Le projet d'Arianne Phosphate reçoit l'appui des chambres de commerce

Le projet d'Arianne Phosphate reçoit l'appui des chambres de commerce

La Chambre de commerce du Saguenay voit la construction d'une mine d'apatite au lac à Paul, à 200 kilomètres au nord de Saguenay, comme un projet porteur d'espoir pendant une période économiquement difficile.

Lors de la dernière journée des travaux du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), jeudi, le milieu des affaires a donné son appui au projet d'Arianne Phosphate.

La directrice générale de la Chambre de commerce du Saguenay, Marie-Josée Morency, a rappelé devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) que le projet d'Arianne Phosphate est évalué à plus de 1 milliard de dollars et promet de créer des centaines d'emplois dans la région.

« Le Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui souffre depuis longtemps de la crise forestière et des variations de prix de l'aluminium, a besoin de cette diversification, dit-elle. Il y a quelques semaines, Statistique Canada annonçait que la région métropolitaine de Saguenay avait le taux de chômage le plus élevé au Canada, ce n'est pas peu dire. Nous avons besoin de ces emplois et avec ce projet, le promoteur nous assure une prospérité durable. »

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) va dans le même sens.

Le directeur stratégique et affaire, David Laureti, soutient que le projet d'Arianne Phosphate représente un tournant pour le Plan Nord du gouvernement du Québec.

« Si on veut voir des réalisations concrètes de ce Plan Nord, on doit créer un environnement d'affaires concurrentiel, on doit montrer au Québec qu'il est possible de faire des choses pour attirer des investissements. Le projet qui est présenté par Arianne Phosphate s'inscrit dans cette dynamique-là. »

Inquiétude des villégiateurs

Le trajet utilisé pour le transport du concentré d'apatite emprunterait des chemins forestiers existants entre la mine et Sainte-Rose-du-Nord.

Raymond Thellen, qui est propriétaire d'un chalet dans le secteur, s'inquiète du transport, qui se ferait 24 heures sur 24, cinq jours par semaine. « Lorsqu'on va arriver qui va passer tout près de chez nous, nous on perd tout », déplore-t-il.

De son côté, l'organisme environnemental Eurêko s'interroge sur les répercussions qu'aura un tel projet sur la faune et la flore.

« Les milieux humides constituent un écosystème d'une valeur écologique inestimable, affirme le directeur adjoint d'Eurêko, Simon Gagné. L'étude d'impact mentionne que la construction de la mine occasionnera la perte de 61 hectares d'habitats aquatiques, en d'autres termes, la disparition de cours d'eau et de lacs. »

Forestville veut accueillir l'apatite du lac à Paul

La mairesse de Forestville a également présenté un mémoire, jeudi, pendant les audiences publiques. Elle y réitère l'intérêt de la petite ville de la Côte-Nord pour le minerai extrait par Arianne Phosphate.

Forestville Forestville  Photo :  Evelyne Côté

Micheline Anctil estime que l'option de Forestville pour le transbordement de l'apatite n'a pas été évaluée à sa juste valeur.

« Nous venons demander à la commissaire que cette étude soit faite pour qu'on puisse vraiment avoir un état de comparaison, dont avec des connaissances, avec toutes une démarche rigoureuse, avec des critères pondérés et par la suite qu'Arianne puisse prendre sa décision, mais en comparant les options qui auront été étudiées de la même façon et avec les mêmes critères. » — 

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