Le pape François succède à Benoît XVI

Démission de Benoît XVI : les réactions sont partagées en Saskatchewan

Démission du pape : réactions variées en Saskatchewan

L'annonce de la démission du pape Benoît XVI crée de la surprise en Saskatchewan, mais plusieurs saluent l'humilité du pape et respectent sa décision.

Benoît XVI a annoncé que sa démission, qui prendra effet le 28 février prochain, était motivée par le fait qu'à 86 ans, il sentait que ses forces et son âge avancé n'étaient plus compatibles avec l'exercice de son ministère.

Un pape apprécié

L'abbé Peter Aman Cobbina est reconnaissant au pape de passer le relais avant que la tâche ne soit devenue trop difficile pour lui.

« Souvent, quand un pape ne peut pas bien fonctionner, ou bien faire son travail, souvent tout va ralentir autour du Vatican et dans l'Église », a expliqué l'abbé Cobbina, de la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens à Saskatoon.

Selon l'abbé Bernard de Margerie, Benoît XVI peut se féliciter d'avoir contribué à améliorer les relations entre l'Église catholique et d'autres religions.

« Il a été le premier à se rendre dans une mosquée musulmane, à aller prier. Lui, Allemand, je pense qu'il a été le premier pape à aller prier dans une synagogue allemande [malgré] toute [l'histoire] de la Shoah et de l'Holocauste », souligne l'abbé de Margerie, qui se dit toutefois déçu de l'attitude du pape en ce qui concerne la réconciliation et l'unité des chrétiens.

La question de la succession

Certains estiment que ce sera peut-être l'occasion pour l'Église catholique de nommer un prélat qui soit plus progressiste.

L'abbé André Poilièvre considère par exemple que Benoît XVI était trop attaché aux traditions et déconnecté de la réalité.

« Dans le sens d'être ouvert au monde. Comme la place des femmes dans l'Église. Cela n'a pas de sens. On vit dans un autre monde que celui du 18e siècle, où la femme était sans importance. Aujourd'hui la femme est égale à tous et à chacun, mais pas dans notre Église », explique l'abbé Poilièvre, qui affirme cependant qu'il ne se fait pas d'illusions au sujet du prochain pape.

Selon lui, les cardinaux en lice ont des mentalités conservatrices et ils ne devraient pas créer de grands changements au Vatican.