Les agriculteurs craignent les effets du redoux

Le redoux a laissé les champs dénudés et sans protection contre le froid Le redoux a laissé les champs dénudés et sans protection contre le froid

Le dégel des derniers jours ne fait pas pester que les piétons et les amateurs de sports d'hiver : les agriculteurs ne voient pas ces événements météo d'un bon oeil.

La pluie et le temps doux ont fait fondre la couverture de neige à plusieurs endroits, notamment sur les terres agricoles, qui ne sont plus protégées par cet isolant naturel.

« Ça laisse les plants sans couverture, donc sans protection contre le froid. On peut se retrouver au printemps avec de la mortalité dans certaines zones. » — Pierre-Olivier Martel, agronome au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec

Les secteurs les plus touchés se retrouvent au sud du lac Saint-Jean, entre Hébertville et Saint-Bruno. Les productions les plus menacées : le fourrage, servant à nourrir les animaux, et les céréales. Mais il faudra attendre pour connaître l'impact réel de ce redoux.

« C'est vraiment du cas par cas. Au printemps, on va dans les champs et on déterre des plants pour vérifier jusqu'à quel point le plant est altéré. » — Pierre-Olivier Martel

Les bleuetières, particulièrement sensibles au gel et au dégel, devraient être à peu près épargnées parce qu'elles se trouvent plus au nord. Elles auront donc été moins touchées par la météo en montagne russe des derniers jours, même si, là encore, il faut attendre au printemps pour évaluer les impacts réels.

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