C-38 : un mammouth au Parlement

Examens environnementaux : la Saskatchewan hériterait de plus de 700 dossiers abandonnés

Mine d'uranium Saskatchewan (archives) Mine d'uranium (archives)

Un porte-parole de Mines Alerte Canada, Jamie Kneen, soutient que le gouvernement saskatchewanais, les municipalités et les Premières nations devront s'acquitter de 764 évaluations environnementales de projets miniers et énergétiques mis de côté par Ottawa.

Avec l'adoption du projet de loi omnibus C-38 du gouvernement conservateur le printemps dernier, près de 3000 évaluations environnementales ne seront plus menées par le fédéral.

Ce projet de loi change notamment l'approche du gouvernement fédéral en matière d'évaluations environnementales qui se concentre maintenant sur les projets d'importance nationale et laisse aux provinces le soin de s'occuper de ceux plus modestes.

Ottawa prévoit se pencher sur sept grandes initiatives dans la province, surtout reliées à l'uranium et au diamant.

Toutefois, le gouvernement fédéral met de côté l'évaluation du projet hydroélectrique sur la rivière Fond-du-Lac dans le nord de la province, celle du projet de nouveaux puits de pétrole sur des terres de Premières Nations, de même que celle de l'expansion de la fosse à résidus de la mine d'uranium de Rabbit Lake.

« Agrandir la fosse à résidus de l'une de ces mines est un projet important et si ce n'est pas réalisé adéquatement, sans les examens nécessaires, ça pourrait mal tourner », soutient Jamie Kneen de Mines Alerte Canada.

Il ajoute que les gouvernements locaux doivent prendre le relais. « Ça veut dire que la province municipalités et les Premières nations devront faire ce qu'il faut et que les citoyens et les individus doivent être vraiment vigilants », dit-il.

La province n'a pas encore confirmé si elle prévoit reprendre les évaluations abandonnées par le gouvernement fédéral.