La Saskatchewan pourrait adopter une loi contre l’intimidation

L'intimidation en milieu scolaire (archives)

Le ministère de l'Éducation de la Saskatchewan recommandera bientôt à la province d'adopter une loi contre l'intimidation.

Le ministère n'a pas encore divulgué les détails de sa proposition, mais celle-ci suivra une révision des stratégies existantes dans d'autres juridictions canadiennes et d'autres pays.

Au cours de la dernière année, plusieurs provinces, dont l'Ontario et le Québec, ont adopté des lois contre l'intimidation.

Les Canadiens pour des règles afin de contrer l'intimidation

Les trois quarts des Canadiens souhaitent des lois plus sévères pour contrer l'intimidation chez les jeunes, selon un sondage mené auprès de 1008 personnes par la firme Ipsos Reid pour le compte de l'organisme Grands Frères et Grandes Sœurs du Canada.

Le sondage a été mené en ligne du 10 au 17 décembre 2012 à partir du panel en ligne d'Ipsos Reid. Si le sondage avait été fait avec un échantillon probabiliste et avait obtenu 1000 répondants, la marge d'erreur aurait été de ± 3,5 points de pourcentage.

Plus spécifiquement, 73 % des répondants au sondage qui étaient de la Saskatchewan et du Manitoba se sont prononcés en faveur d'un déploiement de plus d'efforts pour contrer l'intimidation dans leurs communautés.

Les réponses des Saskatchewanais ont été associées à celles des Manitobains pour ne former qu'un seul groupe.

De plus, 84 % des répondants saskatchewanais et manitobains sont pour l'adoption de lois plus musclées contre l'intimidation.

En outre, 63 % des personnes sondées dans ces deux provinces affirment avoir été victimes d'intimidation verbale ou physique, durant leur enfance ou leur adolescence.

Rôle important de la communauté scolaire

Selon Stéfan Delaquis, le doyen de la Faculté d'éducation de l'Université de Saint-Boniface, au Manitoba, des lois plus sévères contre l'intimidation ne sont pas nécessairement une panacée.

Il dit que la clé du succès est plutôt la collaboration de tous les membres de la communauté scolaire pour mieux encadrer les élèves.

« Des recherches démontrent clairement que les conduites délinquantes sont souvent associées à un faible niveau de lien entre les jeunes et les adultes du milieu scolaire, donc les relations entre les enseignants, les directions d'écoles et les élèves », explique le doyen. « Si ces dernières sont positives, on croit vraiment que les conduites délinquantes sont en baisse », ajoute-t-il.

Selon le sondage, 93 % des Saskatchewanais et des Manitobains croient que le personnel scolaire est responsable en partie de la prévention de l'intimidation.

En complément

Ailleurs sur le web Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes.

Saskatchewan en direct Afficher le fil complet

Facebook