages, et qui donne une image très claire de son cheminement. Je recommande fortement à tous ceux qui voudraient en savoir plus sur leurs grands-pères ou arrières-grands-pères de faire cette démarche.

PATRICIA DREW, ROSEMERE

Je voudrais contribuer q'en 2000 j'ai visiter Verdun et Tereisenstat,pour artistes et intellectuels de la 2ième guerre de concentration, je vous avous qu'à Verdun en sortant de l'automobile j'ai senti la guerre, la chair de chevaux pourrirent, cela m'a énormément ému, et encore. Ces choses là nous laissent jamais. Un merci au mort pour bonne voie. Hertel, Daniel Cournoyer

Daniel Cournoyer, Sorel