Les critiques fusent à la 2e rencontre de consultation du Conseil des écoles fransaskoises

La qualité du français au sein du CEF critiquée

Les lacunes liées à qualité du français ainsi qu'à la planification et l'organisation du Conseil des écoles fransaskoises (CEF) ont notamment été soulevées par la trentaine de participants à la deuxième rencontre de consultation du CEF qui se déroulait à Saskatoon mercredi soir.

Certains bons coups ont aussi été mentionnés pendant la soirée. Des parents ont notamment souligné la qualité des cours de sciences et des activités parascolaires.

Comme lors de la première rencontre qui a eu lieu mardi soir à Regina, les participants de Saskatoon, Vonda, Bellevue et Zenon Park ont déterminé plusieurs défis, 13 au total, à considérer dans le plan stratégique du CEF au cours des cinq prochaines années.

Défis liés au français

Plusieurs participants à la rencontre ont abordé la question de la qualité du français dans les écoles fransaskoises, qui, selon eux, a diminué.

Éric Lefol, dont les deux fils ont étudié dans des écoles fransaskoises, a avoué qu'il avait toujours pensé que la force des écoles du CEF résidait dans la qualité du français. Or, selon ses fils, il est de plus en plus difficile de faire la distinction entre les écoles fransaskoises et les écoles d'immersion.

Même son de cloche de la part de Félicité Nibogora, qui dit que le niveau de qualité de français de ses enfants s'est détérioré depuis qu'ils ont intégré les écoles du réseau fransaskois.

Planification et organisation

Par ailleurs, l'organisation tant des activités du CEF que de la rencontre de consultation elle-même a été critiquée pendant la soirée. Des parents de Bellevue ont affirmé qu'ils avaient été informés à la dernière minute de la rencontre et qu'ils auraient aimé avoir le temps de s'y préparer.

Des parents ont aussi critiqué l'organisation des activités parascolaires et la façon dont se déroule l'embauche des enseignants. Julie Vermette a souligné qu'elle aimerait que le calendrier des activités comme les Jeux du CEF et le bal des finissants soit mis à jour pour pouvoir mieux s'organiser.

Mme Vermette a aussi remarqué que l'embauche des enseignants se faisait à la dernière minute, en juillet ou en août, alors que l'embauche est faite en décembre dans d'autres divisions scolaires de la province. Ce manque de planification a certainement un impact sur la qualité de l'enseignement dans les écoles, croit-elle, car les écoles fransaskoises se retrouvent avec les derniers choix.

Réactions du CEF

Le directeur général désigné aux affaires du CEF, Ronald Ajavon, n'a pas accordé d'entrevue officielle à Radio-Canada, mais il s'est dit heureux que les participants à la rencontre aient pu s'exprimer.

La date limite pour participer au processus de consultation a été reportée. Ainsi, les parents ou les membres d'organismes communautaires fransaskois ont toujours la possibilité d'envoyer leurs commentaires par courriel.

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