Rio Tinto Alcan doit améliorer ses communications avec les riverains

Érosion des berges autour du lac Saint-Jean

L'amélioration des communications est au cœur des recommandations du rapport de développement durable portant sur le programme de protection des berges du lac Saint-Jean, réalisé par la chaire en écoconseil de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pour le compte de Rio Tinto Alcan (RTA).

Le rapport d'analyse est présenté comme un outil visant à alimenter la réflexion, au moment où s'amorcent les travaux devant mener à la reconduction du programme de stabilisation des berges qui arrive à échéance après 30 ans.

La chaire en écoconseil de l'UQAC fait dix recommandations, dont sept visent directement RTA et trois les riverains, les usagers du lac et les pouvoirs publics.

Le directeur de la chaire en écoconseil, Claude Villeneuve, note que la question des communications entre les usagers, un élément central d'une politique axée sur le développement durable, est l'élément qui ressort du rapport.

« C'est important que l'information parvienne et que les informations qui soutiennent la prise de décisions soient partagées par les gens, parce que quand on se parle, quand on est capable de se concerter, on est capable d'aller plus loin », souligne M. Villeneuve.

Le directeur de la chaire en écoconseil ajoute qu'il faut apprendre à concilier les usages en inventant, s'il le faut, de nouveaux mécanismes de concertation entre les usagers aux besoins divergents.

« Il ne faut pas dire que si tu ne veux pas avoir d'érosion, il faut fermer l'usine. Quelque part, c'est comment on peut avoir l'un et l'autre, et comment on peut considérer que la vision de l'autre, même si elle est basée sur un paradigme différent, est recevable quand même. » — Claude Villeneuve, directeur de la chaire en écoconseil

Le rapport est bien accueilli par l'association Riverains lac Saint-Jean 2000, qui aime l'idée de revoir la mécanique de négociation avec RTA, souvent critiquée. Son président, Claude Duchesne.

« Nous autres, on demande de clarifier un peu les droits, et d'essayer de gérer le lac différemment pour que les deux soient gagnants, rappelle le président de l'association, Claude Duchesne. On peut-tu gérer différemment ce lac-là? C'est ce qu'on dit Riverains lac Saint-Jean 2000. »

Toujours dans le but d'améliorer la communication entre les parties, le gouvernement est aussi appelé à s'attaquer à la confusion entourant la question des lois et de la réglementation qui encadrent la gestion du lac Saint-Jean.

Saguenay-Lac-Saint-Jean en direct Afficher le fil complet